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- Cinq femmes, une rencontre, un combat partagé.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle COMME ON BRÛLE ENCORE COMME ON BRÛLE ENCORE ❤️❤️❤️ Cinq femmes, une rencontre, un combat partagé. Le Grand Pavois - 18h45 Lors d’une soirée où l’une d’elles célèbre les 20 ans de sa séparation avec son mari, cinq femmes se rencontrent et sympathisent. Très vite, elles découvrent qu’elles partagent un point commun : toutes ont, à un moment ou à un autre de leur vie, été confrontées à la violence des hommes. De cette prise de conscience naît une idée : monter ensemble un spectacle pour raconter ce qu’elles ont vécu. La pièce dénonce le sexisme, le harcèlement, la violence conjugale, et même le viol. Mais le message ne se veut pas manichéen : il ne s’agit pas de dire que tous les hommes sont violents, mais de montrer que toutes les femmes, elles, sont confrontées à ces violences, sous une forme ou une autre. Les scènes s’enchaînent avec rythme et inventivité, mêlant théâtre, chant et danse. Le choix audacieux est fait d'aborder ces thèmes graves avec humour et légèreté. Un humour satirique, corrosif, dont le décalage devient une véritable arme contre le patriarcat. Certains moments fonctionnent peut-être moins bien (peut-être est-ce lié à mon regard d’homme), mais le spectacle devient particulièrement percutant lorsqu’il retourne les stéréotypes. Les chansons, aux paroles détournées avec intelligence, prolongent les scènes en soulignant l’absurdité du quotidien des femmes ou en renversant les clichés. Mais ce sont surtout les témoignages qui marquent durablement. Portés par des monologues puissants, joués avec une grande justesse, ils constituent la force émotionnelle du spectacle. Chaque récit est poignant, sincère, et se conclut souvent par une chorégraphie qui vient magnifier l’émotion exprimée. Partager
- Critique DEUX FRÈRES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle DEUX FRÈRES DEUX FRÈRES ❤️❤️❤️❤️ Alors que le public prend place, il est interpellé par deux comédiens qui accueille avec une bonne humeur communicative qui se transformera par un partage en chanson. Sur scène, deux frères qui vont nous raconter leur jeunesse à travers divers souvenirs. Les meilleurs moments, mais surtout ceux qu'on aurait tendance à vouloir laisser dans le placard. Car la pièce aborde le sujet tabou de la maltraitance infantile subie par l'aîné sous l'œil impuissant de son petit frère. Le thème est abordé avec énormément de justesse d'autant plus que la complicité entre les deux personnages est flagrante. Même si le sujet lourd prend souvent aux tripes, la bonne humeur et l'amour qui les unis l'emportent souvent sur le drame. Au point que notre cerveau ne se pose plus de question : on a bien deux frangins face à nous, tant ils semblent en harmonie. Et pourtant, même si on sent que certains éléments sentent le vécu, ce n'est pas une autobiographie. Ce qui rend encore plus impressionnante la puissance du message véhiculée (le monologue de fin est un veritable uppercut...). Ils nous proposent un spectacle doux amer d'une rare intelligence, qui résonnera longtemps dans ma tête. Ils maîtrisent parfaitement leur sujet et permettent ainsi de briser un sujet encore bien trop tabou. Mais surtout, ils m'ont donné envie de prendre mon frère dans mes bras et de lui dire je t'aime... Partager
- Critique LES MALES HEUREUX – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES MALES HEUREUX LES MALES HEUREUX ❤️❤️❤️💛 Je ne suis pas peu fier que l'équipe m'ait fait confiance pour réaliser leur décor Surtout quand je vois le travail qu'ils ont réalisé C'est souvent très drôle, parfois touchant, toujours vivant et avant tout c'est un hymne à l'amitié entre mec Forcément on se retrouve un peu dans les situations de ces personnages tous différents, avec leurs côté attachants et leurs travers qui parfois les font rire, parfois les irritent, mais dont l'amitié fini toujours par les réunir Partager
- Un cri de justice, un souffle de mémoire
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE PROCÈS D’UNE VIE LE PROCÈS D’UNE VIE ❤️❤️❤️❤️ Un cri de justice, un souffle de mémoire Théâtre des Gémeaux - 16h30 Dès les premières minutes, le public est plongé dans une assemblée générale féminine, évoquant le Manifeste des 343. Les voix de ces femmes interpellent les spectateurs, comme pour rappeler que, même si le combat semble gagné aujourd’hui, les droits ne sont jamais acquis. Il suffirait d’une crise pour rebattre les cartes. Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte en 1971. Aidée par plusieurs femmes, elle se fait avorter, ce qui les conduira toutes au tribunal. C’est là que Gisèle Halimi transforme le procès en un plaidoyer en faveur de la légalisation de l’avortement et du droit des femmes. La pièce retrace leur histoire jusqu’au procès historique de Bobigny. La mise en scène de Barbara Lamballais est sobre. Avec quelques chaises, des lumières tranchées et un banc, l’espace scénique devient tour à tour tribunal, salon militant et station de métro. En fond de scène, des miroirs fragmentent l’espace, reflètent les corps, évoquant la surveillance, la honte, mais aussi le courage de se regarder en face. On ne peut parler de cette pièce sans saluer la distribution exceptionnelle. Les comédiennes (accompagnées d’un homme) incarnent tour à tour avocates, accusées, mères, juges, militantes, jeunes filles en colère. Leur interprétation est juste, tendue, et nous révolte face aux événements, nous donnant envie de nous lever pour rejoindre leur combat. Mention spéciale à Maud Forget, bouleversante d’intériorité contenue dans la peau de la jeune accusée. Ce qui frappe, au-delà de la qualité artistique, c’est la force émotionnelle et politique de ce spectacle. Les spectateurs sont saisis par le destin de ces femmes, et l’on entend régulièrement des reniflements épars dans la salle. LE PROCÈS D’UNE VIE est un hommage vibrant, un devoir de mémoire pour celles qui ont eu le courage de crier haut et fort qu’elles se sont fait avorter, au risque de poursuites pénales. Partager
- Critique BIEN AU DESSUS DU SILENCE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle BIEN AU DESSUS DU SILENCE BIEN AU DESSUS DU SILENCE ❤️❤️❤️ Je suis allé voir ce spectacle intrigué par le projet, car on a affaire ici à de la poésie théâtralisée. Mais même on ne suit pas réellement une histoire, le choix judicieux des textes fait en sorte que ça raconte tout de même quelque chose. Car quel que soit l'époque d'où sont tirés les dizaines de poèmes, ils résonneront énormément avec notre société actuelle, en abordant des thèmes comme la misère, le racisme, le sexisme, la résistance... Et si le tout fonctionne aussi bien, c'est en grande partie grâce aux cinqs comédiens dont le jeu transcende les textes et dégage énormément d'humanité de l'ensemble. On notera aussi les quelques chorégraphies d'une puissance rare mettant un point d'orgue à cet ovni théâtral, pour le bonheur des amateurs de poésie. Et à en voir les applaudissements et une partie du public debout, ils étaient nombreux aujourd'hui... Partager
- Quand la parole libère les plaisirs enfouis.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle AVEC PLAISIRS AVEC PLAISIRS ❤️❤️❤️💛 Quand la parole libère les plaisirs enfouis. Théâtre Artéphile - 10h30 Paul et Julie s’installent face au public. On comprend très vite qu’ils sont, comme nous, de simples spectateurs venus assister au même spectacle que nous. Une mise en abyme habile, qui nous invite à nous projeter en eux, puis, peu à peu, dans les autres protagonistes. Les deux comédiens vont ainsi incarner tour à tour les quatre couples de la pièce. Des couples qui tentent de sauver leur relation par la psychanalyse. L’amour s’est fissuré au fil du temps, à mesure que les masques sont tombés. Ils croyaient se connaître, mais découvrent chez l’autre, et en eux-mêmes, des facettes inattendues qu’il va falloir apprivoiser, voire accepter. Le texte aborde sans détour le désir et la sexualité, avec une parole décomplexée mais jamais vulgaire. Ce que les personnages taisaient jusque-là, même à eux-mêmes, finit par éclore dans des dialogues d’une grande justesse, portés par un jeu tout en nuances. Sandie Masson et Benoît Giros insufflent à leurs rôles une authenticité qui vient nous toucher, notamment à travers des silences chargés d’émotion. Ils nous font souvent rire, mais surtout, ils parviennent à rendre leurs personnages profondément touchants, sans jamais verser dans le pathos. Les spectateurs peuvent aisément s’identifier à l’une ou l’autre des situations traversées par ces quatre couples aux visages multiples. En choisissant de ne pas se limiter à une seule histoire, la pièce esquisse une véritable étude du couple, explorant avec finesse la complexité du désir, des non-dits, des tabous et du manque de communication. La mise en scène, volontairement sobre, recentre l’attention sur le texte et le jeu des acteurs. Les lumières, quant à elles, viennent souligner les émotions, marquer les transitions et accompagner les changements de registre. Et si, finalement, le véritable amour consistait à se mettre à nu et que l’autre nous accepte dans notre entièreté… Partager
- Critique de JOKER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film JOKER . JOKER ❤️❤️❤️❤️❤️ Donc voici le film qui fera certainement beaucoup de bruit aux prochains oscars. Car Joker est clairement un film qui marquera l’histoire du cinéma et dont on parlera encore dans de nombreuses années. Pourtant, à la base j’étais vraiment septique et je ne voyais pas l’intérêt du projet. Car passer après Nicholson et surtout Ledger me semblait TRES compliqué et surtout le personnage devait se remettre de la purge récente qu’a été « Suicide Squad » avec la prestation « douteuse » de Leto. D’autant plus qu’en général, faire une origine story d’un personnage aussi emblématique a souvent tendance à le démystifier. Mais Joker réussi à éviter tous ces pièges et à en faire une œuvre majeur en surprenant son public et en ne le brossant pas dans le sens du poil. Déjà, NON ce n’est pas un énième film de superhéros. Ici, il n’est jamais question de superpouvoir et de combats dantesques et même si il se base sur un comic book populaire, le film se veut ultra réaliste. Même si l’ombre de Batman flotte sur le film, il n’est pas utile d’être un familier de cet univers pour l’apprécier. On a finalement affaire à un grand drame psychologique nous montrant comment un personnage affublé d’un handicap mental va basculer dans la folie à force de discrimination, du rejet des autres et de la société. Et même si le film se passe dans les années 80, il fait souvent écho à notre actualité. Le film emprunte d’ailleurs beaucoup plus à des films comme « Taxi Driver » et « La valse des pantins » qu’aux films de super héros. La présence de Robert De Niro, héros des deux films cités, n’est d’ailleurs pas anodine tant le film s’en inspire. Pour en revenir à la prestation de Joaquin Phoenix, elle est complètement folle (oui, je sais, c’est facile…) et lui tracera surement un chemin vers les oscars (où il devra certainement batailler avec Bard Pitt pour son « Ad Astra »). Rien que sa transformation physique pour le rôle force le respect. Jamais il ne cherche à singer les anciennes apparitions cinématographiques du personnage. Il apporte une humanité troublante au Joker le rendant à la fois particulièrement glaçant et attachant. Un attachement qui sera souvent dérangeant car il n’excuse en rien les agissements du Joker et ses pétages de plombs, même si il aide à comprendre son basculement. Car le film aurait facilement pu tomber dans le piège d’en faire un anti-héros, mais on a bien affaire ici à un psychopathe en devenir. Pour parfaire le tout, le film nous offre des plans somptueux qui s’impriment dans la rétine, grâce à une photographie magnifique alternant des colorimétries froides qui deviennent de plus en plus criardes au fur et à mesure que le Joker prend le dessus. Et puis cette BO magnifique aussi anxiogène que poétique qui enfonce le clou. Bref ma grande baffe de la rentrée, à l’image de la réaction d’un spectateur derrière moi à l’arrivée du générique « WHAOU !!! » Partager
- Le cinéma s’invite chez Corneille
Découvrez notre critique détaillée du spectacle L’ILLUSION COMIQUE L’ILLUSION COMIQUE ❤️❤️❤️❤️ Le cinéma s’invite chez Corneille Théâtre de l'Oulle - 10h00 Il y a quelques jours, je découvrais le Collectif l’Émeute et leur JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD , et ils m’avaient bluffé par l’énergie et la modernité qu’ils insufflaient à Marivaux. J’étais donc très curieux de voir ce qu’ils feraient d’un autre monument du théâtre classique : L’ILLUSION COMIQUE de Corneille. Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour que je sois conquis. Dès l’entrée en salle, l’univers du cinéma s’impose. Deux ouvreuses déambulent parmi les spectateurs, vendant leurs confiseries comme au bon vieux temps des salles obscures. Car si Corneille proposait déjà une mise en abyme en plaçant le théâtre dans le théâtre, Frédéric Cherboeuf choisit ici d’y substituer le cinéma, et ce détournement fonctionne à merveille. En tant qu’amateur du 7e art, j’ai été instantanément séduit. Le cinéma est partout, dans une mise en scène qui redouble d’inventivité. Sans trop en dévoiler, le spectacle joue brillamment avec les codes du grand écran, jusqu’à transformer le plateau en véritable studio de tournage. La pièce prend parfois des airs de comédie musicale, grâce à l’intégration d’interludes musicaux et de chants en alexandrins interprétés en live. Cela donne une nouvelle dimension au texte, en intensifiant le rythme et en soulignant la musicalité propre au texte de Corneille. Et pourtant… je l’avoue : les pièces en vers ne sont pas mon terrain de jeu favori. Elles me demandent souvent un effort de concentration pour en « traduire » le sens. Mais ici, ma fascination pour ce qui se passait sur scène a tout surpassé. Il faut dire que les comédiens débordent d’énergie et jouent avec finesse sur tous les registres (tragédie, comédie, farce). Ils parviennent à apporter une modernité, parfois même une sensualité inattendue, au texte original, sans jamais le trahir. Cette lecture moderne de L’ILLUSION COMIQUE enrichit la métaphore du spectacle dans le spectacle, tout en rendant un vibrant hommage au cinéma. Décidément, en une semaine, le Collectif l’Émeute n’a cessé de m’impressionner et est devenu une troupe dont je vais suivre attentivement le travail… Partager
- L’histoire d’une femme qui aime jusqu’à la folie
Découvrez notre critique détaillée du spectacle MA FOUDRE MA FOUDRE ❤️❤️❤️💛 L’histoire d’une femme qui aime jusqu’à la folie 11.Avignon - 19h40 Olive est une jeune femme atteinte de psychose érotomane : persuadée que son ostéopathe, Simon, est amoureux d’elle, elle bâtit un univers obsessionnel dans lequel chaque geste, mot ou silence devient une preuve de cet amour fantasmé. J’avais découvert le travail de Laura Mariani avec LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU qui avait marqué mon OFF. Elle poursuit ici son travail les trouble psychiques et la différence. La pièce s’ouvre sur une scène de fête où le jeu des comédiens, d’un naturel saisissant, nous permet de nous identifier très vite aux personnages. Puis, lentement, le réel se fissure. L’histoire glisse dans un entre-deux troublant, le monde réel et celui qui habite Olive. La scénographie ingénieuse offre deux espace scéniques distincts. L’avant-scène représentant les scènes réalistes du quotidien, où l’entourage d’Olive sera confronté à sa folie. L’arrière-scène surélevée, représente son espace mental, ses fantasmes et hallucinations. Des panneaux translucides seront le symbole de cette réalité brouillée dans l’esprit du personnage. La mise en scène joue brillamment sur les glissements entre réel et imaginaire : scènes dialoguées hyperréalistes alternent avec des séquences hallucinées, parfois musicales, parfois poétiques, donnant corps à la psychose d’Olive. La musique jouée en direct, incarnation spectrale de la figure paternelle, intensifie la tension émotionnelle et devient peu à peu un personnage à part entière. Les sept comédiens portent le texte avec une justesse remarquable. Mais je retiendrai surtout Odile Lavie, dans le rôle d’Olive, dont l’interprétation fragile et intense donne au personnage une complexité bouleversante. MA FOUDRE fascine autant qu’elle dérange. Elle parle de la folie sans juger, mêle le malaise à la poésie, et nous emporte dans un vertige où l’amour devient orage. Partager
- Ou le pouvoir incontrôlable des réseaux sociaux…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle MICHELLE, DOIT-ON T’EN VOULOIR D’AVOIR FAIT UN SELFIE À AUSCHWITZ ? MICHELLE, DOIT-ON T’EN VOULOIR D’AVOIR FAIT UN SELFIE À AUSCHWITZ ? ❤️❤️❤️❤️ Ou le pouvoir incontrôlable des réseaux sociaux… Alors que le public s'installe, Michelle est déjà sur scène, dans sa chambre à écouter de la musique. Une ado qui partira bientôt en voyage scolaire à Auschwitz, où elle prendra ce fameux selfie qui déclenchera une vague de haine sur les réseaux sociaux… Alors coupable ? La pièce montrera les faits du point de vue des jeunes, mais ne prendra pas pour autant parti et fait le choix de ne pas juger son personnage, laissant le public se forger son avis. La jeune compagnie Nandi va redoubler d'énergie pour incarner l'insouciance de ses ados et de leurs avatars qui les représentent sur la toile. Car bien plus que le selfie en question, c’est l’addiction aux réseaux sociaux qui est le centre du débat, ainsi que la puissance qu’ils ont acquis dans le monde actuel… En effet, quand il montre ces élèves et les professeurs qui les accompagnent, l’auteur nous pointe aussi du doigt (moi le premier, qui tape cet avis qui sera bientôt diffusé sur internet…). Les messages sur les réseaux seront incarnés par les acteurs, plutôt que de tomber dans la facilité de la simple projection sur écran. Ce qui apporte parfois un côté comique aux échanges des ados, mais qui devient aussi des plus oppressants lorsque l'engrenage se met en marche avec un effet boule de neige incontrôlable. La pièce alterne ainsi les ruptures de ton, alternant la comédie, la réflexion, voir l’effroi… La scénographie propose un décor sobre et épuré, axé sur des balançoires, comme pour nous rappeler que ces ados sont encore des enfants… Là encore, les smartphones auront une place centrale, devenant parfois la seule source d’éclairage de la scène. La mise en scène offre des moments assez inspirés, au point de réussir à rendre la découverte du camp de la mort saisissante, sans jamais le montrer. La musique aura aussi une véritable importance, avec notamment des scènes chorégraphiées à l’efficacité redoutable et apportant chacune une ambiance particulière à des moments phares de ce fait divers. La compagnie Nandi nous offre un spectacle aussi original que marquant. On voudrait même que ça aille plus loin, mais la pièce n'est pas là pour apporter des réponses, mais plutôt pour interroger le public sur ce fait divers. En règle générale, la troupe fait justement un bord de scène pour débattre du sujet, mais ici on est au OFF, lieu où nous n'avons déjà pas le temps d'applaudir les artistes qui nous offrent de telles propositions… Alors, doit-on en vouloir à Michelle ? Je vous incite vivement à aller vous faire votre opinion en découvrant la pièce. Partager
- Critique de (500) JOURS ENSEMBLE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film (500) JOURS ENSEMBLE . (500) JOURS ENSEMBLE ❤️❤️❤️❤️💛 Tom est bercé par les comédies musicales et les chansons d’amour et croit en l’amour fou qu’elles véhiculent. Il va rencontrer Summer qui, elle, ne croit pas du tout en l’amour. Le film va nous raconter 500 jours de cette rencontre. Voici donc ma comédie romantique préférée (même plus qu’un QUAND HARRY RENCONTRE SALLY). Je ne suis pas un grand fan du genre, même si c’est la deuxième fois que j’aborde le genre dans ce calendrier. En effet, c’est extrêmement codifié, avec les mêmes clichés et j’ai souvent l’impression qu’elles se ressemblent toutes. Un couple va se rencontrer, s’aimer, se détester, se retrouver et un grand discours final fera qu’ils tomberont dans les bras l’un de l’autre… parce que c’est beauuuuuuu l’amour… Mais ici, comme avec IL ETAIT TEMPS il y a quelques jours, c’est bien plus que ça. Déjà, comme nous l’explique la voix off au début dès la première scène « Ce n’est pas une histoire d’amour ». Et en ce sens, le film va énormément jouer avec les codes et renouveler le genre. C’est bourré d’idées, ça transpire le cinéma et utilise de nombreuses figures de styles, mais qui apportent toujours quelque chose au récit et au développement des personnages. Comme par exemple ce passage de comédie musicale qui peut sembler folle, mais en dit beaucoup sur le ressenti du héros. Le montage est décousu, on va nous raconter les 500 jours de cette rencontre avec des allers-retours incessants, qui ne perdront jamais le spectateur tout en approfondissant le propos. Je revois régulièrement ce film, et à chaque fois ma vision évolue, notamment sur ce que je pense des personnages. D’autant plus qu’on a le point de vue du héros, ce qui fait que notre jugement est biaisé. Mais pour développer, il faudrait que je rentre dans les détails mais je préfère vous laisser découvrir cette petite pépite. Partager
- Critique de UNE SÉPARATION – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film UNE SÉPARATION . UNE SÉPARATION ❤️❤️❤️❤️💛 Voici le film qui m’a fait découvrir le cinéma Iranien, qui me surprend de plus en plus, mais surtout un immense réalisateur Asghar Farhadi. Il fait partie de ces artistes, dont le simple nom sur une affiche suffit à me faire déplacer dans une salle obscure. Comme souvent dans ses films on retrouve des thèmes qui lui sont chers, la famille, les non-dits, le respect des anciens, les classes sociales, le mensonge, le poids de la religion, mais aussi un état des lieux de la société Iranienne. Ce que j’apprécie chez lui, c’est qu’il apporte toujours un soin particulier à l’écriture de ses personnages et l’écriture des dialogues. Lorsque son couple est sur le point de se séparer, Nager engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Un incident se produit et va entrainer les deux couples dans une spirale infernale. Le spectateur va voir ces deux couples s’affronter, se déchirer, et essayera de démêler le vrai du faux. L’écriture est magistrale et rebattra régulièrement les cartes. Car une des forces du film est de réussir constamment à nous faire douter et notre avis changera continuellement sur les protagonistes… Farhadi a clairement un don pour ce qui est de traiter de la psychologie de ses personnages. Il n’est jamais manichéen et ne les juge jamais, en essayant au contraire de nous faire comprendre leurs actes. Ce qui fait que même si on est parfois choqués par leurs décisions, on a finalement énormément d’attachement et de compassion pour ces quatre protagonistes. D’autant plus que c’est un directeur d’acteur hors normes. Chacun est au diapason, jusqu’au moindre second rôle : que ce soit les deux gamines ou même le grand père qui sans un mot de tout le film réussit à nous arracher des émotions. Sans aucun pathos, ni surjeu, les acteurs arrivent à nous nouer le bide tellement ils se retrouvent dans des situations qui semblent inextricables. Le film est très bavard, mais chaque dialogue, chaque scène a sa place et approfondit un peu plus le propos, jusqu’au moindre silence ou regard qui en disent tellement long. Difficile de rester de marbre devant ce drame intense, où on se sent aussi impuissant que les gamines, jusqu’à un plan final grandiose, aussi puissant qu’ingénieux, qui laisse le spectateur abasourdi. Partager














