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607 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Un OVNI musical à la fois drôle, touchant et brillamment écrit.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA TÊTE AILLEURS Un OVNI musical à la fois drôle, touchant et brillamment écrit. LA TÊTE AILLEURS ❤️❤️❤️❤️ Un OVNI musical à la fois drôle, touchant et brillamment écrit. C’est l’histoire de Norah, une jeune femme pour qui tout semble aller pour le mieux… à un détail près : dès qu’elle se concentre, les pensées des gens qui l’entourent se transforment en chansons. La compagnie Mind at Work nous offre un spectacle qui brille par l’ingéniosité de son idée de départ, donnant naissance à une comédie musicale d’une grande originalité. C’est un spectacle musical intime et décalé qui aborde avec humour, légèreté et surtout une grande sensibilité un thème profond que je ne dévoilerai pas ici… L’écriture fine du spectacle permet d’explorer la psyché du personnage principal tout en offrant un divertissement riche en émotions. On découvre peu à peu l’histoire de cette femme… en chansons. Et quelles chansons ! Elles sont sans conteste la grande force du spectacle. Les styles musicaux varient pour illustrer les états émotionnels de Norah : du classicisme de Broadway au burlesque du cabaret, en passant par la sensualité du tango… Les mélodies restent en tête, et les paroles sont un vrai régal. Les textes, empreints d’un humour subtil et parfois grinçant, se distinguent par leur qualité d’écriture et leur capacité à susciter réflexion et émotion. Les saynètes s’enchaînent, le temps file, et on ne le voit pas passer. Sur scène, Camélia Acef et Youri Rebeko forment un duo complice, porté par une énergie communicative. Leur alchimie porte littéralement le spectacle, rythmé et sans temps mort. Les ruptures de ton sont parfaitement maîtrisées, entre passages comiques, moments de poésie et instants de gravité. Ce mélange savamment dosé crée un univers singulier, à la fois fantasque et profondément humain. Je suis allé voir LA TÊTE AILLEURS par curiosité, attiré par mon amour pour les spectacles musicaux. Je ne m’attendais pas à être autant emporté. Derrière son apparente légèreté se cache une œuvre intelligente et sensible, qui renouvelle avec finesse les codes de la comédie musicale. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Préparez-vous à une rencontre inoubliable

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle VISITE À MISTER GREEN Préparez-vous à une rencontre inoubliable VISITE À MISTER GREEN ❤️❤️❤️❤️ Préparez-vous à une rencontre inoubliable Notre monsieur green est un vieil homme bourru un insociable qui, suite à la mort de sa femme, ne recherche qu'une chose : qu'on le laisse tranquille. L'arrivée de Ross, qui viendra régulièrement lui rendre visite, finira par chambouler son existence. Dès l'ouverture du rideau, on est impressionné par ce décor qui nous plonge dans cet appartement vieillot de New York plus vrai que nature. Il y a un souci du détail assez rare pour une pièce présentée au Festival. Une relation chaotique ou ces deux personnages que tout oppose vont apprendre à se connaître. Visite après visite, les moments de partage et les disputes vont s'enchaîner, les liens vont se tisser et ils finiront par se livrer. On ne voit pas le temps passer et on savoure leurs échanges, à l’écriture d’une subtilité et d’une justesse déconcertante. Il sera question de préjugés, discrimination, croyances religieuses et interdictions qu’elles impliquent, mais surtout de tolérance. La prestation de Patrick Préjean est impressionnante, jusque dans la moindre mimique. Il nous livre un Mister Green aussi attachant que détestable. Thomas Joussier apportera une tendresse particulière à son personnage. L’alchimie entre les deux fait mouche et est certainement LA réussite du spectacle. Ils nous offrent une véritable leçon d’humanité et de tolérance et surtout un moment de théâtre avec des personnages que l’on n'est pas près d’oublier… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un huis clos poignant sur le poids des décisions.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX Un huis clos poignant sur le poids des décisions. LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX ❤️❤️❤️❤️ Un huis clos poignant sur le poids des décisions. Sur scène, deux femmes dans un hall d’hôpital : l’une attend des nouvelles de son mari, l’autre de son fils… Le début du spectacle m’a un peu dérouté. J’ai eu l’impression d’assister à deux seules-en-scène traitant d’un même thème : deux femmes face à une attente insoutenable, s’interrogeant sur les choix qui les ont menées jusqu’ici. Et puis, peu à peu, ces destins parallèles commencent à se rapprocher. Les comédiennes vont endosser tous les rôles pour nous livrer des fragments de vies passées. Le décor, d’un minimalisme assumé – quelques chaises, des néons, un jeu de lumière subtil – laisse toute la place à la force du texte et à la puissance du jeu. Les souvenirs s’entrelacent à des monologues intimes, nous confrontant à cette question vertigineuse : Et si ? Et si l’on avait fait un autre choix ? Peut-on vraiment échapper à son destin ? L’écriture est d’une qualité rare. À la fois sensible, précise, profonde, elle vient toucher quelque chose d’universel en nous. Culpabilité, responsabilité, poids des décisions, résilience : tout est là. Le texte joue avec nos émotions, les déstabilise, bascule d’un instant d’humour à une réplique qui claque comme une gifle. On s’attache intensément à ces deux femmes, oscillant entre tendresse, doute et rage. Les comédiennes sont remarquables. Elles passent d’un personnage à l’autre avec une fluidité désarmante et nous font croire en chaque personnage grâce à la justesse des émotions qu’elles dégagent. LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX est un spectacle intense, bouleversant, qui monte en puissance jusqu’à un dernier acte qui vous coupe le souffle. J’en suis ressorti sonné… mais profondément touché. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Avec lui, le mentalisme passe en mode 2.0

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MATHIEU STEPSON Avec lui, le mentalisme passe en mode 2.0 MATHIEU STEPSON ❤️❤️❤️💛 Avec lui, le mentalisme passe en mode 2.0 Dès les premières minutes, Mathieu Stepson pose les bases d’une expérience unique : et si ce spectacle, il l’avait rêvé ? Peu à peu, ce rêve devient notre réalité. Le spectateur ne vit pas une simple succession de tours, mais une narration immersive où chaque instant semble avoir été écrit d’avance. Ce subtil jeu entre passé, présent et futur confère au spectacle une profondeur narrative rare dans le monde du mentalisme. C’est intelligent, déroutant, et remarquablement bien écrit. Là où Stepson se démarque véritablement, c’est dans sa capacité à ancrer le mentalisme dans notre époque hyperconnectée. Smartphones, vidéos, stories Instagram, messages vocaux : tous deviennent les supports mêmes de ses illusions. Il brouille les frontières entre le réel et le virtuel, entre le vécu et le projeté. Chaque séquence joue avec nos repères, nos certitudes, notre mémoire. Le public est mis à contribution en permanence : on écrit, on dessine, on téléphone, on monte sur scène. Mathieu Stepson dépoussière le mentalisme en le plongeant dans notre ère numérique. Grâce à une mise en scène inventive, il propose un spectacle bluffant, interactif et résolument moderne. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • "Alfred Hitchcock présente"... ou pas...

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle UNE MAISON DE POUPÉE "Alfred Hitchcock présente"... ou pas... UNE MAISON DE POUPÉE ❤️❤️ "Alfred Hitchcock présente"... ou pas... Bon, je n'avais jamais vu de pièce d'Henrik Ibsen et je dois avouer que l'expérience aura été compliquée... Il arrive parfois que tu passes totalement à côté d'un texte et forcément, ça n'aide pas à rentrer dans un spectacle. Sur le papier le sujet est assez fort, avec cette femme qui cherche à prendre son destin en main et à se libérer de l'emprise de son mari. Sauf que malgré l'influence Hichcockiène, la tension ne prends jamais réellement. C'est le même cas pour ce qui est de la dramaturgie. Et même si Nora sort son épingle du jeu, j'ai eu énormément de mal avec le choix de direction d'acteur en ce qui concerne le mari. Alors, son surjeu vient certainement du fait que la pièce est un classique de 1879, mais ça aura eu pour effet de me laisser totalement en dehors du spectacle. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une satire sociale aussi drôle que lucide

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MADE IN FRANCE Une satire sociale aussi drôle que lucide MADE IN FRANCE ❤️❤️❤️❤️❤️ Une satire sociale aussi drôle que lucide Nous faisons la connaissance d’Émile, un taulard à qui l’on vient d’accorder une peine aménagée. Il devient technicien de surface dans une usine... sur le point d’être délocalisée. Pour éviter un retour en prison, une seule solution s’offre à lui : sauver cette entreprise. La compagnie La Poursuite du Bleu m’avait déjà conquis avec leur précédent spectacle, C oupures , qui dénonçait le désastre écologique. Elle revient ici avec une nouvelle satire sociale d’une redoutable efficacité. Dès l’ouverture, le héros de l’histoire évoque irrésistiblement le Charlot des Temps modernes . Et comme dans le chef-d’œuvre de Chaplin, c’est par le rire que l’on dénonce la désindustrialisation. L’humour est extrêmement présent, grâce à une mécanique de quiproquos jubilatoire et un humour noir ravageur. On rit beaucoup, oui, mais d’événements qui, au fond, nous révoltent. Si l’humour est omniprésent, il ne dilue jamais le propos. Le spectacle ne propose pas de solutions illusoires et ne cherche pas à adoucir la réalité. Il est profondément politique, mais surtout populaire, dans le sens le plus noble du terme. Comédie, drame, critique sociale et réflexion s’entrelacent avec intelligence, sans jamais tomber dans le manichéisme. On ressent un vrai travail de documentation, au service d’une satire lucide sur les enjeux économiques, politiques, et la colère ouvrière. L’une des grandes forces de Made in France , c’est aussi sa mise en scène nerveuse et inventive. Les comédiens débordent d’énergie, toujours en mouvement, tout comme le décor qu’ils manipulent à vue. Quatre panneaux noirs, et surtout cette batterie, omniprésente : elle n’est pas là que pour la musique, elle EST l’usine — son bruit, ses machines, sa cadence. La scénographie est fluide, les dialogues percutants, et les changements de rôles incessants participent à cette énergie débridée. Made in France , c’est du théâtre populaire engagé, percutant, dont l’humour grinçant nous pousse à réfléchir sur l’état de notre société. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • À la fin de l’envoi, le public est conquis

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CYRANO DE BERGERAC À la fin de l’envoi, le public est conquis CYRANO DE BERGERAC ❤️❤️❤️❤️💛 À la fin de l’envoi, le public est conquis Redécouvrir les grands classiques avec le Grenier de Babouchka est devenu un de mes rendez-vous incontournables. Je ne suis pas un grand amateur du genre, et pourtant ils réussissent à chaque fois à m’emporter. Alors forcément, les voir adapter la plus grande œuvre du répertoire français attisait ma curiosité. Et bien évidemment, le résultat a été à la hauteur de mes espérances. Il faut dire qu’ils ont fait les choses en grand. Dès le début, on est impressionné de voir onze artistes sur scène, ce qui est assez rare au Festival. Mais surtout, on est ébloui par la qualité de ces costumes magnifiques et dignes d’une grosse production cinématographique. Le décor se limite à quelques accessoires, aidé par ce balcon, côté cour, du théâtre du Chien qui fume. Jean-Philippe Daguerre préfère utiliser le talent de ses comédiens et leur esprit de troupe pour mettre en lumière l’essence même de l’œuvre. Sa mise en scène est fluide et dynamique, avec ce sens du détail qui fait la différence. On notera aussi la qualité des chorégraphies de duel à l’épée. Et comme toujours avec le Grenier, la musique occupe une place primordiale. Chaque acte est marqué par un passage musical du violoniste qui accompagne les comédiens. Un violoniste au grand nez représente la version lyrique de Cyrano. Il souligne régulièrement ses émotions et joue un rôle primordial dans la mise en scène, comme lors de l’écriture des lettres de Cyrano. On retrouve également un chant des cadets de Gascogne qui amplifie le sentiment de troupe véhiculé par les comédiens. Il faut dire qu’ils déploient pendant ces deux heures une énergie et un panache débordants. Et forcément, quand on parle de mots, c’est toujours avec le même plaisir qu’on redécouvre ces alexandrins, pour la plupart cultes. Mais surtout, la prestation de Stéphane Dauch est impressionnante, que ce soit par son charisme ou sa facilité déconcertante à nous délivrer le sublime texte d’Edmond Rostand. Même si on connaît par cœur l’histoire, la troupe nous emporte par son dynamisme et son amour des grands classiques qu’elle nous transmet avec une générosité sans pareil. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • L’amour fraternel porté par l’échiquier du temps

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA DANSE DES CAVALIERS L’amour fraternel porté par l’échiquier du temps LA DANSE DES CAVALIERS ❤️❤️❤️ L’amour fraternel porté par l’échiquier du temps Je dois l’avouer : au départ, j’ai eu peur. J’ai toujours un peu de mal lorsque des adultes jouent des enfants. Il y a souvent un côté surjoué, artificiel, qui me fait décrocher presque instantanément. Et pourtant… La danse des cavaliers a réussi à me choper... La pièce s’ouvre sur deux papis, assis autour d’un plateau d’échecs. Une image simple, presque anodine, mais qui intrigue. Puis, peu à peu, le spectacle se déploie comme un puzzle , multipliant les allers-retours dans le temps pour nous faire remonter le fil de la relation entre ces deux frères. Une relation fusionnelle, construite autour du jeu et de ces parties d’échecs qui deviennent le cœur battant de leur lien. Sous nos yeux, ils redeviennent enfants, adolescents, puis adultes. Et là où je craignais de sortir du spectacle, la magie opère bien souvent. Les transitions temporelles sont remarquablement fluides, portées par un travail de lumière particulièrement soigné , qui accompagne ces bascules avec finesse et clarté. Une douce mélancolie s’installe progressivement. Derrière la légèreté apparente, derrière les jeux et l’insouciance, affleure quelque chose de plus profond : le temps qui passe, les blessures qui s’impriment, les chemins qui divergent . L’arrivée de cette jeune fille, qui vient bouleverser leur équilibre, apporte de jolis instants d’émotion, notamment dans la découverte des premiers élans amoureux, ici encore sublimés par un travail de lumière délicat qui leur confère une véritable poésie. Reste que le jeu des enfants, parfois un peu caricatural, demeure pour moi une limite en termes d’investissement émotionnel. Il crée par moments une légère distance, m’empêchant d’être totalement immergé dans ce qui se joue. Et pourtant la pièce réussit à trouver son équilibre : malgré cette réserve, elle parvient à toucher juste. Sous ses airs presque enfantins, elle raconte une histoire de liens indéfectibles, d’usure du temps, de ce que l’on devient malgré soi . Elle parle de ces moments où l’on se laisse dépasser, où la vie nous échappe un peu. Alors oui, tout ce qui, sur le papier, aurait pu me faire sortir du spectacle est bien là. Et pourtant, La danse des cavaliers possède suffisamment d’atouts — dans son écriture, sa construction et sa sincérité — pour réussir à me toucher. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique EN THÉRAPIE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série EN THÉRAPIE EN THÉRAPIE ❤️❤️❤️❤️💛 Remake Français d’une série Israélienne à succès qui a connu une vingtaine d’adaptations, on y suit, jour après jour, les séances de cinq patients chez un psy. Le duo Toledano/Nakache, non content de nous proposer certains des films français les plus intéressants de ces dernières années, décide donc de confirmer leur talent sur petit écran avec ce qu’ils savent le mieux faire : raconter l’humain. Le tour de force de la série est de nous faire croire dans un premier temps que l’on suit les thérapies des patients, puis au bout de quelques épisodes, celle du thérapeute, pour au final se rendre compte qu’on est peut être bien en train de faire la nôtre, tant la série va réveiller des choses en nous. Car la série a la bonne idée de placer son intrigue au lendemain de l’évènement qui a certainement marqué le plus la mémoire collective : les attentats du 13 novembre. La série parlera donc au plus grand nombre, d’autant plus qu’elle abordera d’autres sujets universels, comme la communication dans le couple, les rapports parents-enfants, l’estime de soi… ce qui aidera le spectateur à se retrouver dans les thèmes abordés et donc s’investir dans cette expérience. Cette identification est facilitée grâce à un casting de haut vol, dirigé de main de maître. Même si les personnages ont souvent un côté « agaçant » de prime abord, le talent des acteurs finit par les rendre plus attachant les uns que les autres. Mélanie Thierry, dégageant un charme fou, avec un panel d’émotions hallucinant, arrivant à passer du rire aux larmes en une seconde. Reda Kateb qui prouve une fois de plus qu’il est l’un des plus grands acteurs français de sa génération. Céleste Brunnquell, LA révélation de cette série, qui m’avait déjà bluffé avec sa sublime prestation dans « Les éblouis » (que je vous invite à découvrir). Ce couple en crise incarné par un Pio Marmai dont le naturel n’a d’égal que la froideur, servant d’armure à sa compagne, Clemence Poésy. Et bien sûr, Frédéric Pierrot, avec sa voix chaleureuse et rassurante, mais aussi ses subtils changements de jeu en fonction de ses patients. Sans oublier une Carole Bouquet impassible et glaçante, parfaite de son rôle de contrôleuse. Etant un huit clos, la mise en scène se concentrera sur les bases du cinéma : le champs, contre champs, l’exploitant à merveille pour retranscrire les réactions des personnages. Chaque silence, chaque regard en dira souvent plus que le moindre mot. Une musique discrète, mais redoutablement efficace, viendra ponctuer les émotions ressenties. Alors oui, il y a 35 épisodes… Et pourtant on se surprend à les enchainer, à devenir accro... Les dialogues sont savoureux, millimétrés, il n’y a pas un mot de trop. Alors oui, la série peut sembler élitiste… Et pourtant elle est profondément humaine et les traumas abordés par les patients finiront souvent par nous parler, de près ou de loin. Bref, une série originale, enrichissante, touchant l’intime avec justesse, jetant un regard sur l’état de notre société, sur la vie, sur les autres, mais avant tout sur soi-même… Et la bonne nouvelle, c’est que la série est intégralement disponible sur le site arte.tv, donc aucune excuse pour ne pas découvrir ce petit bijou télévisuel. Partager

  • Critique KIDS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle KIDS KIDS ❤️❤️❤️💛 Décidément, cette journée aura eu un dénominateur commun : La guerre… Après, la première et deuxième guerre mondiale, celle au Liban, nous voici à Sarajevo, où nous rejoignons huit adolescents orphelins qui apprennent à survivre ensemble. Malgré leurs différences ethniques et religieuses, ils forment un groupe soudé, bien loin de la bêtise des adultes. La guerre se termine, et pourtant leur combat restera le même… Dans un coin de la scène, un micro où le narrateur va nous conter l’histoire de ces jeunes qui laisseront indéniablement une trace dans notre mémoire… On fera des allers-retours dans le temps pour découvrir cette bande d’enfants qui n’est pas sans rappeler celle de Peter Pan. On découvre leurs rêves, leurs doutes et leurs espoirs. Il y a énormément de rythme et le spectacle est emporté par l’énergie de la jeunesse et leur insouciance apportant un vent de poésie à la pièce. La mise en scène virevoltante fera une belle place à la musique et sera entrecoupée de chansons. Les huit jeunes comédiens, dont la complicité est flagrante, nous livrent un spectacle qui nous fera basculer entre rire et émotion. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Pris dans l’engrenage de la machine sociale…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle RESSOURCES HUMAINES Pris dans l’engrenage de la machine sociale… RESSOURCES HUMAINES ❤️❤️❤️ Pris dans l’engrenage de la machine sociale… Dans cette adaptation du film de Laurent Cantet, Elise Noiraud nous plonge dans l'univers d'une famille ouvrière travaillant dans une usine de province au moment du passage aux 35 heures. Au centre de cette histoire se trouve Franck Verdot, qui revient dans son village natal après de prestigieuses études de commerce à Paris. Il va effectuer un stage dans l’usine où travaillent son père et sa sœur, plein d’illusions et espérant pouvoir apporter des changements significatifs. Le choix de faire du personnage principal un jeune issu d'une classe populaire, propulsé dans le monde du patronat sans en avoir tous les codes, permet à la pièce d'éviter le piège du manichéisme. Ce transfuge de classe se retrouve dans une position inconfortable, voulant aider la classe ouvrière dont il se sent le plus proche, mais confronté à la dure réalité économique. Cette dualité en fait à la fois la fierté de ses proches et lui fait prendre conscience du gouffre social qui s'est creusé entre eux. Sur un plateau nu, avec juste quelques tables et chaises pour décor, que les comédiens déplacent à vue pour illustrer les différents lieux. La pièce enchaîne ainsi les tableaux de manière assez fluide grâce à une belle gestion des lumières et des sons qui installent parfaitement les ambiances. Cependant, malgré l'intérêt que suscite la pièce et les nombreux questionnements qu'elle soulève, j'ai relevé quelques longueurs, notamment lors des passages musicaux. Cela dit, ces moments n'enlèvent rien à la pertinence et à l'impact global de l'œuvre. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique FORMICA – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FORMICA FORMICA ❤️❤️💛 Sur le papier, voici une comédie qui devrait parler à beaucoup de monde. Nous nous retrouvons au coeur d'un repas de famille où les convives vont avoir du mal à trouver un sujet de conversation et donc finir par aborder des thèmes comme la politique ou le racisme. Alors, il faut réussir à rentrer dans le délire, ce qui à priori a été le cas d'une bonne partie du public, mais pourtant je suis bien souvent resté en dehors. Car même si le côté burlesque et délirant est bien présent, dans l'ensemble, l'humour était un peu trop lourd pour moi. Pourtant, il y a bien quelques passages qui m'ont fait rire, notamment lors de certaines scènes à l'humour noir, même si j'aurais aimé qu'ils poussent le curseur un peu plus loin de ce côté. Idem, pour ce qui concerne le décor. Il est souvent exploité, mais là aussi, vu son ampleur, j'en attendais un peu plus aussi. Mais, l'ensemble reste rythmé et les comédiens semblent s'amuser, et au vu des rires, le public aussi. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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