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- Une plongée suffocante et bouleversante au cœur d’un hôpital en crise.
Découvrez notre critique détaillée du film L’INTÉRÊT D’ADAM . L’INTÉRÊT D’ADAM ❤️❤️❤️ Une plongée suffocante et bouleversante au cœur d’un hôpital en crise. Avec son deuxième film, Laura Wandel confirme qu’elle est bien plus qu’une promesse du cinéma social belge. Après UN MONDE, qui observait le harcèlement scolaire littéralement à hauteur d’enfant, elle déplace ici son regard vers l’hôpital et raconte l’histoire d’Adam, 4 ans, hospitalisé pour malnutrition sur décision de justice. Dans les deux cas, elle montre comment des cadres censés protéger l’enfant peuvent paradoxalement l’écraser ou le mettre en danger. La mise en scène, d’un naturalisme quasi documentaire, se transforme vite en véritable thriller. Collée à l’épaule de l’infirmière Lucy, caméra portée et plans-séquences plongent le spectateur dans une nuit étouffante, rythmée par des dilemmes moraux permanents : obéir au règlement ou tendre la main à une mère en détresse ? Cette immersion en quasi temps réel rend le récit oppressant et palpitant. En toile de fond, le film dresse aussi un portrait glaçant d’un système hospitalier épuisé : manque de moyens, pression sur les soignants, défiance des patients, sexisme ordinaire. Wandel capte cette réalité sans didactisme, à travers le vécu intime de ses personnages. Le récit repose entièrement sur le trio central. Léa Drucker impressionne dans le rôle de Lucy : sobre, précise, elle incarne une femme partagée entre le professionnalisme et l’élan de la compassion. Anamaria Vartolomei apporte toute la complexité nécessaire à cette mère fragile et obstinée, dont l’amour maternel se mêle au désespoir et à l’entêtement. Et comme dans UN MONDE, Wandel révèle un incroyable talent de direction d’acteurs enfants : le jeune Jules Delsart est bouleversant de naturel, rendant palpable l’innocence et la vulnérabilité de son personnage. La cinéaste filme sans juger, refusant tout pathos, et c’est précisément cette retenue qui donne à l’émotion sa puissance. Certains spectateurs pourront reprocher au film son intensité suffocante et ses situations parfois attendues, mais son format court (1h13) en fait une œuvre tendue et profondément humaine. Partager
- Critique de ALABAMA MONROE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ALABAMA MONROE . ALABAMA MONROE ❤️❤️❤️❤️❤️ D'un côté Didier, romantique athée, leader d'un groupe de Bluegrass et vouant une admiration pour les États-Unis. De l'autre, Élise, chanteuse de Country et tatoueuse ouverte à la spiritualité. Leur union fusionnelle, rythmée par la musique, donnera naissance à Maybelle. Un bonheur qui sera foudroyé quand la maladie touchera leur enfant... Alors, oui, que les choses soient claires, même si le film vous offrira un très grand moment de cinéma, ça ne sera pas une partie de rigolade... Le film prend le choix judicieux d'une temporalité éclatée et enchaîne les allers-retours dans le temps. C'est même une des forces du film, car ça permet d'alterner des moments tragiques et éprouvant à d'autres imprégnés de joie, d'amour et d'un humour contagieux. On navigue constamment entre un feel-good movie entraînant et une tragédie déchirante. Ces ruptures de ton permettent de donner un peu de répit au spectateur tout en approfondissant la relation entre ce couple qui se livre un amour passionnel. Car oui, l'expérience sera éprouvante et à moins de ne pas avoir de cœur, il risque d'être malmené par le visionnage. La musique a une place prédominante dans le film, jusqu’à en devenir un personnage à part entière. Elle sera le lien entre nos deux héros. D'autant plus que la participation musicale est grandiose. On retiendra les scènes de concert où les paroles des chansons souligneront parfaitement les émotions des personnages. Certains morceaux restent immanquablement gravés en mémoire et sont d'autant plus marquants qu'ils sont sublimés par une photographie magnifique. L’interprétation du couple est remarquable et est pour beaucoup dans la réussite du film. L'alchimie entre eux est totale et décuple les émotions ressenties par le spectateur. Il y a un réalisme pesant, intensifié par la justesse et l’intensité du jeu des acteurs, dans leur descente aux enfers. On assiste à des scènes intimes qui montrent l’amour et la passion nourrissant leur couple. Leurs convictions opposées vous amèneront à réfléchir sur les bienfaits de la science ou de la religion, sans pour autant prendre parti. Un film choc qui prend aux tripes, jusqu'à son final sublimissime qui, comme le reste du film, vous laissera avec un mélange de déchirement et de poésie… Partager
- Critique de DUNE : DEUXIÈME PARTIE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film DUNE : DEUXIÈME PARTIE . DUNE : DEUXIÈME PARTIE ❤️❤️❤️❤️❤️ Rares sont les films qui marquent à tel point le cinéma que leur impact changera littéralement la façon de concevoir des films, et je pense que le diptyque de Villeneuve rentrera clairement dans cette catégorie (ou tout du moins, je l’espère…). Car là, où depuis plusieurs années les blockbusters ont tendance à s’uniformiser en proposant toujours le même concept sans âme servie avec une bouillie numérique, DUNE sort clairement du lot. Ne serait-ce pour ce qui mettra tout le monde d’accord : le côté esthétique du film. C’est tout simplement éblouissant et le film enchaine les plans iconiques comme par magie. Tout d’abord, grâce à une utilisation des FX parfaitement intégrés à l’image. Même si c’est une œuvre de SF, tout semble palpable, crédible… C’est d’un réalisme bluffant et l’on croit à tout ce qui se passe sous nos yeux. Une qualité qu’on pourrait aussi attribuer au travail dingue sur le son. Là où le cinéma SF nous a habitué depuis des décennies à des sons électroniques pour intensifier le côté futuriste, ici le sound design est basé sur des sons réels et familier et ça change tout dans la perception du spectateur… Le tout est sublimé par une photographie grandiose, avec notamment certains contrejours de toutes beauté. D’autant plus que Villeneuve a un sens du rapport d’échelle hallucinant !!! Que ce soient les vaisseaux, les vers géants, ou tout simplement le désert, le film ne cesse de nous rappeler à quel point ses protagonistes ne sont que de simples grains de sable et il propose des plans ahurissants… Et que dire des costumes, des décors, le design des vaisseaux ou bien de la façon de filmer le désert au point d’en faire un personnage à part entière. Il y a un véritable sens du détail et visuellement... visuellement.. Le résultat est un sans-faute, et clairement une des œuvres qui m’aura le plus scotché au cinéma… Alors, on est toujours face à une œuvre assez contemplative qui risque d’en laisser certains sur le bas-côté… Mais le rythme est extrêmement bien dosé et propose même quelques moments épiques extrêmement intenses appuyés par une bande originale magistrale du maître Hans Zimmer. Mais DUNE, c’est bien plus que ça. C’est un blockbuster qui ne prend pas le spectateur pour un débile et lui propose une œuvre dense, qui lui demandera, certes, un certain investissement, mais si on rentre dans la proposition, quel bonheur !!! Alors, je n’ai pas lu le roman, et je ne comparerai pas, mais le résultat est assez dingue dans ce qu’il propose. Ce deuxième opus, nous plonge littéralement dans la vie et la culture des Fremens au point qu’on a parfois l’impression de se retrouver devant un documentaire, tant tout ce qui ce passe sous nos yeux semble crédible. Il faut dire que c’est aidé par un casting XXL, qui même si beaucoup n’ont que très peu de présence à l’écran, ils arrivent pour la plupart à exister, ne serait-ce que par leur prestance et le charisme des personnages qu’ils incarnent (je pense par exemple à un impressionnant Austin Butler). Un de mes rares bémols sur le premier opus, était d’ailleurs le manque d’impact émotionnel, qui est ici effacé, avec la trajectoire de certains personnages, et surtout une Zendaya au sommet qui, par un simple regard, arrive à te toucher en plein cœur. Et puis, il y a Timothée Chalamet… Il faut bien avouer que, même s'il a longtemps eu l’image du beau gosse qui fait craquer les adolescentes, il se construit petit à petit une filmographie impressionnante, et livre ici une prestation de haut vol, avec un personnage extrêmement ambiguë… Et puis, il y a le fond et cette façon totalement déstabilisante de faire vivre au spectateur une montée de fanatisme religieux de l’intérieur, avec des personnages auxquels il s’était attaché précédemment… Le film arrive à installer parfaitement une mythologie et des intrigues politiques cohérentes, qui font qu’on en demanderait presque plus… Car oui, je vais être honnête, il y a quelques petits détails qui m’ont gênés… Comme je le disais précédemment, l’histoire est dense, peut être trop, et on sent qu’il a fallu faire des choix, ou bien on a parfois certaines éclipses temporelles pour faire avancer l’histoire. Dans le même ordre d’idée, le personnage de Dave Bautista est anecdotique au point d’en devenir caricatural… Ou bien je pourrais parler de la planète, qui nous avait été présenté comme un véritable enfer, avec une chaleur insupportable… Alors, c’est peut-être le fait d’être immergé chez les Fremens, mais justement ce danger semble assez inexistant dans cet opus… Mais ce sont des détails, qui n’effacent en rien toutes les qualités de l’œuvre, et je pense clairement qu’on a affaire ici à un IMMENSE chef d’œuvre de science-fiction qui deviendra culte pour toute une génération… Partager
- Critique de NOVEMBRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film NOVEMBRE . NOVEMBRE ❤️❤️❤️❤️ Le film relate les cinq jours de traque qui ont suivis les attentats du 13 novembre. Le projet était casse gueule tant l’évènement est clairement un des plus grands traumatismes de la mémoire collective de ces dernières années. Et ça Jimenez l’a bien compris et ne tombe heureusement pas dans le putassier en filmant les actes terroristes. Il y a même une certaine pudeur dans sa façon d’aborder cette terrible nuit. Dans ce genre de film, qui aborde des évènements qui ont marqué l’histoire, le spectateur connait déjà une grande partie des tenants et aboutissants, et plus que l’histoire, c’est la façon de la raconter qui fait qu’on a affaire à un grand film. Et là aussi, le réalisateur n’a rien à envier aux plus grands modèles du genre. Son film impressionne dès son ouverture par la tension qu’il installe et qui ne quittera jamais le spectateur jusqu’à un final tétanisant. Niveau mise en scène et montage, c’est un sans-faute. On est constamment en apnée, tant le rythme est soutenu. Le gros travail musical et sonore enfonce le clou et en font une œuvre d’une puissance et d’une efficacité redoutable. Il fait le choix de focaliser le récit exclusivement sur les enquêteurs, leur méthodologie, leurs choix et leurs conséquences, les fausses pistes, les problèmes de communication, mais surtout la terrible pression qui repose sur leurs épaules. Ça rend l’ensemble extrêmement immersif. Mais c’est aussi à l’origine d’un de mes rares petits bémols sur le film : les personnages ont beau être admirablement interprétés par un grand casting, pour la plupart ils sont tellement fonctionnels qu’il y a un manque d’attachement et donc d’émotions qui s’en dégagent… Sortent du lot quand même les personnages d’Anaïs Demoustier et surtout de Lyna Khoudri, toutes deux magistrales, qui offrent quelques scènes intenses et parviennent à nous toucher. Bref, pari réussi pour Jimenez qui malgré le sujet complexe livre un film extrêmement maitrisé et efficace. Partager
- Critique de LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN . LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN ❤️❤️❤️❤️ A l’annonce du projet, j’étais curieux, mais assez dubitatif. Même si le genre «Cape et d’épée» a bercé mon enfance, il faut avouer que ces dernières années, malgré quelques tentatives pas forcément convaincantes, le genre semblait enterré. D’autant plus, qu’avec Bourboulon aux commandes, même si son PAPA OU MAMAN m’avait fait rire, j’étais resté de marbre devant son EIFFEL Sauf, que le cinéma français prouve une nouvelle fois, que quand il se donne les moyens de ses ambitions, il est capable de nous livrer du grand spectacle de qualité. L’histoire, on la connait et si ce n’est pas le cas, vous aurez la chance de pouvoir découvrir ça. Car si le roman de Dumas est aussi populaire, ce n’est pas pour rien, l’histoire est d’une efficacité redoutable, tout en abordant des thèmes universels donnant un côté intemporel à l’œuvre. On est à la fois devant un film épique et spectaculaire, un thriller politique sombre, tout en gardant le côté comédie du roman dont il gardera même certains dialogues. Et même si le film prend de grandes libertés, qui vont certainement en offusquer certains, ça ne dénature pas l’histoire pour autant. Visuellement le film en impose. Les décors, les costumes, la lumière, il y a un véritable soin apporté à l’image et on voit qu’ils ont exploité le budget colossal du film pour en mettre plein les yeux. La mise en scène est rythmée et certains combats impressionnent avec des plans séquences travaillés. Mais, même si le côté caméra à l’épaule apporte du dynamisme et une vraie immersion, ça reste au détriment de la lisibilité des combats… Le casting est impressionnant et participe à la réussite du film. Les acteurs incarnent parfaitement leurs personnages et le plaisir qu’ils prennent devant la caméra se ressent. Il manque juste Pierre Niney (mais de son côté, il nous prépare un Comte de Monte-Cristo qui attise ma curiosité). On se retrouve avec un mélange de western, de thriller et de film romanesque qui réussit haut la main son objectif : offrir un grand film d’aventure populaire. Sans être un chef d’œuvre, ça reste un divertissement familial diablement efficace dont il faudra attendre la fin d’année pour découvrir sa deuxième partie. Partager
- Critique de (500) JOURS ENSEMBLE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film (500) JOURS ENSEMBLE . (500) JOURS ENSEMBLE ❤️❤️❤️❤️💛 Tom est bercé par les comédies musicales et les chansons d’amour et croit en l’amour fou qu’elles véhiculent. Il va rencontrer Summer qui, elle, ne croit pas du tout en l’amour. Le film va nous raconter 500 jours de cette rencontre. Voici donc ma comédie romantique préférée (même plus qu’un QUAND HARRY RENCONTRE SALLY). Je ne suis pas un grand fan du genre, même si c’est la deuxième fois que j’aborde le genre dans ce calendrier. En effet, c’est extrêmement codifié, avec les mêmes clichés et j’ai souvent l’impression qu’elles se ressemblent toutes. Un couple va se rencontrer, s’aimer, se détester, se retrouver et un grand discours final fera qu’ils tomberont dans les bras l’un de l’autre… parce que c’est beauuuuuuu l’amour… Mais ici, comme avec IL ETAIT TEMPS il y a quelques jours, c’est bien plus que ça. Déjà, comme nous l’explique la voix off au début dès la première scène « Ce n’est pas une histoire d’amour ». Et en ce sens, le film va énormément jouer avec les codes et renouveler le genre. C’est bourré d’idées, ça transpire le cinéma et utilise de nombreuses figures de styles, mais qui apportent toujours quelque chose au récit et au développement des personnages. Comme par exemple ce passage de comédie musicale qui peut sembler folle, mais en dit beaucoup sur le ressenti du héros. Le montage est décousu, on va nous raconter les 500 jours de cette rencontre avec des allers-retours incessants, qui ne perdront jamais le spectateur tout en approfondissant le propos. Je revois régulièrement ce film, et à chaque fois ma vision évolue, notamment sur ce que je pense des personnages. D’autant plus qu’on a le point de vue du héros, ce qui fait que notre jugement est biaisé. Mais pour développer, il faudrait que je rentre dans les détails mais je préfère vous laisser découvrir cette petite pépite. Partager
- The show must go off
Découvrez notre critique détaillée du film THE LAST SHOWGIRL . THE LAST SHOWGIRL ❤️❤️ The show must go off Shelly est une danseuse de cabaret vieillissante qui a consacré toute sa carrière à son spectacle de revue à Las Vegas. Mais lorsqu’elle apprend que ce dernier va être brutalement interrompu, son monde s’effondre. Bon, des films sur des artistes en fin de carrière confrontés à leur passé, on en a déjà vu beaucoup, et il faut donc réussir à se différencier pour sortir du lot. Et c’est bien le gros souci de THE LAST SHOWGIRL qui n’a ni l’inventivité d’un THE SUBSTANCE , ni le talent de Darren Aronofsky et son THE WRESTLER... Au final, on a souvent un temps d’avance sur un récit qui manque de surprises, et l’heure et demie semble s’éterniser. D’autant plus qu’au niveau de la mise en scène, Gia Coppola n’est pas des plus inspirées. Malgré une belle lumière naturelle et le choix judicieux de laisser le show hors champ, son film recycle les poncifs du cinéma d’auteur américain. Sans parler de cette caméra à l’épaule qui apporte pas mal de plans bizarrement flous, ou encore de ces plans clipesques de l’actrice sur fond de soleil couchant… Mais pour autant, même s’il est prévisible, le film n’est pas totalement mauvais. Il est notamment sauvé par ses personnages. Bien sûr, en tête, nous avons une Pamela Anderson impressionnante, qui livre un personnage ambivalent : une femme à la fois naïve, touchante et agaçante. Jamie Lee Curtis nous offre un personnage exubérant, digne du rôle de la mère qu’elle joue dans THE BEAR. Elle se paye même le luxe d’être au centre de la scène la plus marquante du film avec une danse saisissante sur TOTAL ECLIPSE OF THE HEART. On notera aussi un Dave Bautista surprenant, qui casse son image de gros dur et prouve qu’il a le talent nécessaire pour changer de registre, avec une prestation d’une grande justesse. Enfin, nous avons Billie Lourd dans le rôle de la fille délaissée durant la carrière de sa mère. Certainement le personnage le plus intéressant, mais malheureusement, le récit s’attarde trop peu sur elle, alors qu’il y avait justement là matière à approfondir et à rendre le film plus captivant. Donc, même si le film à pour lui ses personnages marquants, le film reste balisé de A à Z et trop noyé dans les références pour réussir à offrir une œuvre personnelle… Partager
- Une absence qui remplit chaque plan…
Découvrez notre critique détaillée du film LES ENFANTS VONT BIEN . LES ENFANTS VONT BIEN ❤️❤️❤️💛 Une absence qui remplit chaque plan… Il y a deux ans, je découvrais Nathan Ambrosioni avec TONY EN FAMILLE, qui avait été une très belle surprise. Dans LES ENFANTS VONT BIEN, il retrouve Camille Cottin pour un nouveau drame familial. Une mère dépose ses deux enfants chez sa sœur avant de disparaître dans la nature. Avec un sujet aussi lourd, le réalisateur aurait facilement pu tomber dans la facilité ou l’excès mélodramatique. Pour son troisième film, à seulement 26 ans, il fait preuve d’une maturité impressionnante. Il évite le piège du pathos larmoyant et livre au contraire une œuvre d’une grande justesse émotionnelle. Il poursuit son travail sur la cellule familiale et transforme ce drame en un film intime, d’une sensibilité et d’une délicatesse rares. Certains lui reprocheront peut-être son rythme contemplatif, mais c’est précisément ce tempo qui fait la force du récit. Plutôt que de s’intéresser à la disparition, Ambrosioni oriente son récit vers les répercussions qu’un tel acte provoque sur l’entourage. Sans jamais forcer les émotions ni les grands discours, il réussit à capter un geste, un regard, pour exprimer le ressenti de ses personnages. Avec une mise en scène sobre, il joue avec les silences, les non-dits et le hors-champ pour montrer l’impact d’un tel abandon sur les enfants et sur leur tante, contrainte de devenir une mère de substitution dans un univers dont elle ignore les codes. Le film doit énormément à son casting. Camille Cottin livre une prestation tout en retenue, rendant son personnage profondément crédible. Par moments, l’ensemble prend des accents quasi documentaires, notamment lorsqu’il confronte le spectateur à l’absurdité du système. Les deux jeunes acteurs impressionnent également par le naturel de leur jeu, essentiel à la justesse du film. Loin du drame larmoyant ou spectaculaire, Ambrosioni signe un drame familial puissant, d’une délicatesse remarquable, dont le plan final reste longtemps ancré en mémoire. Partager
- Critique de ANNIE COLÈRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ANNIE COLÈRE . ANNIE COLÈRE ❤️❤️❤️❤️ Et bien, si on m’avait dit qu’une des scènes qui me marquerait le plus cette année serait portée par une chanson de Dalida… Annie décide de pratiquer un avortement clandestin, et Monique, interprétée par une surprenante Rosemary Standley (la chanteuse du groupe Moriarty) lui tient la main en lui chantant cette chanson pour lui faire oublier ses angoisses, et par la même occasion celles du spectateur. A elle seule, cette scène résume tout le film : la solidarité et le combat de ces femmes qui se sont mobilisées pour faire avancer les choses et éviter que d’autres meurent en s’avortant elles-mêmes… Suite à cet avortement, elle va entrer dans la MLAC (Mouvement pour la Libération de l’Avortement et de la Contraception) et mener une bataille qui donnera un nouveau sens à sa vie. Dès sa scène d’ouverture, avec une réunion en arrière-boutique où plusieurs femmes expliquent pourquoi elles ont pris leur décision, le film m’a noué le bide, sans jamais relâcher son étreinte pendant le reste de la séance (jusqu’à la chanson du générique de fin…). Chaque scène de témoignage, chaque scène d’avortement est un véritable déchirement, sans aucune fioriture, aucun voyeurisme, mais d’une justesse inouïe et une pudeur bienvenue qui fait qu’on a souvent l’impression d’être face à un documentaire. Laure Calamy, après m’avoir déjà bluffé il y a quelques mois dans A PLEIN TEMPS (je n’ai pas pris le temps de vous en parler, mais foncez !!!), confirme tour le bien que je pense d’elle. Elle se métamorphose au fil des scènes tout en gardant le naturel qui lui est propre. Même si centré autour d’Annie, c’est finalement un film choral qui est un véritable hommage à toutes ces femmes qui se sont battues, souvent dans l’incompréhension de leurs entourages. C’est saupoudré d’humour, mais toujours pour servir le propos et le final vient nous rappeler que même si la loi Veil est passée, il aura quand même fallu attendre huit ans pour que l’IVG soit pris en charge par la sécu, et que le combat est loin d'être terminé... Un grand film, bouleversant, maitrisé et surtout essentiel, car quand je vois des groupuscules ou des états se battre pour faire machine arrière, je suis comme Annie : COLÈRE… Partager
- Alors on chante…
Découvrez notre critique détaillée du film PARTIR UN JOUR . PARTIR UN JOUR ❤️❤️❤️ Alors on chante… Film d’ouverture du Festival de Cannes, PARTIR UN JOUR d’Amélie Bonnin réussit l’exercice toujours périlleux qu’est l’adaptation d’un court‑métrage en long. Loin de se contenter d’étirer sa version primée aux César, la réalisatrice inverse les rôles pour explorer de nouveaux territoires émotionnels. Exit l’écrivain qui revient dans sa ville natale et y retrouve son crush d’adolescence. Ici, nous suivons Cécile, jeune cheffe devenue célèbre grâce à sa victoire dans Top Chef et sur le point d’ouvrir un restaurant. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte, elle doit rentrer chez ses parents, où son père vient de subir un nouvel infarctus. Sur le papier, ce scénario du retour aux sources semble classique, mais la réalisatrice opte pour une approche surprenante : la comédie musicale. On n’est pas ici dans l’hommage à l’âge d’or du genre comme a pu l’être JOLI JOLI il y a quelques mois. Les numéros chantés servent ici à souligner les sentiments des personnages, avec un répertoire très varié, de Stromae à Dalida, en passant par Michel Delpech où même les 2be3… J’ignorais ce choix en entrant dans la salle, mais j’avoue que même si j’ai été dubitatif dans un premier temps, finalement cela fonctionne bien. Il faut dire que les chansons sont très bien choisies et apportent réellement quelque chose sur le développement des personnages et réussissent à toucher le spectateur. Au final, cette comédie romantique, certes très « franco‑française » par sa bande‑son, dégage une vraie universalité. Ne serait-ce que par cet amour contrarié, le transfuge de classe ou bien la mélancolie de ce que l’on laisse derrière soi quand on part. Sans jamais en faire trop, la nostalgie et les regrets transperce l’écran. Le film s’offre même quelques fulgurances, comme ce flash-back aussi inventif qu’efficace qui aura réussi à me mettre les poils sur du… K.Maro ! Le film est souvent drôle. Et là encore, les chansons réussissent aussi à installer un tempo comique efficace, comme lors de ce morceau avorté dès les premières notes. Et ça ne tombe jamais dans le mélo facile, notamment grâce à ses protagonistes attachants. Evidement, Juliette Armanet en tête, qui est d’ailleurs une véritable surprise. Tout comme se trio d’ami d’enfance dont la complicité fonctionne à merveille. Mais je retiendrai surtout François Rollin et Dominique Blanc qui sont bouleversant de justesse dans le rôle des parents. Pour autant, j’ai une grosse limite avec PARTIR UN JOUR. Evidemment, c’est un premier film, avec les maladresses qui vont avec, comme un problème de rythme ou des dialogues parfois trop écrits. Mais, mon gros souci vient surtout des interprétations des chansons. Si Juliette Armanet chante très bien, en ce qui concerne les autres acteurs, c’est une autre histoire. Alors, c’est peut-être un choix assumé, pour renforcer l’effet « karaoké », renforcé par la typographie rose des génériques et le choix des tubes populaires. Malheureusement, je dois avouer que mes oreilles ont un peu grincé par moment, et que ça a un peu gâché ma séance… Mais, malgré ses maladresses, PARTIR UN JOUR n’en reste pas moins une comédie populaire qui pourrait toucher un large public par son universalité, son humour discret et la tendresse qu’il dégage. Partager
- Critique de TITANIC – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film TITANIC . TITANIC ❤️❤️❤️❤️❤️ Ce week-end, j’ai eu la chance de pouvoir faire découvrir ce grand classique du cinéma à ma nièce, qui, malgré ses 24 ans, avait trouvé le moyen de passer à côté. Et à en voir les étoiles dans ses yeux à la sortie de la salle, elle a bien fait d’attendre les meilleures conditions pour découvrir ce chef d’œuvre. Il y a certains films qui prennent toute leur ampleur dans une salle obscure, et c’est bien le cas de TITANIC. D’autant plus que le travail de restauration de James Cameron est assez impressionnant. L’image en 4K sublime l’œuvre et certains passages en 3D sont saisissants, alors qu’à l’époque le film n’avait pas été prévu pour ce format. Cameron, prouve une fois de plus qu’il est TELLEMENT en avance sur son époque car son film reste, 25 ans plus tard, visuellement époustouflant (mis à part les rares plans larges avec un bateau « numérique » naviguant sur les flots.). Il avait privilégié les effets « pratiques » aux effets « numériques » et c’est un pari gagnant car tout semble palpable et surtout ça permet au film de très bien vieillir et de ne rien avoir à envier en terme de spectacle aux blockbusters du moment. Il y a un énorme souci du détail, que ce soit au niveau des décors ou des costumes et on en prend plein les yeux, d’autant plus que Cameron a un sens du spectacle inouï et comme à son habitude, enchaine les scènes qui sont devenues cultes avec le temps. Que ce soit, la scène du naufrage en elle-même, les scènes de panique ou bien les scènes aquatiques, c’est d’une efficacité rare qui encore aujourd’hui cloue le spectateur au fauteuil… On notera aussi un soin particulier aux transitions entre les époques. Clairement, son film est, comme à son habitude, techniquement irréprochable. Alors, oui, l’écriture a rarement été son fort, et même si c’est encore le cas ici, ça reste beaucoup plus abouti dans ce domaine que le reste de sa filmographie… Et puis, son but reste de nous offrir des films familiaux à grand spectacle qui nous envoie des émotions en pleine face, et de ce côté-là, c’est une véritable réussite. Certains, lui reproche son côté réécriture de Roméo et Juliette, mais pourtant c’est pour moi la plus grande idée du film. Le fait d’intégrer la « petite » histoire à la « grande », lui permet de nous faire voyager sur ce navire de la première à la troisième classe en nous faisant passer par les salles des machines. Et puis, il faut dire qu’il a aussi été aidé par son casting impressionnant. Avec bien sur Leonaro Dicaprio et Kate Winslet, qui prouvaient déjà à l’époque leur immense talent qui en aura fait deux des comédiens les plus talentueux de leur époque. Car clairement, l’alchimie entre les deux fonctionne à merveille, et ce n’est pas étonnant que Sam Mendes ait aussi fait appel à eux pour son bijou LES NOCES REBELLES. Ils enchainent les scènes, souvent touchantes, mais aussi parfois extrêmement poétiques et plus surprenant, très drôles. Je ne vais pas m’étendre plus longtemps sur un film que la plupart a surement déjà vu, sauf que si vous n’avez pas vu ce film en salle, alors vous n’avez jamais réellement vu ce chef d’œuvre du cinéma… Et dans ce cas : FONCEZ !!! Partager
- Critique de LA LA LAND – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LA LA LAND . LA LA LAND ❤️❤️❤️❤️❤️ LA LA LAND 1ère Ce moment où tu te dis qu'on a beau être en janvier, tu viens sûrement de voir le plus beau film de 2017 Pourtant, tu connaissais le potentiel de Damien Chazelle depuis que son "Whiplash" t'avait mis sur le cul il y a un an Mais là... D'entrée, la scène d'ouverture, avec un des plus beaux plans séquences du cinéma, t'annonce la couleur : tu vas vivres une expérience hors norme Le mec réussi à nous offrir un hommage vibrant aux comédies musicales d'antan tout en nous offrant quelque chose de moderne et bourré d'inventivité Mieux, moi qui déteste le jazz, il réussi pour la deuxième fois consécutive à me faire tomber sous le charme d'un film où cette musique est au coeur de l'histoire Alors, certes, tout n'est pas parfait, avec notamment quelques longueurs Mais le film rempli de scènes d'une poésie rare, et d'une mise en scène maîtrisée de main de maitre. Sans parler de ce final dont les poils de mes bras ne vont jamais s'en remettre Et les acteurs ne sont pas en reste Ryan Gosling et Emma Stone réussissent à nous emporter dans leur histoire d'amour sans jamais tomber dans le mièvre (je vous rassure pas au point de me refaire croire en la chose : ça reste du cinéma ) Cette dernière m'a d'ailleurs bluffé et devrait bientôt pouvoir poser une petite statuette avec son nom gravé dessus Voilà GROS coup de coeur de ce début d'année Compliqué d'en parler sans trop en dévoiler Une chose est sûre, ce soir je risque de danser dans mes rêves... LA LA LAND 2e Tu avais raison Edwige, c'est encore mieux la deuxième fois Ca a même été une expérience assez bizarre Plusieurs fois dans le film, mes poils se sont hérissés au début des ces scènes qui m'avaient déjà subjugué à la première visu Un putain de feu d'artifice ce film!!! De la scène d'ouverture qui te met un uppercut en t'annonçant que tu vas voir un truc hors normes En passant par toutes ces explosions visuelles, musicales et d'émotions Et pour finir par un bouquet final HALLUCINANT de poésie : surement la plus belle scène finale qui le cinéma m'ait offert à ce jour Et cette musique qui rentre en toi pour s'y imprimer. Ce soir j'avais l'impression de connaitre chaque passage musical depuis une éternité. Pas étonnant que La La Land, fier de ses 14 nominations aux oscars, soit nommé à deux reprises dans la catégorie "Meilleure chanson originale" (je ne savais même pas que c'était possible...) Alors oui, à ma première critique, j'avais quand même émis quelques réserves sur certaines longueurs, qui étaient vite effacées par la magie qui s'offre à nous Mais, ce soir non, car Damien Chazelle maitrise son sujet de A à Z et ne laisse rien au hasard Chaque scène, chaque détail a au final son importance qui permet que la sauce prenne Comme dit Emma Stone dans une scène "Le public viendra, parce que tu es passionné. Et les gens aime ceux qui sont passionnés par ce qu'ils font". Et c'est exactement ça : Damien Chazelle est passionné par le cinéma, par la musique et ça se ressent dans chaque scène du film Emma Stone... Mais EMMA STONE putain!!! Alors je suis désolé pour les quatre autres actrices qui sont nommées aux oscars (Et pourtant tu sais à quel point je t'admire Nathalie Portman), mais ça ne sert à rien de vous déplacer à la cérémonie le 26 février. Elle transperce l'écran d'une force!!! Rien que ses yeux, j'ai envie de plonger dedans tellement ils sont grands, mais surtout ce sourire et cette palette d'émotions qu'elle t'envoie à la gueule. Bon OK, merci à Ryan Gosling, qui très classe (comme dans son rôle d'ailleurs), à l'image de son partenaire de danse dans le film, la soulève pour l'envoyer tutoyer les sommets du 7e art Bon, OK, je ne suis peut être pas objectif, car je suis peut être un poil tomber amoureux moi (dans la mesure où je suis encore équipé pour...) Pour résumé le film, ce soir, il y a une phrase qui m'est revenue. Cette magnifique phrase qui ouvre la pièce de théâtre qui me tient le plus à coeur : Des accordés " LE REVE COMME MOTEUR" Parce que déjà, c'est le thème principal du film Et puis, c'est ça La La Land, Ca te vend du rêve avant que tu n'ailles le voir Ca t'offre du rêve pendant ces deux heures de magie Ca vient envahir tes rêves quand tu vas te coucher après la séance Alors, j'ai une mission pour vous Je sais que je ne suis pas forcément doué avec les mots, mais je pense que j'ai à peu près réussi à vous faire comprendre à quel point ce film m'a fait vibrer Et j'aimerai que vous puissiez ressentir ne serait-ce que le dixième de ce que j'ai ressenti Donc, vous allez tous me faire le plaisir d'aller voir ce film au cinéma Parce que non, ce genre de spectacle ça se vit dans une salle obscure, au moins pour profiter de cette bande son magistrale Et vu que je suis euphorique, je m'engage à vous rembourser votre place si vous n'êtes pas transporter ( Lilian, envoie moi direct ton RIB que je te fasse l'avance, même si je suis impatient que tu me fasses partager tes arguments 😉 ) La La Land, c'est en voyant des films comme ça que je me souviens ce qui fait que le cinéma me passionne Il pourra tranquillement aller rejoindre sur mon chevet, les "Eternal Sunshine", "Alabama Monroe" et autre "Fight Club" (petite dédicace à Fabien qui m'a appris hier que je n'étais pas le seul à mettre ce chef d'oeuvre de Fincher sur un pied d'estale) Partager













