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- Vous risquez de mourir de rire
Découvrez notre critique détaillée du spectacle L’HOMME ET LE PÊCHEUR Vous risquez de mourir de rire L’HOMME ET LE PÊCHEUR ❤️❤️❤️❤️ Vous risquez de mourir de rire Au centre de la scène, comme simple élément de décor : un ponton. Dessus, nous découvrons un mystérieux pêcheur … dont la canne ne possède pas de fil. Un homme arrive, une corde au cou au bout de laquelle se trouve une pierre : il est résolu à se donner la mort. J’avais découvert la compagnie Teatro Picaro il y a quelques années L a fuite , qui avait été une belle surprise. J’étais donc curieux de découvrir ce nouveau spectacle. Et même si L’Homme et le Pêcheur est radicalement différent, il partage avec L a fuite un point commun essentiel : la qualité de l’écriture. Nous sommes ici face à une pièce surréaliste, une fable mêlant tragédie, comédie et poésie. L’humour noir y est subtil, précis et chaque réplique fait mouche. Les dialogues, pleins de jeux de mots savoureux, prennent encore plus de relief grâce au jeu des comédiens. Le suicidaire, tendre et maladroit, évoque un clown Auguste bouleversant d’humanité. En face de lui, le pêcheur incarne un clown blanc cynique, pince-sans-rire et profondément énigmatique. La pièce se permet deux interludes dont l’absurdité rivalise avec un humour dévastateur. On savoure également la façon malicieuse dont les comédiens taquinent le quatrième mur, sans jamais le briser vraiment. Mais au-delà du rire (et croyez-moi, le pari est largement gagné), l’écriture nous interroge avec finesse sur notre rapport à la mort, au désir, à la frustration. Bref, un voyage onirique où se mêlent poésie et comédie, pour le plus grand plaisir du public. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- YOUR NAME : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film YOUR NAME . YOUR NAME ❤️❤️❤️❤️💛 Parce que le cinéma, c’est aussi l’animation. Et alors que les standards d’aujourd’hui sont devenus les œuvres en image de synthèse, je vais plutôt m’attarder sur un film d’animation traditionnel. Et dans ce domaine, les japonais ont toujours été les rois. J’aurais pu choisir la facilité et vous parler de n’importe quel film de Miyazaki, qui reste le maître incontesté, mais même si il a pris sa retraite, je vais vous montrer que la relève est bien là. Je ne vais pas m’étendre sur l’histoire, qui est une des grandes forces de YOUR NAME, pour vous laisser la surprise. Sachez juste que c’est une histoire d’amour dont le romantisme n’a d’égal que l’originalité. Le scénario va prendre son temps pour poser ses bases et va même sembler assez classique dans sa première partie, mais quand il prendra son envol ça sera pour aller loin… très loin… Il s’avèrera même assez profond et complexe à suivre, mais quelle originalité, quelle fraicheur !!! Ça joue continuellement avec les ruptures de ton : le rire, la tension, les larmes… Très loin des standards occidentaux, ce qui rendra l’histoire encore plus magique. Et formellement, rien à dire. L’animation, comme les décors, sont un enchantement pour les yeux, le tout souligné par une BO somptueuse. Le souci du détail et une mise en scène très cinématographique enfonce le clou et font parfois oublier qu’on est devant un simple manga. La découverte de cet animé avait été un véritable enchantement pour moi, d’autant plus que je ne l’avais pas vu venir. Partager
- THE GOES WRONG SHOW: critique et avis | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique de la série THE GOES WRONG SHOW THE GOES WRONG SHOW ❤️❤️❤️💛 Besoin de rire en ces temps de confinement ? THE GOES WRONG SHOW est LA série qu’il vous faut !!! Et si, comme moi, vous êtes un amoureux de théâtre, c’est un vrai cadeau de noël avant l’heure. C’est tout simplement ma barre de rire de l’année (voir même plus…) La série est composée de six épisodes indépendants de trente minutes qui ne laisseront aucun répit à vos zygomatiques. A chaque épisode, le metteur en scène va vous présenter la pièce qui va être jouée par sa troupe de bras cassés (à noter qu’on a bien affaire à du théâtre car le show est tourné en temps réel face à un vrai public). A chaque fois la troupe s’attaquera à un genre différent (Romance d’époque, thriller de guerre, horreur…), et à notre grand bonheur, rien ne va… Que ce soit le jeu des acteurs, les décors qui s’effondrent, les ratés de la régie, les accessoires manquants, c’est un vrai désastre. Ce n’est qu’une succession de catastrophes et les artistes feront leur possible pour amener la pièce à son terme. Ce qui impressionne le plus dans ce joli bordel, c’est sa précision. Le travail sur la mise en scène et les décors forcent le respect, tout est millimétré et chorégraphié afin chaque gaffes s’enchainent et en amènent une nouvelle. Impressionnant cette débauche de professionnalisme pour nous faire croire à un si grand amateurisme… Bien sûr, toutes ces péripéties amèneront des scènes burlesques (on notera la performance des acteurs au niveau des cascades), voire carrément ridicules, ou le comique de situation et l’humour british font des merveilles et enchaineront les fous rires du public. Bref à machine à faire rire… JUBILATOIRE… Partager
- MEMORIES OF MURDER : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film MEMORIES OF MURDER . MEMORIES OF MURDER ❤️❤️❤️❤️❤️ Bong Joon Ho a connu la consécration auprès du grand public grâce à PARASITE, pourtant il n’avait pas attendu ce film pour pondre des chefs d’œuvre. La qualité de sa filmographie est d’ailleurs impressionnante. MEMORIES OF MURDER est celui qui m’avait permis de découvrir ce réalisateur qui est devenu un de mes préférés. On y suit la traque de ce qui est considéré en Corée du Sud comme le premier serial killer du pays. C’est un immense polar, mais on est très loin des standards hollywoodiens et le réalisateur se concentre énormément sur l’évolution de ses personnages et dresse un constat sidérant de l’amateurisme de leurs méthodes qui ont fait de cette chasse à l’homme un véritable fiasco. Comme toujours chez lui, l’écriture est exemplaire et il créer des ruptures de tons impressionnantes. On bascule régulièrement du thriller sombre, à la comédie burlesque et cynique, tout en réussissant à parfois être déchirant, mais aussi une critique saisissante de son pays dans les années 80. Le mélange des genres est extrêmement précis et fonctionne à merveille. Sa mise en scène est exemplaire, Bong Joon Ho a un réel sens du cadre avec notamment une très bonne gestion des arrières plans. La photographie a beau être poisseuse, certains plans sont vraiment magnifiques et ça fourmille de détails, jusqu’à une dernière scène pleine de sens, qui interroge le spectateur et reste gravé en mémoire… Partager
- Un solo de batterie pour un torrent d’émotions.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle UNE VIE SUR MESURE Un solo de batterie pour un torrent d’émotions. UNE VIE SUR MESURE ❤️❤️❤️❤️❤️ Un solo de batterie pour un torrent d’émotions. Quand je pense ça fait 10 ans que j'entends parler de ce spectacle en bien et que n'ai jamais tenté l'expérience!!! Parce que, clairement, ce spectacle est plus qu'une œuvre théâtrale, c'est une véritable baffe d'émotions . Un jeune autiste va nous faire découvrir sa passion : la batterie. Et comme on peut s'y attendre, musicalement ça envoie du lourd... du très lourd... En entrant, j'étais un peu inquiet car je savais que le rôle était initialement interpreté par son auteur, Cédric Chapuis. Mais non content de nous bluffer par son talent de musicien, Pierre Martin impressionne encore plus par sa performance d'acteur. Il incarne ce jeune attardé avec une énorme justesse. Un personnage complètement en décalage avec le monde qui l'entoure , mais aussi incarné par la musique. Il nous fait vibrer d'émotions au rythme de sa batterie. Il nous fait rire, souvent, parfois même aux larmes... les mêmes larmes qu'il réussit à venir aussi nous arracher sur des moments d'émotions. Un spectacle tendre, touchant, extrêmement drôle, intelligemment écrit et bien sûr cette musique folle. Un ensemble qui nous fait comprendre, comme ce public qui s'est levé d'une seule voix, qu'on a assisté à un moment rare de théâtre : un chef d'œuvre en tout point de vue . Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Au-delà de la prouesse physique, un hymne à la force et à la résilience des femmes
Découvrez notre critique détaillée du spectacle YONGOYELY Au-delà de la prouesse physique, un hymne à la force et à la résilience des femmes YONGOYELY ❤️❤️❤️💛 Au-delà de la prouesse physique, un hymne à la force et à la résilience des femmes Le Festival OFF ne se limite pas au théâtre. Le spectacle vivant, c’est aussi du cirque, et le festival accueille une nouvelle fois le cirque social guinéen Circus Baobab avec son nouveau spectacle Yongoyely . Après Yé ! (L’Eau) , la troupe revient avec une proposition qui mêle une nouvelle fois acrobatie, danse et chant dans une prestation souvent spectaculaire . Comme dans leur précédent spectacle, Circus Baobab ne se contente pas d’enchaîner les prouesses physiques. Derrière ce show d'accrobaties se trouve un véritable propos, porté notamment par les témoignages en voix off de ces femmes qui évoquent la condition féminine en Afrique et les combats qu’elles doivent mener au quotidien, notament contre l'excision. Un discours qui donne une dimension profondément humaine au spectacle. Mais ce qui frappe immédiatement reste évidemment la virtuosité des acrobates . Les bouteilles d’eau qui étaient au centre de Yé ! (L’Eau) laissent ici place à des parpaings et de longues tiges de bois, nouveaux éléments de jeu qui viennent enrichir les tableaux proposés. La troupe met continuellement en avant les femmes : six artistes féminines sont sur scène, accompagnées de trois hommes, et toutes impressionnent par leur force, leur agilité et leur engagement physique. De nombreux passages reposent sur des portées spectaculaires , où les femmes sont souvent les piliers de ces pyramides humaines, défiant les lois de l’équilibre. Le spectacle enchaîne ainsi des figures impressionnantes, provoquant régulièrement un silence profond dans la salle lorsque les artistes semblent tenir dans des positions aussi belles que précaires. Ces instants suspendus témoignent d’une maîtrise technique remarquable et d’une confiance totale entre les membres de la troupe. Si l’on reste bluffé par les performances et l’énergie déployée, j’ai toutefois ressenti quelques baisses de rythme. Certains moments de transition ou de pause viennent casser l’élan du spectacle et empêchent parfois l’ensemble de conserver la même intensité du début à la fin. Yongoyely reste néanmoins une belle démonstration de la force du cirque comme langage universel : un art où les corps racontent autant qu’ils impressionnent, et où l’acrobatie devient un moyen de porter une voix. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Un huis clos poignant sur le poids des décisions.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX Un huis clos poignant sur le poids des décisions. LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX ❤️❤️❤️❤️ Un huis clos poignant sur le poids des décisions. Sur scène, deux femmes dans un hall d’hôpital : l’une attend des nouvelles de son mari, l’autre de son fils… Le début du spectacle m’a un peu dérouté. J’ai eu l’impression d’assister à deux seules-en-scène traitant d’un même thème : deux femmes face à une attente insoutenable, s’interrogeant sur les choix qui les ont menées jusqu’ici. Et puis, peu à peu, ces destins parallèles commencent à se rapprocher. Les comédiennes vont endosser tous les rôles pour nous livrer des fragments de vies passées. Le décor, d’un minimalisme assumé – quelques chaises, des néons, un jeu de lumière subtil – laisse toute la place à la force du texte et à la puissance du jeu. Les souvenirs s’entrelacent à des monologues intimes, nous confrontant à cette question vertigineuse : Et si ? Et si l’on avait fait un autre choix ? Peut-on vraiment échapper à son destin ? L’écriture est d’une qualité rare. À la fois sensible, précise, profonde, elle vient toucher quelque chose d’universel en nous. Culpabilité, responsabilité, poids des décisions, résilience : tout est là. Le texte joue avec nos émotions, les déstabilise, bascule d’un instant d’humour à une réplique qui claque comme une gifle. On s’attache intensément à ces deux femmes, oscillant entre tendresse, doute et rage. Les comédiennes sont remarquables. Elles passent d’un personnage à l’autre avec une fluidité désarmante et nous font croire en chaque personnage grâce à la justesse des émotions qu’elles dégagent. LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX est un spectacle intense, bouleversant, qui monte en puissance jusqu’à un dernier acte qui vous coupe le souffle. J’en suis ressorti sonné… mais profondément touché. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- LA DERNIÈRE LETTRE critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA DERNIÈRE LETTRE LA DERNIÈRE LETTRE ❤️❤️❤️💛 Au Texas, Anna apprend la condamnation de l'assassin de sa femme, quand une inconnue vient lui apporter une lettre écrite par ce dernier... Évidemment, ce courrier viendra chambouler la vie d'Anna, mais même si la pièce est un drame intime, on sera aussi face à un thriller juridique plein de rebondissements, rendant l'ensemble très addictif. La pièce abordera des thèmes comme la résilience, le pardon ou encore la peine de mort. Et elle aurait facilement pu glisser dans la caricature bien pensante sans la qualité de son texte. Au contraire, elle nous interroge. On sent que l'écriture est documentée et ça ne bascule jamais dans la facilité d'imposer ses propos. Même si la pièce prend partie sur ses différents sujets elle le fait avec intelligence en pesant chaque fois le pour et le contre, à l'aide de ses personnages aux avis opposés. D'autant plus que comme souvent avec les pièces de qualité, le casting est à la hauteur. Noemie De Lattre en femme déchirée et en plein doute, Marie Bunel touchante comme jamais ou bien Grégory Corre qu'on adore détester dans son rôle d'avocat aux dents longues... Mais celle qui m'a réellement scotché, c'est une nouvelle fois Mathilde Moulinat. Après m'avoir éblouie dans "Pigments" en 2019, elle prouve une nouvelle fois son talent dans un rôle d'avocate qui monte en puissance au fil du spectacle pour au final mettre tout le monde d'accord : on a affaire à une grande actrice. On notera aussi cette musique marquante, qui souligne parfaitement les émotions. Bref, le OFF 2021 m'a encore offert un très bon spectacle, nécessaire, qui vu son sujet fera sûrement débat, mais traité avec intelligence et justesse. Une pièce qui interpelle inévitablement le spectateur et que je ne peux que vous recommander. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- THE OLD OAK : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film THE OLD OAK . THE OLD OAK ❤️❤️❤️ Un village anglais va voir son quotidien bouleversé par l'arrivée de réfugiés Syriens. TJ, gérant du Pub local va se lier d'amitié avec Yara, une jeune photographe Syrienne, et ensemble, et vont tenter d'unifier ces deux communautés que tout semble opposer. J'aime particulièrement le cinéma de Ken Loach, qui réussit régulièrement à s'emparer de sujets de société graves et en y apportant un humanisme qui parvient à toucher le spectateur. Mais avec THE OLD OAK, même si c'est parfois le cas, je ne peux m'empêcher de penser que son film tombe dans la facilité. Il a pour lui ses deux personnages principaux dont la relation qui s'installe fonctionne à merveille, les rendant attachants. Il y a beaucoup d'espoir et un message de tolérance qui se dégage du film, mais ça manque terriblement de surprise et le film va finalement là où on l’attend. Mais surtout, j'attendais plus de profondeur dans les propos abordés car le résultat semble parfois un peu naïf, ne faisant qu’effleurer la complexité de son sujet… C'est même assez manichéen, avec ces réfugiés et les gens qui leurs viennent en aide, tous bien gentils, face aux méchants racistes, et le film aurait clairement gagné à être plus nuancé pour faire passer son message. Mais quand il se concentre sur l’humain, et les sentiments de ses personnages, il faut avouer que ça sonne particulièrement juste et arrive à être bouleversant. Après, même si c’est en dessous de ce à quoi le réalisateur nous a habitué, il n’en reste pas moins une œuvre empreinte de solidarité, qui met en avant la force du collectif, et avec un esprit feelgood qui fait du bien, ce qui est déjà pas mal… Partager
- Une saison qui va alterner le chaud et le froid…
Découvrez notre critique du film QUAND VIENT L’AUTOMNE . Une saison qui va alterner le chaud et le froid… QUAND VIENT L’AUTOMNE ❤️❤️💛 Une saison qui va alterner le chaud et le froid… Michelle, une grand-mère sans histoire, vit paisiblement sa retraite dans un village bourguignon avec son amie Marie-Claude, dont le fils est en prison. Elle attend avec impatience son petit-fils qui doit venir pour les vacances de la Toussaint, mais rien ne va se passer comme prévu… Je ne peux pas en dire plus sur l’histoire, car le film est long à démarrer… voire très long... Alors oui, la lenteur de cette première partie est justifiée par le sentiment de solitude de notre héroïne, dont le réalisateur filme admirablement la routine, mais cela ne m’a pas empêché de m’ennuyer un peu. Le film alterne les genres, passant d’un drame empreint d’humour noir au thriller. La partie dramatique du film est d’ailleurs la plus intéressante, avec un flou moral et une zone grise qu’on aurait aimé voir davantage approfondie. Le réalisateur nous propose le portrait d’une femme mélancolique, à la fois touchant et ambigu, offrant ainsi un rôle en or à Hélène Vincent. Elle est accompagnée d’une très bonne Josiane Balasko, mais il manque tout de même quelque chose pour que leur duo emporte totalement le spectateur. Malheureusement, le personnage de Vincent, voyou au grand cœur, est assez caricatural. Ozon joue avec le spectateur en usant habilement des non-dits, des sous-entendus et des ellipses temporelles judicieuses. Le spectateur cherche donc à combler ces vides et à se faire sa propre opinion. Mais là aussi, même si un réel suspense s’installe quant aux motivations des personnages, plusieurs facilités et incohérences viennent quelque peu gâcher le tableau. Au final, à trop vouloir s’éparpiller dans les genres, comme dans les thèmes abordés, rien ne prend réellement. Et même s’il n’est pas dénué de qualités, on a finalement affaire à un film mineur dans la filmographie du réalisateur… Partager
- Une enquête sombre servie par un humour noir d’une redoutable efficacité.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle L'AFFAIRE PETIOT Une enquête sombre servie par un humour noir d’une redoutable efficacité. L'AFFAIRE PETIOT ❤️❤️❤️💛 Une enquête sombre servie par un humour noir d’une redoutable efficacité. La pièce nous plonge dans l’une des plus grandes enquêtes policières françaises avec une efficacité redoutable, en abordant cette affaire criminelle comme un véritable terrain de jeu théâtral. Il y a dans L’Affaire Petiot une vraie dimension de comédie policière, presque celle d’un faux journal d’investigation mis en scène en direct, où l’humour surgit régulièrement au cœur même de l’horreur des faits . Cet humour noir, souvent très bien dosé, fonctionne comme une respiration indispensable : il ne vient jamais gommer la gravité du propos, mais au contraire la rend encore plus saisissante en créant un contraste permanent entre le rire et le malaise. La scénographie constitue l’un des grands atouts du spectacle , avec ses décors mobiles qui permettent des transitions rapides et fluides, donnant presque une impression de montage cinématographique. On passe d’un lieu à l’autre sans rupture, comme si l’enquête se construisait en temps réel sous nos yeux. Cette dynamique est renforcée par un travail sonore et lumineux particulièrement immersif, qui installe une tension continue et une ambiance oppressante, presque hypnotique. Le rythme du spectacle est soutenu de bout en bout, porté par un véritable esprit de troupe cher à la mise en scène de Charlotte Matzneff , qui donne à l’ensemble une énergie débordante, presque fiévreuse. La pièce repose également sur un casting d’une grande justesse, mais ce sont surtout les personnages du commissaire Massu et de son jeune adjoint Barona qui s’imposent comme le cœur du récit. Leur duo constitue sans doute la véritable colonne vertébrale émotionnelle du spectacle . Romain Lagarde incarne le commissaire avec une autorité naturelle. Il impressionne par sa présence scénique, son charisme et sa puissance vocale . Il m’avait déjà bluffé dans Marius mis en scène par Jean-Philippe Daguerre, et confirme ici une intensité de jeu toujours aussi bluffante. Son jeune adjoint, Borona, est interprété par Balthazar Gouzou avec une fraîcheur et une justesse qui évitent tout cliché du jeune policier naïf ou maladroit : il apporte au contraire une fragilité et une humanité essentielles à l’équilibre du duo. Ensemble, les deux comédiens construisent une relation qui évolue subtilement, entre admiration, tension, complicité et désillusion. C’est sans doute là que réside la plus grande réussite du spectacle : parvenir à toucher le spectateur à travers ce lien humain, malgré un ton globalement léger, parfois burlesque, qui traverse l’ensemble. Le seul véritable bémol, pour moi, concerne la musique jouée en live , qui m’a laissé une impression assez artificielle, ajoutant une couche superflue à un dispositif déjà très riche. Malgré cela, la pièce reste une proposition très efficace, portée par une mise en scène inventive et un vrai sens du récit vivant, qui réussit à transformer une affaire criminelle glaçante en expérience théâtrale haletante. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- WOK'N WOLL critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle WOK'N WOLL WOK'N WOLL ❤️❤️❤️💛 Le public se retrouve face à deux virtuoses musiciens. Car soyons clairs, l'un accompagné de son piano, l'autre de son violon, musicalement, la prestation qui s'offre à nos oreilles, c'est du grand art. Comme le titre du spectacle l'indique, on aura le droit à un grand mélange de styles, passant de la musique classique, au rock, en passant par le rap, le flamenco ou encore la musique celtique... Et quoi de plus fédérateur que la musique pour attraper un public ? Peut être l'humour... Et ça nos deux artistes l'ont bien compris, car on rit énormément. Et ceci avec très peu de dialogues, principalement par le biais de leurs joutes musicales, leurs mimiques et ce côté burlesque qui rend le spectacle si universel. On rit, on chante, on exulte même quand ils se mettent à jouer des morceaux improbables comme Highway to hell d'ACDC. Leur but est de nous faire passer un grand moment de divertissement : la mission est réussi haut la main. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF













