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  • BADINE critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BADINE BADINE ❤️❤️❤️ Badine est certainement un des plus grands classiques d’Alfred Musset. Une grande tragédie au texte magnifique sur un triangle amoureux. Salomé Villiers a eu la brillante idée de transposer la pièce dans les années 1950 et ça fonctionne à merveille. On est émerveillé par le décor, les costumes, ou les lumières. Cela amène un côté onirique à l’ensemble créant un contraste avec le côté profondément tragique de l’œuvre. Mais c’est surtout le choix d’incorporer des chansons qui ravi le spectateur intensifiant la fraicheur et la poésie qui survole le spectacle. Et si les chansons sont des standards des fifties, on y retrouvera bien des paroles tirées des œuvres de Musset, et on sera envouté par la voix de Milena Marinelli, dans le rôle de la naïve Rosette. Elle arrive ainsi, sans dénaturer les propos de la pièce, à offrir une modernité à la pièce la rendant accessible au plus grand nombre et permettant aux non-initiés de découvrir l’univers de Musset et la beauté de ses textes. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • COUP DE SIFFLET critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle COUP DE SIFFLET COUP DE SIFFLET ❤️❤️❤️💛 Cette pièce fait incontestablement partie de ces spectacles que tu découvres dans une petite salle et qui pourtant n'ont pas à rougir de la comparaison avec de plus grosses productions. Et ceci, entre autres, grâce à son écriture maitrisée. On a affaire à un polar noir, où une femme débarque dans un commissariat pour porter plainte. La mise en scène ingénieuse nous fera voyager entre la déposition de cette femme et l'histoire qu'elle nous raconte. On est captivé par l'histoire de ce huit clos, où cette femme, sous l'emprise de son mari, s'émancipera dans ce monde d'après-guerre patriarcal. La pièce commence avec une surprenante légèreté et pourtant la tension montera crescendo pour finalement aborder un thème bien plus sombre et profond. L'intrigue et l'évolution des personnages sont très bien menées. Les comédiens incarnent parfaitement leurs rôles et nous immergent dans une ambiance très Hitchcockienne. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • CONCERTO POUR DEUX CLOWNS critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CONCERTO POUR DEUX CLOWNS CONCERTO POUR DEUX CLOWNS ❤️❤️❤️❤️ Le festival OFF, c’est aussi l’occasion de tomber sur des spectacles hors-normes. Les rois vagabonds, Julia Moa Caprez et Igor Sellem, incarnent deux clowns. Fidèle au genre, il y a Elle, clown blanc, digne et autoritaire, et Lui « L’auguste » avec ses bouffonneries, déstabilisant sa comparse. Mais même s'ils déploient énormément d’énergie pour faire rire le public, ces deux artistes sont avant tout des musiciens virtuoses, Elle armée d’un violon et Lui d’un tuba, mais aussi des grands acrobates. Les cascades impressionnantes, chutes et autres pitreries burlesques vont s’enchainer. Le tout en musique, jouée par nos deux artistes, souvent avec des postures totalement improbables. Le spectacle est quasiment muet, mais ils vont réussir à nous faire rire à gorge déployée, nous surprendre et nous émouvoir. Car cerise sur le gâteau, le spectacle finira même par prendre une dimension poétique et pleine de tendresse. Un spectacle grand public, porté de main de maitre par deux artistes complets. Utilisant le langage universel du rire, il réveillera l’enfant qui sommeille en vous. A découvrir. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une pièce intime sur les liens qui survivent aux séparations.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CE QUI RESTE D'UN AMOUR Une pièce intime sur les liens qui survivent aux séparations. CE QUI RESTE D'UN AMOUR ❤️❤️❤️ Une pièce intime sur les liens qui survivent aux séparations. Ce qui reste d'un amour réussit à parler avec beaucoup de justesse de l’usure d’un couple, de la séparation, mais aussi de tout ce qui continue d’exister après une histoire terminée. La pièce s’intéresse à ces souvenirs, ces moments simples qui restent gravés en nous et qui ressurgissent longtemps après la rupture . Elle aborde ces thèmes sans jamais tomber dans le pathos, avec une certaine retenue qui lui permet de toucher par sa sincérité. C’est aussi ce qui lui donne une portée universelle : derrière cette histoire particulière, chacun peut retrouver une part de son propre vécu. Caroline Devismes et Thomas le Douarec portent la pièce avec beaucoup de sincérité. Leur jeu, à la fois naturel et précis, rend très palpable la fragilité de leurs personnages, leurs blessures mais aussi l’attachement qui continue de les relier. L’alchimie entre eux fonctionne particulièrement bien et donne une vraie crédibilité à cette relation faite de souvenirs, de regrets et d’émotions contradictoires. La mise en scène fait le choix de la sobriété, en laissant toute la place au texte et aux interprètes. Ce parti pris fonctionne bien pour renforcer l’intimité du récit, même s’il entraîne aussi un rythme assez lent, parfois contemplatif. La transition entre les deux actes n’aide d’ailleurs pas forcément la pièce à retrouver une nouvelle dynamique. Au final, Ce qui reste d'un amour est une pièce simple et touchante, qui ne cherche jamais l’émotion facile ou spectaculaire, mais privilégie un regard intime et sincère sur ce que l’on garde d’une histoire une fois qu’elle est terminée. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • PORTRAIT critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle PORTRAIT PORTRAIT ❤️❤️❤️❤️ Quand le chorégraphe Mehdi Kerkouche s'invite au OFF, ça ne se refuse pas, et il mérite amplement sa réputation. Sur scène, neuf danseurs vont livrer une prestation impressionnante. Sur une chorégraphie millimétrée, où chaque geste est calculé, ils ne font qu'un sur scène, mais surtout, ils vont faire corps avec une musique aussi rythmée qu'enivrante. Il mélange les styles musicaux allant de l'électro au Curtains d'Elton John. Mais les artistes venant d'horizons variés vont aussi exprimer leurs singularités, allant du hip-hop au contemporain, en passant par le cabaret. Mais pourtant, l'ensemble est d'une fluidité qui laisse admiratif, enchaînant les tableaux vivants sompteux, où le temps se figera parfoit le temps d'un portrait de famille... MAGNIFIQUE. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU ❤️❤️❤️❤️ C’est l’histoire de Claire, une jeune autiste qui rêve de devenir chanteuse et de participer à l’émission TO BE A STAR. Mais un excès de violence l’enverra en hôpital psychiatrique où elle attendra son jugement… Commençons par sur une chose qui mettra tout le monde d’accord : Pauline Cassan est fabuleuse dans l’interprétation de la jeune femme. Notre regard a du mal à se détacher d’elle, tant elle nous bouleverse. Claire, avec son côté très premier degré et sans filtre, arrivera immanquablement à toucher le spectateur. Avec ses interventions et ses questions, elle nous désarçonne, nous fait rire, mais surtout nous interroge continuellement sur notre rapport à la normalité. La pièce traite du handicap avec énormément de pudeur, sans jamais tomber dans le patho ou le tire-larme. Et pourtant, on est touché en plein cœur, en tombant en empathie totale pour Claire, son discours, ses chants ou ses appels téléphoniques, faisant office de journal intime… La mise en scène joue intelligemment avec les lumières et la création sonore pour nous faire voyager entre la réalité et le monde que se créer Claire. On alterne ainsi entre des scènes concrètes avec les interrogatoires et d’autres imprégnées de poésie qui nous font rentrer dans la tête de Claire. Jusqu’à un final extrêmement maitrisé et d’une beauté sans nom… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • EN CE TEMPS-LA, L’AMOUR critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle EN CE TEMPS-LA, L’AMOUR EN CE TEMPS-LA, L’AMOUR ❤️❤️❤️💛 Il y a des spectacles dont on ne sort pas indemne, et celui-ci en fait clairement parti. Un texte d’une puissance rare, un conte initiatique où l’amour père-fils sera central. Un homme, surnommé Z, vient d’être grand père et décide d’enregistrer pour son fils un souvenir resté gravé dans sa mémoire : sa rencontre avec un père et son jeune garçon dans un train de la mort pour Auschwitz. Mais si le texte prend toute son ampleur, c’est grâce à un un David Brécourt magistral. On est suspendu à ses lèvres lorsqu’il nous raconte la terrible histoire de ce père cherchant à tout prix à préserver son fils de l’horreur. Il arrivera à apporter une touche d’humour et surtout une étonnante poésie malgré la lourdeur du propos. Un spectacle intense, un devoir de mémoire qui fera l’effet d’un véritable uppercut, mais aussi une ode à l’amour paternel, et surtout une superbe prestation qui méritait largement l’ovation reçu au tombé du rideau. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une comédie romantique qui défie la fin du monde.

    Découvrez notre critique du film AMOUR APOCALYPSE . Une comédie romantique qui défie la fin du monde. AMOUR APOCALYPSE ❤️❤️❤️💛 Une comédie romantique qui défie la fin du monde. Régulièrement, le cinéma québécois parvient à me surprendre, et cette année la surprise s’appelle AMOUR APOCALYPSE. On y suit Adam, un quadragénaire dépressif, rongé par une éco-anxiété obsessionnelle, convaincu que le monde court à sa perte. Lorsqu’il contacte une hotline à la suite de l’achat d’une lampe de luminothérapie, il fait la connaissance de Tina. De cet échange anodin va naître une relation improbable avec cette femme qui va bouleverser son équilibre déjà précaire. Évidemment, on pense beaucoup au fabuleux HER , les deux films abordant avec finesse la solitude et la dépression. Mais AMOUR APOCALYPSE trouve sa propre personnalité en bousculant les codes de la comédie romantique. Le film se réinvente sans cesse, refuse la trajectoire attendue et surprend constamment le spectateur. Anne Émond joue d’ailleurs parfaitement avec les ruptures de ton et les émotions. On passe du rire à la peine, de la colère à la douceur, sans jamais avoir le sentiment d’un déséquilibre artificiel. Le film s’autorise des respirations philosophiques, mais aussi des moments d’une sensualité et d’une tendresse infinie, où les corps et les silences parlent souvent plus que les mots. Patrick Hivon, que j’avais découvert dans le fabuleux LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S’EST RÉVEILLÉ , fait preuve d’une sensibilité et d’une justesse remarquables. Il insuffle à son personnage une vulnérabilité et une maladresse qui le rendent terriblement attachant. Son duo avec Piper Perabo fonctionne à merveille, donnant vie à une histoire pleine de douceur, de poésie, mais aussi de zones d’ombre. Malgré son atmosphère anxiogène de fin du monde, AMOUR APOCALYPSE est porté par un humour subtil. Le film trouve un équilibre remarquable entre légèreté et gravité. En abordant des thèmes sombres et profond, il conserve pourtant un véritable pouvoir feel good : l’idée qu’il est encore possible de se relever, de recréer du lien, même lorsque l’on a le sentiment d’avoir touché le fond. Partager

  • Tout est dans le titre

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FABULEUX Tout est dans le titre FABULEUX ❤️❤️❤️❤️ Tout est dans le titre Dès les premières minutes, Fabuleux annonce la couleur : à l’image de sa sublime affiche, le spectacle assume pleinement sa fantaisie en imaginant la rencontre entre Hans Christian Andersen et Charles Dickens, tout en précisant malicieusement qu’il s’agit d’une histoire vraie… sauf ce qui a été inventé. Une entrée en matière qui donne immédiatement le ton d’une proposition libre, ludique et résolument décalée. Très vite, quelque chose de véritablement magique s’installe et ne quittera plus le spectacle . La scénographie joue habilement sur les ambiances et les contrastes : le salon victorien ancre le récit dans le réél, mais, sans jamais changer d’espace, la mise en scène réussit à faire basculer le spectateur vers la magie. Lorsque, en avant-scène, cet immense tissu se déploie, le spectacle nous projette soudainement dans l’imaginaire de Hans et du petit Henry qui l’accompagne. Une frontière entre réel et merveilleux qui participe pleinement à la poésie de l’ensemble. Que ce soit à travers son décor, son travail sur les lumières ou bien sûr sa dimension musicale, Fabuleux déploie un univers enchanteur . Car oui, on est ici face à une véritable comédie musicale : les morceaux s’enchaînent avec une belle efficacité, certains déclenchant le rire — comme celui, irrésistible, de la reine — quand d’autres marquent durablement, à l’image celui du Vilain Petit Canard, qui reste en tête bien après la représentation. Mais Fabuleux , c’est aussi une plongée dans les contes d’Andersen , racontés avec une certaine fidélité à leur esprit d’origine. Le spectacle ne manque d’ailleurs pas de tacler au passage Disney et sa tendance à lisser, voire édulcorer ces récits, rappelant que ces histoires sont souvent bien plus sombres et nuancées qu’on ne le pense. Au-delà de la fantaisie, le spectacle raconte aussi une belle histoire de transmission . À travers les contes de son nouvel ami, la relation qui se noue entre Hans et le petit Henry va peu à peu lui permettre de s’affirmer, de prendre confiance et de trouver sa propre voix. Les histoires deviennent alors bien plus qu’un simple divertissement : elles deviennent un moyen de grandir et de se révéler. Le spectacle joue également avec le contraste entre ses deux figures centrales . Face à un Charles Dickens plus rigide, marqué par une vision de la société très traditionnelle et patriarcale, Hans Christian Andersen apparaît comme un véritable souffle de liberté, avec sa fantaisie débordante et son exubérance assumée. Un décalage qui nourrit autant les situations comiques que l’émotion du spectacle. Au cœur de cette fantaisie, Simon Froget-Legendre, qui incarne Hans Christian Andersen, est un véritable tourbillon. Costume coloré, énergie débordante, jeu irrésistible : il compose un personnage totalement habité, comme un enfant coincé dans un corps d’adulte , apportant au spectacle une fraîcheur et une poésie constantes. Oscillant sans cesse entre comédie, sensibilité et émotion, Fabuleux réussit à trouver un équilibre délicat. Derrière la légèreté apparente, il laisse affleurer une vraie tendresse et une mélancolie discrète, qui donnent à l’ensemble une profondeur inattendue. Un spectacle familial qui ravira les plus petits, mais si, comme moi, vous avez gardé votre âme d’enfant, vous vous laisserez emporter par la magie, avec un seul mot en tête : fabuleux. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Kore-eda signe un récit à points de vue multiples d’une grande finesse.

    Découvrez notre critique du film L’INNOCENCE . Kore-eda signe un récit à points de vue multiples d’une grande finesse. L’INNOCENCE ❤️❤️❤️💛 Kore-eda signe un récit à points de vue multiples d’une grande finesse. Kore-eda est un cinéaste japonais dont j’apprécie particulièrement le travail et sa façon de dépeindre l’humain, et c’est encore une fois le cas ici. Mais plus que tout, son dernier film brille par la qualité de son scénario, qui lui a valu une palme amplement mérité à Cannes. Suite à la mort de son père, Minato est élevé par sa mère qui se rend compte que son fils semble être harcelé à l’école… Le film va jouer avec différents points de vue, remettant à chaque fois en question l’avis du spectateur sur ce qui se passe à l’écran. Suivant le regard par lequel on vivra les scènes, elles prendront ainsi un tout autre sens qui aura tendance à déstabiliser le spectateur. D’autant plus qu’on est en pleine zone grise, cherchant continuellement à savoir qui est le « monstre » dans cette histoire. Le film basculera ainsi du thriller au drame social, tout en réussissant à proposer quelques moments oniriques, dont un final éblouissant. Mais il faut avouer que l’écriture, aussi intelligente soit-elle, fait aussi que l’on se sent un peu perdu, tant le film aborde des sujets différents : le harcèlement, le deuil, le mensonge, l’éducation, les non-dits, l’amitié, les faux-semblants, le regard des autres… Et même s’il le fait avec beaucoup de pertinence et de délicatesse, on a l’impression qu’il s’éparpille et on se demande parfois où veut vraiment aller le film. Mais c’est sans compter sur un dernier acte admirable où, sans prévenir, tout prendra un sens… Et c’est peut-être une limite que j’ai avec le film, car un deuxième visionnage s’impose presque afin tout remettre en ordre. Sans être son meilleur film, ce qui est sûr, c’est qu’il aura une nouvelle fois réussi à me marquer par certaines scènes et qu’il risque de murir en moi au fil du temps… Partager

  • UN SONGE D'UNE NUIT D’ÉTÉ critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle UN SONGE D'UNE NUIT D’ÉTÉ UN SONGE D'UNE NUIT D’ÉTÉ ❤️❤️❤️💛 C'est toujours un plaisir de pouvoir partager une passion avec un proche. Et cette année, c'est à Laure que j'ai eu la chance de faire découvrir la magie du OFF, avec comme cahier des charges d'aller voir quelque chose de positif et drôle. Ça tombe bien, Shakespeare avait ça en stock. Parce que ce soir la poésie était au rendez vous dans cette comédie intemporelle. Histoire qui vire même au burlesque jubilatoire sans jamais perdre de sa féerie. Sans parler de ces passages chantés d'opéra (dédicace à Déborah et Edwige 😘) sur fond de musique baroque qui viennent intensifier le côté onirique du spectacle. Bref un bien beau songe dans cette nuit d'été au festival... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • La rencontre du théâtre classique et des rythmes urbains

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE MALADE IMAGINAIRE La rencontre du théâtre classique et des rythmes urbains LE MALADE IMAGINAIRE ❤️❤️❤️💛 La rencontre du théâtre classique et des rythmes urbains Après LA MALADIE DE LA FAMILLE M , qui m’avait profondément bouleversé, puis DOM JUAN , déjà une relecture audacieuse de Molière, j’attendais cette nouvelle mise en scène de Tigran Mekhitarian avec une impatience mêlée de curiosité. Fidèle au texte original, il conserve la langue du XVIIe siècle, limpide et intacte, mais la propulse avec brio dans notre époque. Ce n’est pas un simple dépoussiérage, mais une véritable démonstration que le théâtre classique peut parler à notre temps sans jamais renier son essence. Les anachronismes, les éclats de langage urbain, les accents rap et slam ne sont jamais gratuits : ils servent la dramaturgie avec finesse. Les séquences musicales, notamment rappées, ne sont ni artificielles ni décoratives. Elles incarnent les émotions profondes des personnages, dévoilant leurs failles, leurs colères, leurs tendresses. La scène entre Angélique et Cléante devient une joute musicale tendre et complice. Argan, quant à lui, ne se contente plus de râler contre ses médecins : il rappe sa solitude, son besoin d’amour, son angoisse de vieillir. Cette version offre une lecture profondément humaine du personnage d’Argan, bien loin du simple hypocondriaque moqué : on y découvre un homme en détresse réelle, en quête d’attention et de réconfort. Le spectacle est résolument multigénérationnel, à l’image de son casting, et démontre avec éclat combien Molière reste d’actualité. Au fil des années, Tigran Mekhitarian s’impose comme l’une des voix majeures du théâtre contemporain, capable de faire dialoguer les siècles et de toucher toutes les générations. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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