Search this site
607 résultats trouvés avec une recherche vide
- Une déclaration d’amour à la famille et à la mémoire de l’enfance.
Découvrez notre critique détaillée du film JUSTE UNE ILLUSION . Une déclaration d’amour à la famille et à la mémoire de l’enfance. JUSTE UNE ILLUSION ❤️❤️❤️❤️💛 Une déclaration d’amour à la famille et à la mémoire de l’enfance. Avec Juste une illusion , Olivier Nakache et Éric Toledano signent leur film le plus intime. Puisant dans leurs souvenirs, ils mêlent leurs enfances pour offrir un récit universel et profondément humain. Derrière la reconstitution des années 80, se dessine avant tout une déclaration d’amour à la famille, et plus particulièrement à la figure maternelle, véritable cœur émotionnel du film. Cette dimension intime irrigue chaque scène, portée par un casting remarquable. Camille Cottin y est tout simplement fabuleuse, incarnant une mère à la fois aimante, imparfaite, avec une justesse de tous les instants. Face à elle, Louis Garrel surprend à contre-emploi, dévoilant un sens du timing comique particulièrement efficace. Mais les véritables révélations restent les trois jeunes comédiens, d’une spontanéité et d’une sincérité désarmantes. Cette réussite tient aussi au talent indéniable du duo pour la direction d’acteurs. Tous semblent évoluer avec une liberté totale, donnant au film une impression de naturel presque troublante. Une fluidité renforcée par une écriture d’une grande précision : les dialogues, simples et justes, captent avec finesse les maladresses du quotidien, laissant autant de place aux silences qu’aux mots. Au-delà de l’intime, le film fonctionne comme une photographie des années 80, entre objets, musique, pop culture et contexte politique discret, recréant l’époque sans jamais tomber dans la nostalgie facile. Les clins d’œil cinématographiques et musicaux participent à l’immersion et traduisent comment cette génération s’est construite à travers les images et les chansons. Nakache et Toledano réussissent un mélange particulièrement subtil entre humour et émotion. Et c’est dans cet équilibre constant que le film trouve toute sa force. Les scènes comiques, souvent hilarantes et jubilatoires, naissent de situations du quotidien et de la justesse des personnages, tandis que les moments plus émouvants s’imposent avec pudeur, sans jamais forcer le trait. Le rire et l’émotion cohabitent ainsi avec une fluidité remarquable, se renforçant mutuellement. Mais là où le film touche encore plus profondément, c’est dans sa capacité à dépasser son cadre temporel. Au-delà des années 80, Juste une illusion parle avant tout du passage à l’âge adulte : des rêves que l’on se construit, des modèles que l’on idéalise, et du moment où la réalité vient doucement les fissurer. En ce sens, le film devient profondément universel. Peu importe que l’on ait connu ou non cette époque : chacun peut se reconnaître dans ces instants de bascule, ces désillusions, ces premières prises de conscience. Au final, Juste une illusion touche par sa sincérité et sa justesse. À la fois chronique intime, fresque générationnelle et récit d’apprentissage, cette comédie populaire à tout pour devenir culte. Le duo signe peut-être même leur meilleur film. Une œuvre chaleureuse, extrêmement drôle et profondément humaine, confirmant leur talent pour raconter l’intime avec une portée universelle. Partager
- Critique de ABOUT KIM SOHEE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ABOUT KIM SOHEE . ABOUT KIM SOHEE ❤️❤️❤️❤️ Ce film Coréen est basé sur un fait divers qui a bouleversé le pays et qui pour le coup m’a mis une jolie petite baffe… On y suit donc Kim Sohee, une étudiante, passionnée de danse, au caractère bien trempé et qui, en intégrant un stage, se verra pourtant broyée par un système ultra-libéral. Le film dresse un portrait glaçant de la société Coréenne où les libertés individuelles sont écrasées par l’aliénation au travail à laquelle sont soumis les citoyens. Que ce soit, dans le monde du travail, dans le milieu scolaire, la famille, c’est assez sidérant de voir la façon dont ils sont continuellement confrontés à un culte de la performance, à la compétition, et à la comparaison aux autres… Mais si le film est aussi fort, c’est surtout grâce à son écriture, qui nous offre presque deux films en un, avec deux point de vues différents, mais complémentaires, et rendant le message du film encore plus puissant. On passera ainsi, d’un drame social et d’un portrait humain, à un polar tout aussi passionnant. Par contre, on peut se questionner sur le nom du film pour les salles françaises : son titre original NEXT SOHEE prend tellement plus de sens… Ici, il n’y a aucune fioriture, et pourtant on sombre en même temps que l’héroïne. C’est d’une justesse et d’une subtilité qui impressionne. La mise en scène est très sobre, avec notamment très peu de passages musicaux mais qui viennent savamment souligner les propos du film. Un film sociétal implacable et qui laisse sans voix lors d’un dernier plan extrêmement fort de sens. Partager
- Vous ne le connaissez pas encore. Mais vous lui direz merci !
Découvrez notre critique détaillée du film LIFE OF CHUCK . Vous ne le connaissez pas encore. Mais vous lui direz merci ! LIFE OF CHUCK ❤️❤️❤️❤️💛 Vous ne le connaissez pas encore. Mais vous lui direz merci ! Comme beaucoup, j’ai découvert Mike Flanagan avec sa mini-série THE HAUNTING OF HILL HOUSE : un chef-d’œuvre mêlant film de fantômes et drame familial bouleversant. Il semblait donc logique qu’il se tourne un jour vers Stephen King, maître incontesté du mélange entre fantastique et émotion brute. Après les inégaux JESSIE et DOCTOR SLEEP, Flanagan frôle cette fois la perfection avec LIFE OF CHUCK. Le film s’ouvre dans un futur proche : internet a disparu, un effondrement écologique est en cours, et partout fleurit une étrange campagne publicitaire affichant : « 39 grandes années ! Merci Chuck ! » Impossible d’en dire plus car LIFE OF CHUCK est une expérience rare qu’il faut découvrir par soi-même. Ce film est un véritable puzzle narratif inversé. Le récit est construit à rebours et se déploie en trois chapitres. Le premier, étourdissant, commence… par la fin. Flanagan réussit à y déployer une vague émotionnelle d’une intensité folle en un temps record. Tout comme le reste du film, ça vient chercher des choses au plus profond de nous, tant le sujet est universel. On se surprend à se questionner sur le sens de notre vie, nos regrets et nos priorités avec une mélancolie qui traverse l’écran. Ne serait-ce que cette réflexion sur le calendrier cosmique qui laisse sans voix. Chaque acte enrichit le précédent. Le puzzle prend forme, et lorsqu’arrive le générique final, on n’a qu’une envie : recommencer le voyage. Ce film ne se regarde pas, il se ressent, il s’installe en nous. Flanagan joue avec les genres avec une aisance déconcertante. D’un drame intime à une séquence de danse digne de LA LA LAND , en passant par des touches de fantastique à la Stephen King. Tout est fluide, cohérent, et on se laisse emporter. Le film prend aussi des airs de film choral, tant les visages et les ambiances évoluent d’un acte à l’autre. On retrouve les habitués du réalisateur (Kate Siegel, Annalise Basso, Samantha Sloyan…) auxquels s’ajoutent des nouveaux visages, Tom Hiddleston en tête, qui livre peut-être ici le plus beau rôle de sa carrière. Et comment ne pas citer un Mark Hamill méconnaissable et bouleversant dans le rôle du grand-père protecteur et alcoolique. Même si son thème central peut sembler sombre, LIFE OF CHUCK n’est jamais pesant. Il est imprégné d’une légèreté lumineuse (certains parleront surement de naïveté) qui lui permet de développer une force introspective sur le spectateur. Flanagan touche le merveilleux du doigt, livrant une œuvre profondément humaine, presque métaphysique, et pourtant accessible. C’est une véritable ode à la vie, un film qui reste en nous, va murir avec le temps et pourrait bien devenir culte au fil des années. Partager
- Critique de THE WHALE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE WHALE . THE WHALE ❤️❤️❤️ Après six ans d’absence, Darren Aronofsky signe son retour et surtout celui de celui de Brendan Fraser en lui offrant un immense rôle, où il incarne un homme souffrant d’une obésité morbide, qui cherche à renouer le contact avec sa fille. Le film est l’adaptation d’une pièce de théâtre, et ça se ressent un peu avec ces longs dialogues et dont les personnages rentrent et sortent du cadre. De même, le fait qu’il ne soit pas écrit par le réalisateur, on perd un peu la patte du cinéaste (mis à part peut-être dans le dernier tiers). Alors même si c’est loin d’être mauvais (c’est même un mélo plutôt efficace), j’aurais aimé retrouver un peu plus ce qui me fait vibrer dans son cinéma. La mise est scène de ce huit clos est assez classique, mais il arrive tout de même à y installer une sensation d’oppression et de malaise, en jouant avec les décors, les sons et les cadres. La quasi-totalité du film se déroulant dans le salon, le format 4/3 amplifie le sentiment d’enfermement ressenti par le héros. Mais si le film est moins impressionnant que ce à quoi nous a habitué Aronofsky, ça lui permet de se concentrer sur la grande qualité du film : son jeu d’acteur. La prestation de Brendan est bouleversante, mais il est aidé par le reste du casting d’une justesse impressionnante. La relation père-fille qui s’installe entre les deux est très forte et aborde des thèmes assez durs. Mais là encore, globalement ça fonctionne très bien, il faut tout de même avouer que certains moments d’émotions manquent de finesse, à l’image du « BOULEVERSANT » sur l’affiche qui est écrit plus gros que le nom du film… Partager
- Une comédie qui fait mouche, et touche en plein cœur.
Découvrez notre critique détaillée du film NOUS, LES LEROY . Une comédie qui fait mouche, et touche en plein cœur. NOUS, LES LEROY ❤️❤️❤️❤️ Une comédie qui fait mouche, et touche en plein cœur. La comédie douce-amère est un genre que j’apprécie particulièrement, aussi bien au théâtre qu’au cinéma, mais il est rare de réussir à trouver le parfait équilibre entre comédie et drame. Et pour son premier film, Florent Bernard n'est pas loin de transformer son coup d’essai en coup de maitre. Le film a pour principal atout une écriture millimétrée. On rit beaucoup, grâce des dialogues d’une efficacité redoutable, aidé par un casting aux petits oignons. Le moindre second rôle est un pur délice. Que ce soit le dessinateur arrogant, le serveur lourdingue, ou le gendarme compatissant, c’est un vrai bonheur de voir des acteurs aussi investis pour nous faire rire, et ça fonctionne. Alors, oui, le film a par moment des allures de film à sketches, mais on lui pardonne volontiers vue le plaisir qu’il nous procure. Mais plus que de réussir à nous faire rire, le film arrive particulièrement à nous toucher, en abordant des thèmes comme le couple, le temps qui passe ou la famille. Le spectateur se retrouve forcément, à un moment ou un autre, concerné par les aventures de cette famille, avec certaines situations qui résonneront forcément. D’autant plus qu’il fait ça sans jamais forcer le trait et surtout grâce à un duo d’acteur qui sont au sommet de leur art. Ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vu livrer une aussi belle prestation. Une Charlotte Gainsbourg sur le fil et d’une justesse incroyable et un José Garcia, à contre-emploi du rôle de pitre, qui lui va souvent très bien, et auquel il nous a souvent habitué. Même les ados, ne sont pas de simple faire valoir et ont vraiment quelque chose à apporter au récit. Alors, oui, la mise en scène est assez classique, même si le film propose une ouverture qui a elle seule vaut le détour, mais le film réussit à nous faire vivre une valse d’émotions qui en font une excellente surprise de ce début d’année. Partager
- De la guimauve, mais fondante et réconfortante.
Découvrez notre critique détaillée du film RENTAL FAMILY . De la guimauve, mais fondante et réconfortante. RENTAL FAMILY ❤️❤️❤️ De la guimauve, mais fondante et réconfortante. Philip, acteur raté et solitaire, décroche un emploi pour le moins insolite à Tokyo : jouer des rôles de proches pour de parfaits inconnus. Un concept qui paraît improbable et pourtant bien réel au Japon. RENTAL FAMILY est un drame doux et profondément humaniste, qui explore la solitude et l’attachement à des relations factices. Chaque nouvelle rencontre agit comme un miroir pour Philip, qui se retrouve souvent confronté aux blessures et aux manques de ses « clients ». En s’immisçant dans la vie des autres pour les aider, les moments partagés et l’attachement qu’il développe finissent par déteindre sur lui, l’aidant peu à peu à aller mieux. Le film avance par petites vignettes, enchaînant les situations avec légèreté et tendresse, sans jamais sombrer dans le misérabilisme. On est naturellement touché par la relation qu’il noue avec une petite fille dont il devient le père de substitution. Mais l’arc le plus marquant reste sans doute sa rencontre avec un acteur vieillissant, hanté par l’oubli et la disparition. Le récit évoque aussi le poids du regard des autres dans la société japonaise, et cette nécessité de plaire à ses proches, quitte à leur mentir pour préserver les apparences. Porté par Brendan Fraser, lui-même marqué par une carrière cabossée et un retour inattendu, le film trouve une résonance particulière. L’acteur joue avec une grande pudeur et, aidé par sa carrure de gros nounours, dégage une empathie immédiate pour son personnage. Alors oui, ça n’invente rien, c’est plein de bons sentiments et la trajectoire reste assez prévisible. Mais ça fonctionne. Le bien-être que redécouvre Philip est contagieux. RENTAL FAMILY est un petit film feel-good, sans prétention, qui cherche simplement à faire du bien et « mission accomplie » : on en ressort le cœur gonflé et le sourire aux lèvres. Partager
- Voici mes films préférés de l'année 2025
Découvrez notre critique détaillée du film TOP FILMS 2025 . Voici mes films préférés de l'année 2025 TOP FILMS 2025 Voici mes films préférés de l'année 2025 Chaque année, le cinéma reste pour moi bien plus qu’un simple loisir. Et malgré la crise du box-office, ma fréquentation, elle, n’aura pas faibli. Si les grosses productions semblent lasser le public et décevoir, cette situation a aussi permis de laisser davantage de place à des films plus modestes et souvent plus audacieux. Cette année aura été particulièrement riche en propositions singulières, en récits intimes, politiques ou sensoriels, portés par des cinéastes qui continuent de croire que le grand écran est avant tout un vecteur d’émotion. Voici donc mon Top 10 , ces films qui m’ont le plus touché et qui me donnent envie, encore un peu plus, de partager mes coups de cœur pour que cet art ne disparaisse jamais. 10 - THE UGLY STEPSISTER Tout le monde connaît le conte de Cendrillon. Ce film fait le pari improbable de raconter l’histoire du point de vue de l’une des « vilaines » belles-sœurs. Une petite perle qui mêle satire sociale et body horror. Un choix radical, mais finalement bien plus proche du conte originel que de la version Disney. Le film reste malin, sans jamais trahir le message féministe qu’il véhicule. Il marque aussi par sa mise en scène audacieuse, riche en plans mémorables, et par la révélation Lea Myren, qui s’investit corps et âme dans une composition impressionnante. 9 - DOSSIER 137 Dominik Moll aborde le sujet sensible des violences policières sans manichéisme. Sans apporter de solution toute faite, il s’intéresse aux failles d’un système qui broie autant qu’il protège. Certes très didactique, le film met le pouvoir de l’image au cœur du film (aussi bien médias que réseaux sociaux.). Il fait ressentir les doutes et les incertitudes de son enquêtrice, portée par une Léa Drucker une nouvelle fois remarquable de justesse. 8 - L’ÉPREUVE DU FEU Une vraie surprise que je n’avais pas vu venir, tant son pitch ne m’attirait pas : Hugo, 19 ans, passe comme chaque été ses vacances dans une maison familiale sur une île. Mais cette fois, tout a changé : transformé physiquement, il voit débarquer Queen, sa première petite amie, une esthéticienne aux airs de cagole. Et pourtant, le film brille par son écriture et sa manière d’aborder le premier amour, le regard des autres et les préjugés. Il impressionne surtout par son casting qui est un vivier de jeunes talents. Je retiendrai particulièrement Ana Verderose, dont c’est le premier rôle, et qui est clairement ma révélation de l’année : elle crève l’écran par sa palette de jeu folle qui apporte énormément de profondeur à un personnage qui semble superficiel au premier abord. 7 - VALEUR SENTIMENTALE Dans ce nouveau film, Joachim Trier livre un récit familial sur les non-dits et les secrets de famille, à travers un père qui tente de renouer avec ses filles en tournant un film dans la maison familiale. La mise en scène millimétrée transforme la maison en personnage à part entière, tandis que le cinéma devient le miroir des traumatismes enfouis. Porté par un trio d’acteurs qui ne forcent jamais les émotions, le film bouleverse par sa justesse et sa sensibilité. Depuis sa découverte, il n’a cessé de résonner en moi et de grimper dans mon classement au fil des mois. 6 - JE SUIS TOUJOURS LA Une chronique familiale au cœur de la dictature brésilienne des années 70. Un film d’une puissance émotionnelle rare, dont la première partie, baignée d’amour et de scènes de vie, entre en contraste brutal avec un second acte sombre et tragique. La mise en scène joue constamment avec les émotions du spectateur, à travers le cadre, la lumière, la musique et le hors-champ. Mais c’est surtout le formidable portrait d’une femme forte et déterminée, incarnée par une immense Fernanda Torres. 5 - SIRAT S’il est si haut dans mon classement, c’est simplement parce qu’il aura été ma séance la plus marquante de l’année. Un film qui prend toute son ampleur en salle : une expérience sensorielle éprouvante, portée par une musique puissante, un travail sonore saisissant et des scènes chocs. Un film radical, mal aimable, qui m’a littéralement cloué à mon fauteuil et dont il m’a fallu de longues minutes pour me remettre après le générique de fin. 4 - LIFE OF CHUCK Adapté d’une nouvelle de Stephen King, cet ovni cinématographique en trois actes explore différents genres, reliés par une même chose : la poésie. Un film à découvrir en en sachant le moins possible, mais une chose est sûre, ce Chuck va vous bouleverser. Malgré un thème central sombre, c’est une œuvre profondément lumineuse, une ode à la vie qui interroge nos regrets, nos priorités et le sens de notre existence. Un film qui mûrit avec le temps et pourrait bien devenir culte. 3 - À BICYCLETTE ! Ce docu-fiction est un véritable bijou d’humanité. Un père demande à son meilleur ami de l’accompagner pour refaire le voyage à vélo qu’avait entrepris son fils avant de se suicider. La frontière entre scènes écrites et moments captés sur le vif est presque imperceptible : tout sonne juste et donne au film une puissance émotionnelle rare. Mais ne vous y trompez pas, même si le sujet est lourd et viendra inévitablement chercher vos larmes, il est souvent très drôle (et m’a même offert ma plus grande barre de rire de l’année). Car avant tout, c’est une formidable histoire d’amitié : de celles qui se construisent aussi bien sur les moments de rire, de philosophie ou de disputes. 2 - LEFT-HANDED GIRL Voici mon IMMENSE coup de cœur de 2025. Un drame lumineux, éclatant de couleurs et d’humanité. La mise en scène et la photographie somptueuses exploitent les lumières nocturnes pour nous plonger dans l’effervescence de la nuit urbaine de la Tapei. Shih-Ching Tsou explore les failles de ses personnages sans jamais les juger et crée un attachement profond, notamment grâce au regard porté sur la gamine, véritable cœur émotionnel du film. Le film nous interroge sur les traditions, l’émancipation des femmes et la place accordée aux hommes, culminant dans une scène de repas mémorable. Un film qui fait un bien fou, dans la lignée de LITTLE MISS SUNSHINE . 1 - UNE BATAILLE APRES L’AUTRE Paul Thomas Anderson signe ici sans doute son œuvre la plus accessible : une comédie noire et satirique sur l’Amérique contemporaine. Le film est d’une maitrise absolue. C’est formellement un sans-faute. Que ce soit par sa mise en scène, son montage, les cadres ou cette musique omniprésente, PTA installe une ambiance oppressante d’une efficacité redoutable. PTA mélange tension, chaos et beauté plastique, allant jusqu’à réinventer la poursuite automobile avec une scène déjà mythique. Et comment ne pas saluer Sean Penn, magistral, incarnant l’un des antagonistes les plus marquants de ces dernières années. Il est possédé par son personnage, à la fois magnétique, détestable et vulnérable… Partager
- Quand le plus grand festival de théâtre devient un décor de cinéma
Découvrez notre critique détaillée du film AVIGNON . Quand le plus grand festival de théâtre devient un décor de cinéma AVIGNON ❤️❤️❤️ Quand le plus grand festival de théâtre devient un décor de cinéma En tant que passionné du OFF, j’étais à la fois curieux et un peu inquiet à l’idée de découvrir cette comédie romantique se déroulant au célèbre Festival d’Avignon. Mais, bien que le film ne soit pas sans défauts, le résultat s’avère globalement concluant, et surtout, il retranscrit avec justesse ce qui fait l’âme de cet événement unique. Il faut dire que Johann Dionnet, dont c’est ici le premier long métrage, connaît bien le terrain. Il adapte son court métrage JE JOUE RODRIGUE, avec une affection communicative pour ce lieu qu’il fréquente depuis longtemps. On suit Stéphane, un comédien en mal de reconnaissance, qui rejoint Avignon avec sa troupe pour y jouer une pièce de boulevard. Sur place, il retrouve Fanny, tout juste auréolée d’un Molière, qui joue dans une grosse production du IN. Par un quiproquo, elle le prend pour Rodrigue, le héros du Cid . Pour la séduire, Stéphane laisse courir un mensonge qui pourrait bien le dépasser. Dionnet capte à merveille l’effervescence du OFF : les rues inondées d’affiches, les comédiens en parade, les distributions de flyers, la chasse au spectateur dans une économie parfois cruelle, les terrasses pleines à craquer, et les fameuses soirées, comme l’iconique tournoi de ping-pong du Théâtre des Béliers. C’est même un plaisir de croiser à l’écran des figures familières du festival, telles que Charlotte Matzneff ou Amaury de Crayencour. La mise en scène rend hommage à la ville, en particulier dans ses lumières nocturnes. On retiendra notamment cette scène du CID, joué de nuit sur le parvis du Palais des Papes, d’une beauté rare. Le film joue habilement sur les contrastes entre théâtre classique et boulevard, sans tomber dans le manichéisme. Malgré des clins d’œil aux clichés de chaque genre, le récit reste nuancé. Il arrive à questionner sur leur place respective et leur rapport au public, avec un point commun : l’investissement des artistes pour venir toucher le public. L’écriture offre même certaines répliques marquantes : "Si le bouche-à-bouche peut sauver une vie, à Avignon, le bouche à oreille peut sauver une pièce "… Il se dégage un véritable esprit de troupe. Les seconds rôles ont le temps d’exister, avec chacun leurs failles et leurs doutes, au point de faire un peu d’ombre à nos deux tourtereaux. Car même si l’alchimie fonctionne entre Stéphane et Fanny (Elisa Erka est même lumineuse), leur romance reste assez classique, et l’intrigue amoureuse manque de surprises. Ce schéma du « mensonge par amour » est prévisible, et l’on voit trop souvent venir les rebondissements. Mais malgré cette faiblesse, le côté feel-good prend le dessus, et le film devrait sans peine trouver son public. Quant à moi, il m’a surtout donné une furieuse envie de retourner à Avignon, là où le théâtre palpite à chaque coin de rue… Partager
- Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox
Découvrez notre critique détaillée du film DEADPOOL & WOLVERINE . Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox DEADPOOL & WOLVERINE ❤️❤️❤️ Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox Sans être fan de la licence, je dois tout de même avouer que j’ai plutôt passé un bon moment devant les deux premiers épisodes de la franchise. Mais quand j’ai appris que, pour le troisième opus, ils avaient décidé de faire revenir Wolverine, j’ai tout de suite été très inquiet. En effet, le personnage avait eu une porte de sortie exemplaire dans le fabuleux LOGAN, et j’y voyais surtout une façon pour Marvel de réactiver la machine à cash. Sauf que le film est bien plus malin que ça… Déjà, il respecte le film qui avait vu la fin de ce héros emblématique, avec une scène d’ouverture assez jubilatoire. Et je dois bien avouer que ce duo réunissant deux des héros les plus énervés de l’univers Marvel fonctionne à merveille. Les punchlines s’enchaînent et le film est souvent très drôle, même si parfois Deadpool est un peu lourd avec son humour très axé en dessous de la ceinture. De même, le film offre quelques scènes d’action à la violence jouissive, d’autant plus que le côté « numérique » du sang apporte un côté cartoon des plus efficaces. Le film brille aussi par son côté méta, et il vaut mieux être bien calé sur le sujet pour bien l’apprécier. Tout y passe : les films précédents, les séries, les comics, le côté puritain de Disney, la vie des acteurs… Et je dois bien avouer que j’ai parfois été largué par les multiples références. C’est souvent un régal de voir notre héros briser le quatrième mur pour nous rappeler les déboires du studio, suite à l’ère Thanos, et de la façon dont il s’est enlisé dans son multivers. Mais surtout, le film offre un bel hommage à la Fox et à ses anciens films, offrant même quelques moments très inspirés. Alors forcément, on a notre lot de caméos, mais ils sont bien plus utiles que dans cette purge de SPIDER-MAN – NO WAY HOME, et même s’ils ont une place assez limitée à l’écran, leurs présences racontent réellement quelque chose, et le film y gagne même une seconde lecture aussi intelligente que surprenante. Par contre, comme pour l’humour de Deadpool qui est parfois lassant, j’ai un peu eu l’impression que chaque caméo était ponctué d’un ralenti ou de ne pas le filmer de face histoire de faire languir le spectateur… Et le procédé devient vite fatiguant. Visuellement, ça alterne le bon et le moins bon, même si c’est plutôt dans la tranche haute de ce que nous propose le studio ces dernières années. Et même si les décors sont souvent désespérément vides, ça offre quelques beaux moments, à l’image du pouvoir de l’antagoniste qui est aussi impressionnant visuellement que son personnage est oubliable. Parce qu’encore une fois, ce n’est pas la méchante de l’histoire que l’on retiendra… Donc, même si j’ai l’impression de ne pas avoir eu toutes les références nécessaires et que le numéro de clown irrévérencieux finit par être épuisant, le film reste extrêmement fun et remplit son office de divertissement estival. Partager
- Critique de THE CREATOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE CREATOR . THE CREATOR ❤️❤️❤️❤️ Quel bonheur de découvrir un blockbuster de cette trempe !!! Alors que depuis plusieurs années on nous abreuve jusqu’à l’overdose de films de super-héros, de suites, de remakes, et autres adaptations, c’est devenu tellement rare de pouvoir découvrir une création originale. Et surtout quand elle a de telle qualités, je suis prêt à lui pardonner tous ses défauts. Alors oui, le film s’inspire de grands classiques du genre. On y retrouve du BLADE RUNNER, du TERMINATOR, LES FILS DE L’HOMME, voir même APPOCALYPSE NOW, mais s’il y a bien une chose qui va mettre tout le monde d’accord, c’est la qualité visuelle du film. D’autant plus que Gareth Edwards fait le choix judicieux de tourner principalement son film en décors naturels en limitant les fonds verts. Et le rendu final est bluffant car les effets spéciaux sont incrustés avec un réalisme qui n’est pas sans rappeler DISTICT 9. Car la grande force du film est clairement le monde qu’il nous propose. Et même s’il multiplie à outrance les référence cinématographiques et littéraires, il réussit à nous proposer un univers qui lui est propre. Il y a une vraie cohérence visuelle et c’est un régal de découvrir ce mélange d’univers cyberpunk à la culture asiatique. Ça foisonne de détails et le design général est éblouissant, que ce soit les décors, les robots, les machines, on en prend plein les yeux et le film met à l’amende un bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. D’autant plus que le film n’a coûté que 80 millions de dollars, là où des MI7, FAST X et autre INDY 5 dépassaient les 300 millions (Pire, THE CREATOR n’a coûté que 10 millions de plus que le dernier ASTÉRIX !!!). Bref, c’est du très grand spectacle, extrêmement généreux et on ne s’ennuie pas une seconde. Le film prend souvent des airs de film de guerre (le Vietnam n’est jamais loin) et propose des scènes de guerre épiques et impressionnantes. Alors, oui tout n’est pas parfait, notamment un scénario finalement assez classique et prévisible par moment. D’autant plus que le film est tellement généreux en termes d’action, ce qui fait qu’il manque de profondeur. J’aurai aimé qu’il questionne plus sur la place de l’IA (car là c’est un poil manichéen…) ou bien s’attarde sur la relation entre les deux personnages. De même, il use, voir abuse, de deus ex machina, ce qui pourra en frustrer certains. Mais peu importe, le principal pour moi, c’est clairement le spectacle proposé, et même si ses défauts l’empêcheront certainement de devenir culte, c’est un vrai bonheur de pouvoir voir un proposition comme celle-ci qui tranche radicalement avec ce qu’Hollywood a tendance à nous livrer jusqu’à l’overdose depuis un certain temps… Bref, non content de nous avoir offert, de TRÈS loin, le meilleur Star Wars avec ROGUE ONE, Gareth Edwards nous livre ici un des films de SF les plus impressionnants de ces dernières années… Partager
- Une avalanche d’idées, de gags et de situations absurdes, poussée jusqu’à l’excès.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle BIGRE Une avalanche d’idées, de gags et de situations absurdes, poussée jusqu’à l’excès. BIGRE ❤️❤️❤️ Une avalanche d’idées, de gags et de situations absurdes, poussée jusqu’à l’excès. Ce qui marque d’abord dans Bigre , c’est son inventivité foisonnante, presque sans frein, qui fait basculer le spectacle dans une comédie burlesque totalement déjantée. La pièce assume un humour totalement barré et un théâtre de l’absurde clairement revendiqué, où l’excès devient un véritable moteur comique. Elle fait le choix radical du tout-muet, transformant l’ensemble en une sorte de dessin animé vivant, où les corps, les gestes et les situations remplacent entièrement la parole. On suit trois personnages vivant dans des chambres voisines, qui vont enchaîner des situations toujours plus absurdes, dans une mécanique de catastrophes et de délires qui ne semble connaître aucune limite. Mais cette proposition très particulière demande une véritable adhésion du spectateur : si l’on est hermétique à cet humour absurde et à cette forme de burlesque poussé à l’extrême, l’expérience peut rapidement devenir une véritable épreuve , tant le spectacle assume pleinement son parti pris. La mise en scène impressionne par sa capacité à exploiter à 100 % des décors impressionnants, véritables terrains de jeu pour les comédiens. On assiste à une succession de scènes millimétrées et chorégraphiées, où chaque geste semble calculé avec une précision redoutable . L’énergie comique qui se dégage de cette mécanique est indéniable. Mais même si j’ai souvent ri très franchement devant cette débauche d’idées et de situations, j’ai toutefois ressenti que, sur la longueur, une forme de trop-plein finissait par s’installer . À force d’accumuler les effets et les délires, le spectacle m’a parfois perdu en chemin, provoquant quelques décrochages et une forme de lassitude. Derrière cette comédie totalement débridée se cache pourtant une dimension plus profonde : celle d’une métaphore sur la solitude moderne . Ces trois personnages, pourtant voisins et proches physiquement, apparaissent comme des êtres incapables de réellement communiquer. Et au milieu de ce chaos burlesque surgissent parfois des moments de tendresse et d’humanité , qui donnent au spectacle une profondeur inattendue. Au final, Bigre est une proposition radicale, généreuse et assumée , qui enchaîne les folies avec une imagination débordante. Une expérience théâtrale singulière, souvent brillante dans son inventivité, mais dont l’excès permanent peut finir par provoquer une certaine saturation. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Critique VIENNE 1913 LES PRÉMISSES DU PIRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle VIENNE 1913 LES PRÉMISSES DU PIRE VIENNE 1913 LES PRÉMISSES DU PIRE ❤️❤️❤️ D'un côté, un jeune homme de 20 ans, assis sur un banc, frustré d'avoir échoué à l'entrée de l'école des Beaux Arts. Son nom : Adolf Hitler. De l'autre un jeune aristocrate qui suit une thérapie auprès de Freud, pour travailler sur sa haine des juifs. Deux trajectoires parallèles qui vont finir par se percuter. Sur scène neuf comédiens alterneront une vingtaine de personnages. Un casting de haut vol, mais on retiendra surtout Oscar Clark qui réussit à ne pas tomber dans la caricature, tout en étant saisissant dans ses accès de colère. La scénographie très soignée apporte un côté baroque à l'ensemble et lui donne des ères d'opéra. Avec ses lumières bleues ainsi que les deux chanteuses lyriques et surtout cette musicienne interprétant des morceaux en live à l'aide de verres en cristal. Un spectacle historique et musical, dont la montée de l'extrémisme actuel fera certainement écho... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF













