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  • Critique LA GUERRE DE TROIE (EN MOINS DE DEUX!) – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA GUERRE DE TROIE (EN MOINS DE DEUX!) LA GUERRE DE TROIE (EN MOINS DE DEUX!) ❤️❤️❤️ Sept comédiens, accompagnés en live par un pianiste, nous racontent en 1h20 l’histoire de la guerre en Troie. La narration est divisée en 24 épisodes sur un rythme trépidant. Les acteurs mettent toute leur énergie dans un spectacle plein d’humour, souvent burlesque, entrecoupé de quelques chants. Le décor est sobre, une table et quelques chaises, mais la mise en scène est ingénieuse et propose quelques bonnes surprises, comme cette scène du cheval de Troie. Autre point positif le travail sur les costumes. Mais malheureusement, ça fini par s’essouffler sur la longueur, même si dans l’ensemble c’est un spectacle familial efficace et souvent jubilatoire. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Son cœur flanche, mais le vôtre va s’emballer pour elle…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES FROTTEMENTS DU CŒUR Son cœur flanche, mais le vôtre va s’emballer pour elle… LES FROTTEMENTS DU CŒUR ❤️❤️❤️❤️💛 Son cœur flanche, mais le vôtre va s’emballer pour elle… À 29 ans, une jeune femme attrape une grippe qui aurait pu être des plus banales, Mais la maladie s'aggrave, son pronostic vital est engagé et elle est transportée aux urgences… Basé sur son expérience personnelle, Katia Ghanty nous livre ici un spectacle qui transpire de sincérité et d'émotions, mais surtout une formidable leçon de vie et de résilience. Elle va nous partager son calvaire, ses doutes, ses espoirs mais le spectacle va s’avérer aussi être un immense hommage à tout le personnel hospitalier qui a fait en sorte qu’elle puisse être là, sur scène, à nous livrer sa folle histoire. Elle y incarne toutes les personnes du corps médical qui l'ont aidé à traverser cette terrible épreuve, de ce médecin “sans filtre”, à cette infirmière bienveillante qui vous fera inévitablement fondre sur place.. Sa façon de switcher d'un personnage à l'autre est extrêmement fluide, la comédienne habite la scène et le spectateur est suspendu à ses lèvres. Le spectacle est en rupture de ton continu. On bascule régulièrement d'une émotion à une autre, et malgré l'enfer qu'elle traverse, elle apporte beaucoup d'humour, voire de poésie, à son récit, sans jamais nuire au propos. Le spectacle aurait aussi pû facilement tomber dans le patho, mais elle arrive toujours à garder la bonne distance et l’ensemble est d’une justesse admirable. Encore une fois, Eric Bu nous livre une mise en scène exemplaire, pour mettre en valeur ce récit intime. Que ce soit les lumières ou cette musicienne, dont les partitions accompagnent le spectacle, les ambiances installées fonctionnent à merveille. Ce spectacle est une véritable ode à la vie et une leçon de courage, mais surtout un immense coup de cœur de ce début de festival… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique CONCERTO POUR DEUX CLOWNS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CONCERTO POUR DEUX CLOWNS CONCERTO POUR DEUX CLOWNS ❤️❤️❤️❤️ Le festival OFF, c’est aussi l’occasion de tomber sur des spectacles hors-normes. Les rois vagabonds, Julia Moa Caprez et Igor Sellem, incarnent deux clowns. Fidèle au genre, il y a Elle, clown blanc, digne et autoritaire, et Lui « L’auguste » avec ses bouffonneries, déstabilisant sa comparse. Mais même s'ils déploient énormément d’énergie pour faire rire le public, ces deux artistes sont avant tout des musiciens virtuoses, Elle armée d’un violon et Lui d’un tuba, mais aussi des grands acrobates. Les cascades impressionnantes, chutes et autres pitreries burlesques vont s’enchainer. Le tout en musique, jouée par nos deux artistes, souvent avec des postures totalement improbables. Le spectacle est quasiment muet, mais ils vont réussir à nous faire rire à gorge déployée, nous surprendre et nous émouvoir. Car cerise sur le gâteau, le spectacle finira même par prendre une dimension poétique et pleine de tendresse. Un spectacle grand public, porté de main de maitre par deux artistes complets. Utilisant le langage universel du rire, il réveillera l’enfant qui sommeille en vous. A découvrir. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LA MAIN DE LEILA – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA MAIN DE LEILA LA MAIN DE LEILA ❤️❤️❤️❤️❤️ Décidément ce festival 2017 sent le très bon cru Aujourd'hui il m'a fait voyager... en Algérie... On y suis l'histoire d'amour impossible entre deux jeunes Algériens pendant l'émergence des émeutes de 1988 sur fond d'hommage au cinéma et plus précisément de "Casablanca" C'est extrêmement drôle, les 3 acteurs nous offrent une débauche d'énergie pour interpréter les differents personnages de cette histoire, on assiste à une LECON de mise en scène où se sont de petits détails (frisant souvent le génie) qui nous aide à nous plonger dans leurs univers Et que dire de cette scène finale d'une beauté sans nom Le tout rend me spectacle tellement vivant qu'on a l'impression d'être au cinéma... ... Au Haram Cinéma Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Jusqu’où iriez-vous pour protéger un être cher ?

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ORPHELINS Jusqu’où iriez-vous pour protéger un être cher ? ORPHELINS ❤️❤️❤️ Jusqu’où iriez-vous pour protéger un être cher ? La pièce Orphelins nous plonge d’emblée dans une atmosphère étouffante : alors que Danny et Helen s’apprêtent à passer une soirée romantique, Liam, le frère de cette dernière, surgit, couvert de sang. Ce point de rupture marque le début d’une descente vertigineuse dans une quête de vérité aussi oppressante que bouleversante . Le récit, construit comme un huis clos haletant , s’articule autour d’un trio dont les liens familiaux vont être mis à rude épreuve. Liam, fragile et au discours décousu, semble aussi menaçant que vulnérable. Helen, sa sœur, cherche coûte que coûte à le protéger, quitte à se perdre elle-même. Quant à Danny, tiraillé entre l’amour qu’il porte à sa femme et ses convictions morales, il devient la voix lucide du drame, contraint de faire des choix déchirants. Les enjeux moraux se mêlent aux secrets enfouis, et chaque révélation ébranle un peu plus les repères du spectateur. À travers une tension croissante, la pièce nous interroge sur notre rapport à la loyauté, à la justice et à la violence. La mise en scène, avec ses lumières froides, accentue l’aspect claustrophobique de la situation, tandis que de brèves parenthèses oniriques viennent troubler notre perception du réel. Ce contraste participe à l’étrangeté du spectacle, à la fois ancré dans une réalité brute et teinté d’un certain vertige psychologique . Le trio de comédiens livre des performances d’une grande intensité, incarnant des personnages ambigus, pris au piège entre leurs sentiments et raison. Cependant, les dialogues volontairement hachés du personnage d’Helen ont nui à mon immersion. Un choix de mise en scène qui m’a perturbé, mais n’enlève rien à la qualité du jeu de la comédienne Julia Gratens qui livre une interprétation d’une puissance sidérante. Malgré cette réserve, Orphelins s’impose comme un thriller théâtral percutant, dérangeant, profondément humain, qui interroge sans relâche : que serions-nous capables de faire, par amour, par peur, ou par devoir ? Une pièce qui ne laisse clairement pas indemne. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique JE M'APPELLE ASHER LEV – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle JE M'APPELLE ASHER LEV JE M'APPELLE ASHER LEV ❤️❤️❤️❤️❤️ Décidément, après m'avoir émerveillé pendant trois semaines, le festival OFF en gardait sous le capot et vient de me proposer un immense coup de coeur. Asher Lev, nait dans une famille juive orthodoxe du New York des années 40. Passionné par la peinture, il va se retrouver tiraillé entre son art, sa religion et l'amour que lui porte ses parents. Le spectale va alterner les moments où Asher Lev sera le narrateur de sa propre histoire, et les scènes du quotidien de ce jeune artiste. La pièce brille par la qualité de son texte, avec un grand soin apporté aux relations entre les personnages, offrant des échanges remplis de sens et jamais manichéens. Mais c'est clairement le jeu de ses comédiens qui la propulse au sommet. Martin Karmann est impressionnant et livre des moments d'une grande puissance théâtrale qui captive le public. Et que dire de Guillaume Bouchède... Ce comédien ne cesse de me bluffer. Il y a tellement de nuances dans sa palette de jeu. Qu'il incarne le père ou le mentor de notre héros, il le fait avec un naturel déconcertant en réussissant à chaque fois à toucher le spectateur ou bien en lui décrochant un sourire, grâce à une réplique ou une mimique, et toujours avec une subtilité qui laisse admiratif. La relation père-fils qu'ils réussissent à installer est admirable, coincés entre l'amour qu'ils se portent et les valeurs qu'ils défendent, faisant de cette histoire une terrible tragédie. Elle donne lieu a des dialogues très pertinents, comme cet échange sur le sens de l'art. De même les liens qui ce tissent entre Asher et Jacob Khan, l'artiste qui le prend sous son aile, sont extrêmement forts. La mise est scène sobre et est aidée par un jeu judicieux avec les lumières, ainsi que cette immense fenêtre servant de décor, et son propos métaphorique lourd de sens. Une véritable pépite forte en émotions et un hymne à la liberté d'expression. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Quand une simple visite vire au cauchemar intérieur

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FAUSSE NOTE Quand une simple visite vire au cauchemar intérieur FAUSSE NOTE ❤️❤️❤️💛 Quand une simple visite vire au cauchemar intérieur FAUSSE NOTE nous entraîne dans une joute verbale d'une rare intensité entre un chef d'orchestre et un mystérieux visiteur. Très vite, ce qui semblait être une simple rencontre fortuite bascule en un interrogatoire redoutable. Dès les premières minutes, la tension s’installe et ne cessera de monter, portée par un duo d’acteurs magistral. Didier Caron et Pierre Azéma impressionnent par la justesse de leur jeu : regards acérés, silences lourds de sens, ruptures de rythme millimétrées. On perçoit non seulement une maîtrise technique indéniable, mais aussi, et surtout, une intensité émotionnelle saisissante. Ce huis clos, véritable thriller psychologique, explore les zones grises de la mémoire, du pardon et de la culpabilité, sans jamais céder au manichéisme. Le sujet, fort et délicat (que je ne dévoilerai pas ici) est abordé avec une remarquable justesse. Didier Caron, qui signe également la mise en scène, évite tout effet démonstratif : son écriture fluide mise sur la progression du doute, l’éveil de l’émotion, la lente déflagration intérieure. La force de la pièce réside aussi dans sa mise en scène épurée. Quelques meubles, une lumière discrète, un espace restreint : rien ne vient distraire. Tout est au service du jeu, du texte, de l’émotion brute. Ce dépouillement scénique accentue le sentiment d’enfermement, de huis clos suffocant, presque carcéral. Certes, quelques longueurs peuvent se faire sentir dans la seconde partie, mais loin de nuire à l’ensemble, elles participent à l’asphyxie voulue du dispositif, et accompagnent la lente révélation de vérités enfouies. Le final laisse le public bouleversé. Et lorsque Didier Caron lui-même peine à sortir de son personnage au moment des saluts, on comprend que ce spectacle va bien au-delà d’un simple exercice de style : c’est un choc scénique, à la fois sobre, tendu, et viscéralement humain. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR ❤️❤️❤️❤️💛 Donc pour ma première journée au festival, j'ai commencé avec "On ne voyait que bonheur" et comment dire... ça fait bizarre cette sensation d'avoir vu ce que le festival pourra offrir de mieux cette année Dès l'ouverture de la pièce, sur une splendide chorégraphie, ponctuée de quelques mots qui résume parfaitement les grands et mauvais moment d'une vie, je me suis dit "Là il risque de se passer quelque chose de rare" Mais en fait, je n'imaginais pas le dixième de ce qui nous attendait Pendant 1h20 tout ce qui se passe sous nos yeux frise la perfection Les deux comédiens sont FABULEUX et à travers toute une palette de personnages viennent nous raconter cette histoire terriblement bouleversante, tout en étant parsemée de moment poésie rare et malgré le sujet très lourd on se surprend souvent à rire Le texte est puissant, profond, tout sonne vrai. L'évolution de ses personnages que la vie n'a pas épargné est parfaite Alors oui, j'ai a de nombreuses reprises eu les yeux en marée haute, j'en suis ressorti chamboulé, mais QUELLE leçon de vie sur l'espoir, la rédemption, le pardon Ce matin je disais que j'espérais qu'Avignon 2017 me fasse autant vibré que l'année dernière et en une seule pièce l'objectif est accompli Alors oui, mon festival commence à peine, mais j'ai déjà mon coup de coeur de l'année Et il y a de forte chances que j'y retourne d'ici la fin du festival Une dernière chose "Pourquoi il pleut?" Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une quête de liberté et d'identité entre deux mondes.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle 4211 km Une quête de liberté et d'identité entre deux mondes. 4211 km ❤️❤️❤️❤️ Une quête de liberté et d'identité entre deux mondes. 4211 km, c'est la distance parcourue par Mina et Fereydoun, un couple iranien ayant fui la dictature de leur pays pour se réfugier en France. Leur fille, Yalda, née à Paris, va nous raconter leur combat pour la liberté, leur amour pour l'Iran qu'ils ont dû quitter et leur espoir persistant de retourner un jour dans leur pays natal. Yalda partage également ses propres défis en tant que fille d'immigrés, cherchant à s'intégrer en France tout en restant fidèle à ses racines iraniennes. La pièce explore la quête d'identité de Yalda, déchirée entre deux mondes : l'Iran, pays de ses parents et de ses racines culturelles, et la France, son pays de naissance où elle tente de trouver sa place. Elle évoque le combat de ses parents contre la dictature du shah d'Iran, leur rêve de liberté et de démocratie et leur fuite vers la France qui devait être temporaire mais qui s'est prolongée pendant des décennies. La mise en scène est fluide et rythmée, alternant entre différents lieux et époques, ce qui donne au spectacle une dimension cinématographique. Les décors, les éclairages et la musique transportent le spectateur en Iran. La pièce résonne particulièrement avec l'actualité, soulignant l'importance de la liberté et rendant hommage à ceux qui luttent contre l'extrémisme. En cela, elle fait écho à LES POUPÉES PERSANES , une pièce que j’avais particulièrement aimé et traitant de thèmes similaires. Les deux spectacles se répondent sur de nombreux points. 4211 km est, avant tout, une ode à la liberté et un hommage aux personnes courageuses qui se battent pour un monde meilleur, malgré les sacrifices et les défis auxquels ils sont confrontés. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique BADINE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BADINE BADINE ❤️❤️❤️ Badine est certainement un des plus grands classiques d’Alfred Musset. Une grande tragédie au texte magnifique sur un triangle amoureux. Salomé Villiers a eu la brillante idée de transposer la pièce dans les années 1950 et ça fonctionne à merveille. On est émerveillé par le décor, les costumes, ou les lumières. Cela amène un côté onirique à l’ensemble créant un contraste avec le côté profondément tragique de l’œuvre. Mais c’est surtout le choix d’incorporer des chansons qui ravi le spectateur intensifiant la fraicheur et la poésie qui survole le spectacle. Et si les chansons sont des standards des fifties, on y retrouvera bien des paroles tirées des œuvres de Musset, et on sera envouté par la voix de Milena Marinelli, dans le rôle de la naïve Rosette. Elle arrive ainsi, sans dénaturer les propos de la pièce, à offrir une modernité à la pièce la rendant accessible au plus grand nombre et permettant aux non-initiés de découvrir l’univers de Musset et la beauté de ses textes. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une chambre, quelques figurines… et tout Hamlet prend vie.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle HAMLET # LA FIN D’UNE ENFANCE Une chambre, quelques figurines… et tout Hamlet prend vie. HAMLET # LA FIN D’UNE ENFANCE ❤️❤️❤️💛 Une chambre, quelques figurines… et tout Hamlet prend vie. Transposer Hamlet dans la chambre d’un adolescent : voilà un pari audacieux, et surtout une idée redoutablement efficace. Après la mort de son père et le bouleversement de sa vie familiale, un jeune garçon s’enferme dans son monde et transforme cet espace intime en véritable plateau de théâtre. À l’aide de figurines, de marionnettes et de tout ce qui l’entoure, il met en scène la tragédie de Shakespeare, mêlant peu à peu le texte original à sa propre histoire. C’est dans ce dialogue constant entre fiction et réalité que le spectacle trouve toute sa force. Le texte de Shakespeare entre en résonance directe avec la vie de cet adolescent, créant un parallèle saisissant qui apporte une véritable profondeur . Plus qu’une simple modernisation, cette adaptation révèle à quel point l’œuvre peut encore faire écho à des émotions universelles : la colère, le deuil, la solitude, le passage à l’âge adulte. Au cœur du spectacle, il y a la performance de Victor Duez. Seul en scène, il impressionne par l’énergie qu’il déploie et par l’étendue de son talent . Comédien, bien sûr, mais aussi chanteur, musicien, manipulateur de marionnettes : il enchaîne les registres avec une aisance bluffante. Son jeu flamboyant donne vie à une multitude de personnages et insuffle au spectacle un rythme constant qui ne faiblit jamais. La mise en scène, particulièrement inventive, repose sur une scénographie extrêmement maîtrisée. Chaque objet de la chambre devient un élément de jeu, détourné, transformé, intégré dans une mécanique théâtrale d’une grande fluidité . L’imaginaire semble surgir de partout, comme si cet espace intime devenait un terrain d’expression sans limite. La musique et la vidéo occupent également une place essentielle. Elles participent pleinement au rythme du spectacle, renforcent son ancrage contemporain et viennent enrichir la narration en créant des ruptures, des respirations, ou au contraire des montées en intensité. Et c’est sans doute là la plus belle réussite du spectacle : réussir à embarquer même les plus réfractaires. Car si je ne suis pas particulièrement amateur des textes de Shakespeare, Hamlet, la fin d’une enfance a pourtant réussi à me captiver de bout en bout. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un spectacle qui vous perd… pour mieux vous rattraper.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle SUZANNE Un spectacle qui vous perd… pour mieux vous rattraper. SUZANNE ❤️❤️❤️ Un spectacle qui vous perd… pour mieux vous rattraper. Il y a des spectacles dont on sort avec une furieuse envie d’en parler… Le problème, c’est qu’en dire trop serait presque une trahison. Parce que oui, Suzanne est de ces pièces à tiroirs, volontairement déroutantes, qui jouent avec nos repères et prennent un malin plaisir à nous perdre en route. Et je ne vais pas mentir : j’ai mis un peu de temps à embarquer. On suit un réalisateur en panne d’inspiration face à son assistante. Une séance de travail. Un point de départ assez simple… sauf que très vite, quelque chose cloche. Les dialogues semblent glisser, les situations dérapent, et on ne sait plus vraiment sur quel pied danser. On se demande même où tout ça va nous mener. Et puis, doucement, presque sans prévenir, tout s’installe. L’écriture révèle alors toute sa finesse. Ce qui semblait flou devient un jeu de dupes où chaque dialogue se répondent. La pièce navigue avec une vraie maîtrise entre comédie cynique, thriller, tension psychologique et drame plus intime , trouvant un équilibre assez jubilatoire entre le rire et le malaise. Et surtout, il y a ce moment où tout bascule : où les dialogues résonnent différemment, où ce qui nous faisait sourire commence à nous toucher autrement. Plus profondément... Le duo sur scène n’y est évidemment pas pour rien. Leur précision, leur engagement, leur capacité à passer d’un registre à l’autre rendent l’ensemble totalement crédible, même dans les zones les plus instables du récit. Avec le recul, cette construction non linéaire et cette ouverture qui m’ont d’abord tenu à distance, deviennent presque la clé du spectacle. Elles nous attrapent, nous déstabilisent… pour finalement mieux nous embarquer jusqu’à un final aussi prenant que réussi. Suzanne , c’est typiquement le genre de pièce qui demande qu’on lui fasse confiance et qui finit par nous emporter. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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