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- THE FATHER : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film THE FATHER . THE FATHER ❤️❤️❤️❤️💛 Décidément, le cinéma n’aura pas mis longtemps pour me faire de nouveau vibrer. Car, THE FATHER a clairement été une ÉNORME baffe aussi bien émotionnelle que cinématographique. La prouesse est d’autant plus forte que Florian Zeller réalise ici son premier film, adapté d’une de ses pièces de théâtre. Émotionnelle, car il aborde un sujet tabou mais qui parlera au plus grand nombre : La fin de vie et la place que notre société laisse à ses aînés. Le film traite ça de façon très juste, sans jugement et forcément ça fait réfléchir. On y suit un homme de 80 ans, interprété par un Anthony Hopkins bluffant, dont la réalité se brise littéralement sous nos yeux et que sa fille essaie d’accompagner de son mieux. Mais avant tout, le film parlera d’une terrible maladie, Alzheimer, sans que le nom ne soit jamais prononcé. Et il le fait avec justesse et dignité, sans jamais être lourd dans ses propos et pourtant avec une redoutable efficacité. Car, la plus grande idée du film, est de faire vivre son histoire via le regard de son protagoniste et non de son entourage. Le film offre un scénario vraiment ingénieux qui est fait de telle sorte, qu’en tant que spectateur, on se sente perdu dans un labyrinthe psychologique. Grace à son écriture, Zeller nous fait vivre la situation plutôt que de nous la montrer. On est plongé dans la tête du héros et on finit par perdre pied avec lui, arrivant même parfois, nous aussi, à douter de ce qui se passe devant nos yeux. Au début, c’est assez troublant, mais finalement terriblement efficace. La mise en scène ingénieuse vient enfoncer le clou, avec un énorme travail sur les décors et les cadres, dont je ne peux parler sans trop en dévoiler. Zeller, malgré le huit clos, évite le cliché du théâtre filmé en utilisant le montage qui est au cœur de la construction de son œuvre. Le film empruntera souvent les codes du thriller paranoïaque intensifiant le sentiment de malaise ressenti par le spectateur. Clairement, pour un premier film, ça laisse admiratif. L’interprétation d’Anthony Hopkins est fabuleuse et prouve une nouvelle fois qu’il est un des plus grands acteurs que le 7e art ait connu. Le fait qu’on ait grandit avec lui, au fil de sa carrière, et que son personnage porte le même prénom qui lui, donne même un côté film testamentaire, le rendant encore plus touchant. Mais quelle palette d’émotion ! Souvent tendre et drôle, parfois exécrable, fragile et vulnérable la plupart du temps, il livre une prestation exemplaire jusqu’à un final qui laisse sans voix… Olivia Colman n’est pas en reste. Avec un jeu tout en retenue, elle est bouleversante dans son rôle de fille aimante, mais impuissante, qui voit sombrer son père dans une démence sénile. Plus qu’un film, c’est une expérience cinématographique que nous livre Zeller, qui grâce à un casting de haut vol vient toucher le spectateur de plein fouet. Partager
- Une bulle de tendresse
Découvrez notre critique détaillée du spectacle BULLE Une bulle de tendresse BULLE ❤️❤️❤️💛 Une bulle de tendresse Dès l’ouverture de la pièce, la narratrice interpelle le public pour l’entrainer dans une bulle de tendresse, un sentiment qui survolera l’ensemble du spectacle. Elle nous raconte l’histoire de Julie et Romain, qui se sont rencontrés et aimés depuis leurs enfances, mais que le destin a fini par éloigner… On a affaire à une comédie romantique et musicale, mais on est loin des spectacles musicaux qui en mettent plein les yeux avec des chorégraphies impressionnantes. Non, ici, que ce soit par le texte ou les musiques, on recherche plutôt la poésie et à amener les émotions en douceur. Et ça fonctionne, la pièce ne cherche jamais à forcer les choses, et pourtant on est touché par le destin de nos deux héros. Mais la pièce se montre aussi souvent très drôle, avec parfois un décalage aussi surprenant qu’efficace. On notera aussi le joli travail de mise en scène et son subtil jeu sur le décor amovible, offrant quelques beaux tableaux oniriques. Le spectacle a été vu lors de sa sortie de résidence, mais la proposition que nous ont offert Stéphane Titeca et ses comédiens (Aghate Sanchez, Dorothée Leveau et Anthony Alborghetti) était déjà réellement aboutie et devrait réussir à trouver facilement son public lors du festival. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- PARASITE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film PARASITE . PARASITE ❤️❤️❤️❤️❤️ Donc là, on a affaire à ce qu’on peut appeler une leçon de cinéma… Et quelle leçon de cinéma !!! Déjà, au niveau de l’écriture. Le film est clairement inclassable. Bong Joon Ho change régulièrement le registre de son film en le faisant passer de la comédie, au drame, à la critique de société, au thriller ou encore à d’autres genres plus improbables que je vous laisserai découvrir. Et ces changements il les fait avec une facilité déconcertante, tout en apportant réellement quelque chose à un scénario malin et plein de surprises. Il réussit par la même à nous offrir tout un panel d’émotions. Le rire, bien sûr, parce que le film est drôle, très drôle même, que ce soit par ses dialogues, son comique de situation ou parfois un humour noir jouissif. Mais il réussit aussi à nous stresser, nous révolter, venir essayer de nous tirer une larmichette… pour nous amener à un final… bluffant... Et réussir à nous faire ressentir autant d’émotions contradictoires en 2h, c’est vraiment la classe. Mais c’est aussi une leçon de mise en scène. Bong Joon Ho ne place jamais sa caméra au hasard et on a souvent le droit à des plans aussi magnifiques qu’ingénieux (je pense notamment à certains plans larges qui m’ont bluffé, qui ne sont pas là pas juste pour faire joli, mais permettent aux spectateurs de suivre plusieurs actions à la fois. Effet immersif garanti). Alors oui, c’est du cinéma coréen, et ça pourrait en rebuter certains. Vous auriez dû voir la tête de Gabriel quand il a compris que je l’emmenais voir un film coréen en VOST. Mais au final je pense ne pas mentir en disant qu’il a beaucoup aimé l’expérience. Parce que c’est clair qu’entre l’occident et l’Asie il y a un gouffre culturel, et entre notre cinéma et le leur c’est pareil. Dans le cinéma asiatique il y a souvent un côté outré et décalé. Il suffit de voir la différence entre un film d’animation des studios Ghibli (Le château ambulant, Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké…) et un Disney, et pourtant la qualité des animés asiatiques n’est plus à démontrer. Et bien, pour ce qui est des films, c’est un peu pareil. Bref, si vous êtes déjà amateur du cinéma asiatique, FONCEZ, et si vous n’avez jamais découvert le cinéma asiatique quoi de mieux que de démarrer par un TRES grand film. Partager
- Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LAISSE-MOI PARTIR Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre. LAISSE-MOI PARTIR ❤️❤️❤️💛 Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre. Même si la raison du départ de Mathieu est rapidement abordée, je ne m’attarderai pas dessus ici. Ce qui m’intéresse surtout dans Laisse-moi partir , c’est la manière dont la pièce parvient à transformer un sujet difficile en un véritable moment de vie, avec une grande sincérité . Car l’une des grandes réussites du spectacle est de trouver un équilibre particulièrement juste entre l’émotion, l’humour et la tendresse . Et surtout, Laisse-moi partir est souvent très drôle. La pièce ne cherche jamais à provoquer le rire artificiellement : l’humour naît des situations, des caractères, des maladresses et de cette manière très humaine qu’ont les membres d’une famille de se parler, parfois de se chamailler, parfois de se blesser sans réellement le vouloir. Ces moments de légèreté apportent un souffle bienvenu et rendent les passages plus intimes et plus émouvants encore. Le propos aurait pourtant pu facilement basculer dans le pathos ou le mélodrame, mais la pièce évite constamment cet écueil. Elle aborde un sujet lourd avec pudeur et justesse, sans jamais enfermer ses personnages dans la tristesse. Au contraire, elle célèbre la vie, les liens familiaux et ces petits instants de bonheur qui prennent parfois une importance immense. Si Laisse-moi partir fonctionne aussi bien, c’est avant tout grâce à l’écriture de ses personnages. La pièce alterne avec beaucoup de finesse les dialogues familiaux, les moments de partage, les souvenirs, mais aussi les disputes et les incompréhensions. Ces ruptures de ton sont parfaitement maîtrisées : on peut passer du rire à l’émotion en quelques secondes... Ici, personne n’est caricatural. Chacun porte ses propres fêlures, ses maladresses, ses regrets ou ses difficultés à exprimer ce qu’il ressent. Ce sont justement ces imperfections qui rendent les personnages profondément attachants . On se reconnaît dans leurs réactions parfois excessives, dans leurs silences, leurs petites piques, mais aussi dans cette façon parfois maladroite d’aimer ceux qui nous entourent. La relation entre Mathieu et sa sœur est d’ailleurs particulièrement réussie. Leur rapport complexe, fait de tendresse et de tensions, de « je t’aime, moi non plus », sonne avec beaucoup de vérité. Derrière les disputes et les reproches apparaît une complicité évidente, celle de deux personnes qui se connaissent parfaitement et qui, malgré leurs différences, restent profondément liées. Cette complicité se retrouve également sur scène grâce au trio formé par Romain Poli, Cécile Covès et Christine Gagnepain. Leur entente est évidente et communicative. On croit immédiatement à cette famille , à ses habitudes, à ses blessures et à son amour, tant les trois comédiens donnent une grande authenticité à leurs personnages. Leur plaisir de jouer ensemble se ressent et participe largement au charme du spectacle. Même si le fond de Laisse-moi partir est lourd, la pièce choisit de l’aborder avec une véritable lumière. Elle nous rappelle l’importance des liens qui nous unissent, des moments partagés et de ces mots que l’on repousse parfois à dire. Au-delà de son sujet, le spectacle est une invitation à profiter de la vie et à dire à ceux qui comptent qu’on les aime . Un spectacle profondément humain, souvent drôle, parfois bouleversant, qui laisse derrière lui une belle envie : celle de croquer la vie à pleines dents. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque.
Découvrez notre critique du film LE COMTE DE MONTE-CRISTO . Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque. LE COMTE DE MONTE-CRISTO ❤️❤️❤️❤️ Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque. L'année dernière, Pathé s'était attaqué à l'œuvre d'Alexandre Dumas avec LES TROIS MOUSQUETAIRES. Même si le premier film était plus que prometteur, le second opus s’est avéré être une grosse déception, car trop brouillon, s'éparpillant dans sa narration, et devenant même parfois ridicule comme lors de sa scène post-générique. Et avec l'adaptation du Comte de Monte-Cristo, une œuvre de 1500 pages, on pouvait s'attendre au même sort. Sauf que Mathieu Delaporte et Alexandre de La Patellière ont choisi de sacrifier des pans du roman, ou certains personnages, pour mieux se concentrer sur ce qu’ils voulaient raconter. Et même si certains pourraient regretter que l'emprisonnement d’Edmond Dantès ne soit pas approfondi, où que l'ascension du Comte se fasse sous forme d'une ellipse, pour moi le choix des réalisateurs est judicieux, car il permet de mieux se consacrer à ce qui en fait l'âme du roman, à savoir la vengeance. Dès la scène d'ouverture la couleur est annoncée, et montre que le studio s'est donné les moyens de ses ambitions. Clairement le budget pharaonique du film transparaît à l'écran. Les décors et les costumes impressionnent, et même s'il y a peu d'action et que le film flirte plutôt du côté du thriller, il y a une ampleur constante qui se dégage de la mise en scène. Les décors naturels somptueux sont mis en valeur par des travellings ou plans filmés au drone apportant un souffle épique. Le tout est sublimé par une photographie aux couleurs vives, ou à l'utilisation de Clair-obscur qui appuie l'ambiguïté de notre héros. Le film offre une relecture moderne avec une approche super héroïque qui fonctionne parfaitement sans jamais trahir le roman. En effet, l'ombre du Batman de Christopher Nolan n'est jamais très loin. Que ce soit l'emprisonnement de Dantès, la cave secrète, et bien sûr la notion de justicier masqué qui est au centre même du film, il y a beaucoup de parallèle avec le héros de Gotham. Malgré ses trois heures, on ne voit pas le temps passer. Le public prend même un malin plaisir à voir le piège se refermer sur les antagonistes, comme lors d’une scène de repas extrêmement maîtrisée. Le casting est clairement investi et surtout parfaitement dirigé. En premier lieu Pierre Niney qui prouve une fois de plus qu'il est un acteur caméléon capable de jouer n'importe quel rôle. Les seconds rôles ne sont pas en reste, comme le trio d'antagonistes aussi détestables que jubilatoires. Je retiendrai aussi Anamaria Vartolomei qui imprègne la pellicule à chacune de ses apparitions. Un souffle épique et romanesque survole l'ensemble, souligné par une superbe musique. Et même si les deux réalisateurs ont dû faire des choix, ils nous offrent un film français d'une ampleur rare. Je dis souvent qu'on a le cinéma que l'on mérite, et espérons que le succès sera au rendez-vous pour que la France continue à investir dans des projets d'une telle envergure. Partager
- LE CHANT DU LOUP : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film LE CHANT DU LOUP . LE CHANT DU LOUP ❤️❤️❤️❤️ Décidément 2019 commence TRÈS fort 2e GRAND coup de cœur de l'année, après un "Green Book" qui m'avait bluffé il y a deux semaines, mais aussi après des "Vice" et autres "La favorite" qui avaient d’indéniables qualités Donc voici "Le chant du loup" Forcément, le cinéma français qui nous pond un film de genre et qui plus est, un "film de sous-marin", ça ne pouvait que m'intriguer et en tout cas lui accorder une chance en salle obscure, juste pour récompenser l'audace Et bien mazette, quelle baffe!!! La scène d'ouverture t'annonce tout de suite que tes nerfs vont être mis à rude épreuve Puis la tension monte progressivement pour finir par te plonger dans une apnée qui te scotche à ton fauteuil. C'est un thriller anxiogène d'une efficacité redoutable avec un ENORME travail sur la bande son qui intensifie la tension ressentie (c'est vraiment le genre de film qui perd beaucoup à être vu sur une TV) Bref foncez le voir au cinéma, ne serait-ce que pour soutenir ce genre de production française bien loin de ces habituelles comédies populaires plus lourdes les unes que les autres... Partager
- NOVEMBRE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film NOVEMBRE . NOVEMBRE ❤️❤️❤️❤️ Le film relate les cinq jours de traque qui ont suivis les attentats du 13 novembre. Le projet était casse gueule tant l’évènement est clairement un des plus grands traumatismes de la mémoire collective de ces dernières années. Et ça Jimenez l’a bien compris et ne tombe heureusement pas dans le putassier en filmant les actes terroristes. Il y a même une certaine pudeur dans sa façon d’aborder cette terrible nuit. Dans ce genre de film, qui aborde des évènements qui ont marqué l’histoire, le spectateur connait déjà une grande partie des tenants et aboutissants, et plus que l’histoire, c’est la façon de la raconter qui fait qu’on a affaire à un grand film. Et là aussi, le réalisateur n’a rien à envier aux plus grands modèles du genre. Son film impressionne dès son ouverture par la tension qu’il installe et qui ne quittera jamais le spectateur jusqu’à un final tétanisant. Niveau mise en scène et montage, c’est un sans-faute. On est constamment en apnée, tant le rythme est soutenu. Le gros travail musical et sonore enfonce le clou et en font une œuvre d’une puissance et d’une efficacité redoutable. Il fait le choix de focaliser le récit exclusivement sur les enquêteurs, leur méthodologie, leurs choix et leurs conséquences, les fausses pistes, les problèmes de communication, mais surtout la terrible pression qui repose sur leurs épaules. Ça rend l’ensemble extrêmement immersif. Mais c’est aussi à l’origine d’un de mes rares petits bémols sur le film : les personnages ont beau être admirablement interprétés par un grand casting, pour la plupart ils sont tellement fonctionnels qu’il y a un manque d’attachement et donc d’émotions qui s’en dégagent… Sortent du lot quand même les personnages d’Anaïs Demoustier et surtout de Lyna Khoudri, toutes deux magistrales, qui offrent quelques scènes intenses et parviennent à nous toucher. Bref, pari réussi pour Jimenez qui malgré le sujet complexe livre un film extrêmement maitrisé et efficace. Partager
- Un tango d’émotions
Découvrez notre critique détaillée du spectacle UN SOUPÇON D’AMITIÉ Un tango d’émotions UN SOUPÇON D’AMITIÉ ❤️❤️❤️❤️💛 Un tango d’émotions Il y a quelques années, Chloé et Philippe Froget m’avaient déjà conquis avec leur fabuleux A ime comme Marquise , et autant vous le dire tout de suite : avec Un soupçon d'amitié , ils n’ont rien perdu de leur superbe. Le rideau s'ouvre sur l'impressionnant décor qui nous plonge dans l’Argentine de 1961. Nous y découvrons un couple qui reçoit la visite d'un mystérieux visiteur venu leur faire des révélations troublantes sur leur meilleur ami. Un véritable tsunami émotionnel s’abat alors sur eux, mettant à mal cette grande amitié, à mesure que les soupçons s’installent. On notera au passage l’intelligence du titre, qui n’a d’égal que celle du texte, lequel s’amuse à malmener les certitudes du couple… comme celles des spectateurs. La pièce nous questionne sur la force et les limites de l’amitié , mais aussi la façon dont nous-mêmes réagirions à la place des personnages. Très vite, un thriller psychologique s’installe sous nos yeux, dont la tension ne cesse de croître. Le suspense, nourri de soupçons et de faux-semblants, maintient le spectateur dans un état de doute permanent. Des touches d’humour salvateur viennent régulièrement relâcher la pression , tout comme ces moments de danse oniriques, d’une grande poésie. Si le décor unique pouvait laisser croire à une mise en scène classique, celle-ci regorge en réalité de trouvailles scéniques ingénieuses , avec notamment une gestion du temps particulièrement brillante. Mais ce qui fait surtout la réussite d’Un soupçon d'amitié , c’est son quatuor de comédiens d’un très haut niveau, chacun caractérisant à la perfection son personnage. Et comment ne pas saluer en particulier Ariane Brousse, qui transpire d'émotions. Le moindre de ses regards nous traverse et nous bouleverse, tant elle parvient à rendre palpable chaque nuance de son personnage. Ses scènes de tango, chargées de sensualité, sont tout simplement envoûtantes. Rarement le silence n’aura autant parlé sur un plateau. Il en dit parfois bien plus long que les révélations qui s’enchaînent. Un soupçon d'amitié est clairement une grosse claque de ce début de festival. Le genre de spectacle dont le bouche-à-oreille risque de se propager comme une traînée de poudre dans le OFF. Assurément un immanquable de ce festival . Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- L'INSOLENT ROLAND GARROS critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle L'INSOLENT ROLAND GARROS L'INSOLENT ROLAND GARROS ❤️❤️❤️ La pièce retrace le destin assez fou de cet aviateur qui a consacré sa vie pour repousser les limites. Comme toujours, Eric Bouvron joue avec notre imaginaire. Ici il n'y a pas de décors, et pourtant, grâce à un astucieux jeux d'accessoires, il nous fait voyager. Une roue, un ruban ou une écharpe la mise en scène inventive fait que l'on y croit. Les vols en avions sont même un régal. Je dois avouer que je ne connaissais pas grand chose du personnage et c'était assez passionnant de découvrir son histoire, d'autant plus que les comédiens y mettent beaucoup d'énergie. Et puis, moi, si la comédienne me chante "Wayfaring stranger", bah ça suffit pour m'emporter... Il fallait bien que ce festival se termine et ça fait plaisir de le faire sur ce genre de spectacle... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Quand la danse devient un langage universel
Découvrez notre critique détaillée du spectacle ÉCLATS DE VIE Quand la danse devient un langage universel ÉCLATS DE VIE ❤️❤️❤️❤️ Quand la danse devient un langage universel Six danseurs interprètent différents tableaux représentant notre société dans ses différents travers. Le spectacle aborde des thèmes sociaux comme la violence faites aux femmes, l’oppression du travail, en passant par la drogue ou la maladie. Chaque chorégraphie impressionne par la façon dont elle ressort les émotions tout en étant en symbiose totale avec la musique. De même la musique varient entre l’électro et des morceaux plus symphoniques. Cette diversité musicale accompagne parfaitement les différents tons, parfois satirique, violente ou empreinte de poésie. Les éclairages sont également un élément clé du spectacle, soulignant les mouvements des danseurs et ajoutant une dimension visuelle puissante à leur performance. La force du spectacle est de réussir à nous raconter quelque chose par le biais de la danse, et l’ensemble prend un véritable sens. Mais même si chaque chorégraphie a un style qui lui est propre, elles ont toutes un point commun : éblouir les spectateurs et les submerger d'émotions. Certaines scènes dont même de petits bijou qui valent à elles seules le détour. Je pense à celle du couple, à la fois d’une beauté et d’une poésie inouïe, avant de venir bouleverser le spectateur. On notera aussi, ce final extrêmement bien vu apportant un message d’optimisme à ce magnifique show. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR ❤️❤️❤️❤️💛 Donc pour ma première journée au festival, j'ai commencé avec "On ne voyait que bonheur" et comment dire... ça fait bizarre cette sensation d'avoir vu ce que le festival pourra offrir de mieux cette année Dès l'ouverture de la pièce, sur une splendide chorégraphie, ponctuée de quelques mots qui résume parfaitement les grands et mauvais moment d'une vie, je me suis dit "Là il risque de se passer quelque chose de rare" Mais en fait, je n'imaginais pas le dixième de ce qui nous attendait Pendant 1h20 tout ce qui se passe sous nos yeux frise la perfection Les deux comédiens sont FABULEUX et à travers toute une palette de personnages viennent nous raconter cette histoire terriblement bouleversante, tout en étant parsemée de moment poésie rare et malgré le sujet très lourd on se surprend souvent à rire Le texte est puissant, profond, tout sonne vrai. L'évolution de ses personnages que la vie n'a pas épargné est parfaite Alors oui, j'ai a de nombreuses reprises eu les yeux en marée haute, j'en suis ressorti chamboulé, mais QUELLE leçon de vie sur l'espoir, la rédemption, le pardon Ce matin je disais que j'espérais qu'Avignon 2017 me fasse autant vibré que l'année dernière et en une seule pièce l'objectif est accompli Alors oui, mon festival commence à peine, mais j'ai déjà mon coup de coeur de l'année Et il y a de forte chances que j'y retourne d'ici la fin du festival Une dernière chose "Pourquoi il pleut?" Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- LES NOUVEAUX SAUVAGES : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film LES NOUVEAUX SAUVAGES . LES NOUVEAUX SAUVAGES ❤️❤️❤️❤️ Ce film est la définition même du mot jubilatoire. Il est composé de six sketches qui ont un dénominateur commun : la vengeance. Et le fait qu'ils soient tous réalisés par la même personne apporte une homogénéité à l'ensemble. Chaque scénette part d'un événement assez commun que chacun de nous peut rencontrer, ce qui rend les pétages de plombs des héros encore plus délectables. C’est sujets universels en font une satire sociale en poussant l’absurde et la folie jusqu'à l’extrême Et même si les segments sont forcément de qualité inégale, le niveau général est très bon et propose même quelques perles, comme le dernier acte qui est un bijou digne de Tarantino. Car oui, on rigole beaucoup, mais c'est un humour noir et bourré de cynisme qui a un effet miroir sur notre société. Chaque sketch arrive à se différencier par ce qu'il propose, sa mise en scène et évite ainsi qu'une lassitude s'installe. C'est anti-académique, décalé, irrévérencieux mais extrêmement jouissif. Partager













