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  • Critique I KNOW THIS MUCH IS TRUE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série I KNOW THIS MUCH IS TRUE I KNOW THIS MUCH IS TRUE ❤️❤️❤️❤️ Si vous cherchez une série légère qui va vous changer les idées et vous faire rire, passez votre chemin. I KNOW THIS IS TRUE est clairement une œuvre sombre et glauque et vous ne sortirez pas indemne. Mais si vous êtes prêt à tenter l’expérience, vous allez avoir affaire à une TRES grande série qui vous marquera comme seule HBO sait le faire. Et Derek Cianfrance (à qui l’on doit les très bon, et déjà pas joyeux, « Blue Valentine » et « The place beyond the pines ») annonce d’entrée la couleur avec une scène d’ouverture fracassante. La série va nous faire suivre la vie de deux frères jumeaux Dominick et Thomas. Le premier, vouant sa vie à prendre soin de son frangin schizophrène. Elle nous replongera régulièrement dans leur passé, nous faisant entrer dans un drame familial terrible, qui aidera à comprendre les enjeux, les évènements et surtout leurs conséquences. Leur vie va n’être qu’une succession de drames et de tragédies qui vont s’enchainer au fil des épisodes. Il sera beaucoup question de ces blessures du passé, comment elles vont guider la vie de nos héros et surtout comment réussir à vivre avec… Car si la place de la maladie de Thomas aura une place prépondérante dans le récit, il sera au final énormément question de la rédemption de son frère Dominick. Le show est clairement oppressant et parfois même insoutenable, et il n’est pas simple de rester devant son écran… C’est là que rentre en jeu le plus gros atout de la série : Mark Ruffalo. Il est juste exceptionnel dans son interprétation des jumeaux. Au point qu’en tant que spectateur, on finit par oublier qu’on a affaire à un unique acteur, tellement les deux personnages sont différents. Que se soit dans le jeu diamétralement opposé des deux personnages, mais aussi physiquement (à noter la transformation physique de Ruffalo, qui a interrompu le tournage pour prendre du poids afin d’interpréter le personnage de Thomas). C’est d’autant plus flagrant dans les scènes entre les deux frangins d’une extrême justesse et jouant sur le lien ambigu qu’il y a entre eux. Au final, il porte à lui seul la série et pousse le spectateur à s’accrocher et à en savoir plus. La série ne va jamais dans le larmoyant, et elle n’en a pas besoin tellement chaque sujet tragique sera abordé avec une intelligence rare. Sans avoir vécu une vie aussi terrible, enfin je l’espère pour vous, on finira surement par se retrouver dans un ou plusieurs drames, rendant leurs traitement encore plus cohérant, et aidant à comprendre les réactions des personnages. La mise en scène aide à apporter une ambiance pesante à l’œuvre, avec sa photographie froide, son rythme lent, ses gros plans sur les visages de ses protagonistes. Elle offre un côté naturaliste à l’ensemble rendant les propos encore plus percutant. Par contre le rythme lent, même si il apporte beaucoup à l’ambiance générale, amène quelques longueurs au récit (d’autant plus que les épisodes sont long, certains durant une heure ou plus). Mais malgré ce détail, et même si certains spectateurs lâcheront l’affaire à cause de la noirceur de l’ensemble, on a affaire à une grande œuvre marquante qui méritent vraiment qu’on s’y attarde. Partager

  • Critique THE HAUNTING OF BLY MANOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série THE HAUNTING OF BLY MANOR THE HAUNTING OF BLY MANOR ❤️❤️❤️ Face au succès public et médiatique de Hill House, Netflix a évidemment commandé une deuxième saison. Et fort heureusement, ils ont décidé d’en faire une série d’anthologie (à savoir, chaque saison raconte une histoire indépendante sur le même thème). La série va s’inspirer du roman « La tour d’écrou » qui avait été adapté en 1961 avec « Les innocents », film qui aura traumatisé mon enfance, au même titre que le chef d’œuvre de Clouzot « Les diaboliques » (Tu n’as pas vu ce film ? Il faut que tu voies ce film !!!). Un des grands atouts de Bly Manor (si ce n’est le meilleur) est de proposer quelque chose de radicalement différent sur la plupart des points. Le souci, c’est que c’est bien souvent en dessous de la saison 1, même si au final cette saison garde assez de qualités pour en faire quelque chose d’intéressant (mais je doute, qu’à l’inverse de sa grande sœur, elle marque les esprits…) Déjà, la série nous offre le retour de plusieurs acteurs de la saison 1 mais dans des rôles vraiment différents. Et même si j’ai du mal avec le petit garçon de « E.T. l’extra-terrestre » (oui parce que Henry Thomas « Wingrave », c’est lui), pour les autres, ces retrouvailles sont un vrai plaisir. Auxquels viennent s’ajouter une T’Nia Miller aussi parfaite que dans la fabuleuse série « Years and Years » et les deux gamins flippants dans leurs interprétations. Ensuite, et c’est sûrement ce qui va en décevoir pas mal de fans de la saison 1, c’est que là où la précédente jouait énormément avec nos nerfs, Bly Manor ne va pas beaucoup vous stresser… voir pas du tout… (Malgré quelques rares passages marquants) Au final, ce n’est pas une histoire de fantômes, mais une histoire d’amour avec des fantômes. Cela rend l’ensemble bien moins terrifiant, mais au final, plus envoutant. L’histoire va bien plus se concentrer sur les personnages et leurs ressentis concernant des amours présents ou passés. Car oui, Bly Manor, va elle aussi joué avec les temporalités, avec des transitions toujours aussi inspirées (l’épisode 5 est un modèle du genre). Malheureusement la première partie souffre de pas mal de longueurs jusqu’à ce fameux épisode 5 où la série bascule offrant une deuxième partie bien plus attractive. La deuxième moitié de saison offre même de très beaux moments de poésie faisant tendre l’ensemble vers la fable gothique (magnifié par une musique toujours aussi magnifique, qui reprendra le thème du film « les innocents »). Le problème, c’est que ça arrive bien tard… Niveau, mise en scène, Flanagan n’a réalisé que le premier épisode et ça se ressent. Alors, oui l’ensemble reste très propre, il y a toujours le même travail sur les décors ou cette petite « chasse aux fantômes cachés », mais ça nous offre moins de fulgurance, même si la saison ose un passage en noir et blanc (malheureusement pas assez travaillé visuellement, même si l’histoire de ce chapitre est captivante…) Bref, ça n’en fait pas une mauvaise saison, loin de là, mais forcément, comparé au coup de maître d’il y a deux an, il y a moyen d’être déçu… Partager

  • Guide Avignon OFF 2026 : conseils, spectacles à voir et programme

    Découvrez notre guide complet du Festival Avignon OFF : conseils, spectacles à voir, sélection et astuces pour profiter pleinement du plus grand festival de théâtre. Avignon OFF : guide complet, conseils et spectacles à voir 🎭 Qu’est-ce que le Festival OFF d'Avignon ? Vous avez décidé de venir au Festival OFF d'Avignon et vous cherchez des conseils vous êtes au bon endroit. Chaque été, Avignon devient le cœur battant du spectacle vivant. Le Festival Avignon OFF est aujourd’hui considéré comme le plus grand festival de théâtre et de spectacle vivant au monde, réunissant plus de 1 600 à 1 700 spectacles répartis dans toute la ville et portés par plus d’un millier de compagnies. Pendant près de trois semaines, la cité des papes se transforme en une scène à ciel ouvert où le théâtre, l’humour, la danse, le cirque et les formes les plus hybrides du spectacle vivant se côtoient dans une effervescence unique. ✨ Une ambiance unique au monde Vivre le Avignon OFF, c’est entrer dans une véritable immersion artistique et humaine. Dans les rues intra-muros, l’ambiance est immédiatement reconnaissable : des affiches de spectacles collées sur tous les murs des comédiens et compagnies qui tractent dans les rues des parades, fanfares et happenings improvisés des rues animées du matin jusqu’à tard dans la nuit des terrasses de cafés pleines de discussions autour des spectacles vus ou à voir La ville entière devient un gigantesque labyrinthe culturel où chaque coin de rue peut mener à une découverte inattendue. 🎟️ À voir au OFF d'Avignon : Comment choisir ses spectacles ? Avec plus de 1 700 propositions, choisir ses spectacles au Avignon OFF peut vite devenir un défi. Le programme officiel du OFF permet de filtrer les spectacles : par style (théâtre, humour, danse, jeune public…) par horaire par lieu par thématique ou type de création Au-delà du programme, il est souvent difficile de savoir quoi choisir sans repères. C’est précisément que dans ce site propose mes critiques de spectacles , mes conseils , mais aussi mes attentes afin de vous aider à repérer les pièces les plus marquantes, les propositions originales ou les expériences à ne pas manquer. 💳 Prix des spectacles et Carte OFF Les tarifs des spectacles du OFF sont très variables selon les lieux et les compagnies. Je vous conseille vivement de prendre la Carte OFF. Elle coûte entre 6€ et 22€ (suivant votre situation) et offre une réduction d'au moins 30% sur chaque spectacle. Elle donne aussi un accès gratuit aux concerts du Son du OFF. Retrouvez tous les détails ici . 🎫 Où acheter ses billets pour le Festival OFF ? Plusieurs solutions existent pour réserver ses billets : Ticket’OFF : La plateforme officielle du festival permet de réserver directement de nombreux spectacles. Les billetteries en ligne, comme BilletRéduc proposent parfois des tarifs réduits sur certaines représentations. Directement auprès des théâtres, qui pour la plupart disposent de leur propre billetterie, en ligne ou sur place, souvent très utilisée pendant le festival. 🚗 Où se garer pendant le festival ? Se rendre à Avignon pendant le OFF nécessite un minimum d’organisation, la ville étant très fréquentée. Les principaux parkings relais gratuits situés en périphérie permettent de se garer facilement : Parking des Italiens Parking Île Piot Parking Courtine Parking Saint-Chamand Parking Agroparc Ces parkings sont reliés au centre-ville par des navettes gratuites, ce qui permet d’accéder facilement aux remparts sans entrer dans les zones saturées. 👉 Les parkings des Italiens et de l’Île Piot sont les plus utilisés et les plus pratiques pour accéder rapidement au centre. 🚌 Se déplacer dans Avignon pendant le OFF Une fois dans la ville, tout est pensé pour faciliter les déplacements : navettes gratuites dans le centre bus renforcés pendant le festival accès piéton privilégié dans l’intra-muros circulation automobile fortement limitée 🎭 Un festival à vivre plus qu’à consommer Le Avignon OFF n’est pas seulement un festival de spectacles : c’est une expérience totale. C’est un endroit où l’on peut voir plusieurs spectacles par jour, se perdre dans les rues, découvrir des compagnies inconnues, discuter avec des artistes et vivre au rythme d’une ville entièrement tournée vers la création. 👉 Pour bien profiter du Avignon OFF Entre l’abondance de l’offre, la diversité des propositions et la densité du programme, il est essentiel de s’orienter avec des repères fiables. C’est tout l’objectif de ce site : proposer un regard critique, des conseils et des sélections pour aider à faire les bons choix au cœur de ce gigantesque festival. Bon festival à tous !

  • La série qui va dissocier votre cerveau.

    Découvrez notre critique détaillée de la série SEVERANCE La série qui va dissocier votre cerveau. SEVERANCE ❤️❤️❤️❤️💛 La série qui va dissocier votre cerveau. Quelle claque !!! Je vous aurai prévenu, vous n’êtes pas prêts… Le pitch ? Impossible d’en parler tellement c’est dingue !!! Sachez juste que c’est une série à qui propose un high concept fou, mais surtout l’exploite à merveille. Et surtout, n’allez pas lire de quoi ça parle et lancez-vous dedans vierge de toute information pour pouvoir savourer au maximum ce petit bijou audiovisuel. Car clairement, à l’image de son générique, ça pue le chef d’œuvre !!! (D’ailleurs, ce générique est tellement bien foutu que je ne l’ai simplement jamais zappé…). Donc, concernant l’histoire, je peux juste vous dire qu’on a affaire à un thriller d’anticipation dystopique à l’écriture admirable. Si vous avez aimé des films comme ETERNAL SUNSHINE OF SPOTLESS, BIENVENUE A GATACA, HER et autre EX-MACHINA, vous allez adorer. C’est inventif, intriguant et d’une profondeur qui laisse sans voix. Au fil des épisodes, ça va vous retourner le cerveau, tout en offrant une critique acerbe sur notre société qui fait froid dans le dos. On est un peu perdu lors des premiers épisodes, on se demande où ça va, mais on se laisse emporter par cette histoire qui va s’avérer de plus en plus fascinante, en nous offrant au fur et à mesure des indices sur son univers, jusqu’à un épisode final HA-LU-CI-NANT faisant l’effet d’un électrochoc !!! La mise en scène froide est extrêmement maitrisée, avec des plans millimétrés et cette obnubilation pour la symétrie qui rendrait jaloux Wes Anderson. Et cette histoire de dingue nous est délivrée par un casting de haut vol, avec entre autre John Turturro, Christopher Walken et autre Patricia Arquette. Ils nous offrent une panoplie de personnages tous aussi attachant que décalés et ayant un réel impact sur le scénario. Car pour enfoncer le clou de cet ovni sorti de nul part, on retrouve Ben Stiller à la production et à la réalisation de certains épisodes et clairement il y apporte son côté déjanté et satirique. Bref, un ENORME coup de cœur !!! Partager

  • DANS UN ETAT CRITIQUE

    Podcast cinéma - Venez découvrir nos critiques, des news, nos coups de coeur... Saison 2 - Épisode 14 Vous êtes bien dans un état critique Saison 2 épisode 14 et comme chaque mois de juillet, donc, épisode spécial Festival d’Avignon ! Le festival d’Avignon 2026 entame sa deuxième semaine et « Dans un état critique » quitte les salles obscures des cinémas pour aller dans les salles obscures des théâtres. Donc, on ne sort pas les popcorns, on coupe les téléphones portatifs et on vous fait nos recommandations ! Avec moi, le seul et l’incontournable Christophe du site Critiques d'un passionné ! Si vous aimez ce podcast, abonnez-vous sur toutes les plateformes, laissez un commentaire, un pouce — c'est notre salaire. Et retrouvez-nous sur Instagram pour nos réactions à chaud, l'actu ciné, et vos questions. Aidez-nous à faire grandir ce podcast. Venez vous abonner et nous faire profiter de votre présence, c'est peu pour vous, c'est grand pour nous ! Retrouvez-nous sur les plateformes suivantes : Youtube Spotify Deezer Apple Podcasts Podcloud.fr Podcastaddict

  • Critique THE HAUNTING OF HILL HOUSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série THE HAUNTING OF HILL HOUSE THE HAUNTING OF HILL HOUSE ❤️❤️❤️❤️💛 Il y a deux ans je découvrais THE HAUNTING OF HILL HOUSE qui a été un de mes gros coups de cœur de l’année 2018. Pourtant, ce n’était pas gagné, car même si je suis plutôt amateur de cinéma de genre, je suis moins attiré par les œuvres horrifiques, et encore moins les histoires de fantômes où tout semble avoir été raconté depuis longtemps. Sauf, que ce qui est important, ce n’est pas simplement une histoire mais surtout la façon de la raconter. Et ça Mike Flanagan l’a bien compris, car même si il ne renouvelle pas le genre, il y met un sacré coup de dépoussiérage. Déjà, son scénario tient le spectateur en haleine, malgré le côté lent de la série, il multiplie les énigmes et les twists (parfois dingues) qui vont trouver des réponses au fil des épisodes et rendre l’ensemble addictif. Car oui, la série ne laissera pas le spectateur sur sa faim et a le mérite de proposer une réelle conclusion. Mais le plus surprenant avec Hill House, c’est le traitement de ses personnages, très bien travaillés, qui vont bien souvent faire tendre le show vers un drame familial touchant (au final bien plus que le côté horrifique de la série). L’histoire va jouer sur deux temporalités en multipliant les allers retours et les points de vus. Il y aura le drame en question, dans le passé, souvent vu du point de vue des enfants, puis les conséquences et les traumas causés sur les personnages à l’âge adulte. L’écriture des personnages et le jeu des acteurs rend tout ce petit monde attachant et offre au spectateur un beau panel d’émotions, qui l’aide à s’impliquer dans l’histoire. On notera particulièrement un casting des enfants vraiment réussit. Pour ce qui est de son côté horrifique, là où beaucoup d’œuvres de ce type vont se focaliser sur les effets gores et les jumpscares à répétition, Flanagan va se concentrer sur l’ambiance pour faire monter le stress. D’ailleurs, on notera que Hill House ne cherche jamais à être gore, et va au contraire souvent jouer avec le hors champs pour faire grimper le malaise ou la terreur chez son spectateur. De même, l’utilisation des jumpscares, un des codes du genre auquel on ne peut échapper, sera utilisé avec parcimonie les rendant d’ailleurs plus efficaces. Je pense notamment à cet unique « screamer » qui restera surement le plus flippant que j’ai vu à ce jour. Parce que oui, Hill House va souvent jouer avec votre trouillomètre… Et surtout, là où Hill House est particulièrement bluffante, c’est dans sa mise en scène. Il y a un travail sur les décors, la photographie et les cadrages qui force le respect, donnant à l’œuvre une véritable identité et c’est un vrai plaisir pour la rétine. Rarement, une série n’a été aussi proche du cinéma. Le tout est sublimé par une musique envoutante. Par sa mise en scène, Flanagan arrive à faire de Hill House, un personnage à part entière. De plus, il s’amuse régulièrement à glisser des indices en arrière-plan, comme cette trentaine de fantômes cachés ici et là (ça en devient presque un jeu pour le spectateur attentif). Les transitions « présent-passé » sont souvent très ingénieuses et aide lors des premiers épisodes à identifier les personnages. Et puis la série ose des choses, comme cet épisode tourné en plan séquence, avant des changements d’époque lors du même plan : magnifique !!! Le tout donne à la série un mélange d’horreur, de poésie et de tragédie, qui ne sont pas sans rappeler les films de Guillermo Del Toro. Bref, une œuvre horrifique majeure de ces dernières années qui fera jouer votre ascenseur émotionnel, incroyablement touchante et terrifiante à la fois. Le cinéma d'horreur devrait s’en inspirer plutôt que d’enchainer des films plus insipides les uns que les autres Partager

  • Critique HANDMAID'S TALE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série HANDMAID'S TALE HANDMAID'S TALE ❤️❤️❤️❤️ Là, on a affaire à une série qui malgré les critiques globalement unanimes, n'est finalement pas si connu que ça (donc si je peux au moins vous permettre d'en entendre parler 😉 ) Alors oui, la série divise surement le public sur certains points Déjà, c'est une série dystopique qui nous montre un futur sombre... voir très sombre... où les Etats Unis sont devenus un pays totalitaire, où le peu de femmes pouvant avoir des enfants sont devenus des esclaves sexuelles afin d'offrir une descendance à la haute société. Et pour une fois que nos amis les ricains ne sont pas dépeins comme les sauveurs du monde, rien que ça, ça fait plaisir... Et, vu que la série va suivre principalement des femmes qui vont en chier comme rarement, certains s'empressent de crier à l'overdose de Girl Power. Alors, c'est peut être mon côté féministe revendiqué, ou bien le fin qu'à une époque où la "plus grande nation du monde" voudrait interdire l'avortement, mais malheureusement je trouve que sur certains points cette série résonne bizarrement Autre point qui divisera, c'est le côté lent et contemplatif, à la manière du cinéma asiatique. Vu mon amour pour le cinéma nippon, ce n'est pas pour me déplaire, mais en plus dans le cas présent ça intensifie le côté oppressant et angoissant de la série Mais la série arrive aussi à mettre tout le monde d'accord sur certains points Le plus flagrant, c'est la photographie qui est somptueuse. Ça, couplé à certains cadrages, certaines lumières ou au travail sur les décors et les costumes, cela offre souvent des plans magnifiques à décoller la rétine et on a parfois l'impression d'admirer des tableaux (et cf plus haut, vu la lenteur de la série, tu peux souvent prendre le temps d'apprécier le spectacle). Et pour une production télévisuelle, c'est rare et d'autant plus appréciable. Parce que PUTAIN QUE C'EST BEAU!!! Après, comme souvent, qui dit grande série, dit grand casting. Avec Elisabeth Moss qui est magistrale, avec sa palette d'expression qui arrive a dégager des émotions sans ouvrir la bouche (alors oui, les showrunners l'ont bien compris et peuvent même parfois en abuser). Ou bien Ann Down qui, comme souvent, est imbuvable tout en réussissant à apporter parfois un côté attachant à son personnage. Et bien sûr, la série arrive à imposer un univers marquant, empruntant ce que les dictatures ont fait de pire dans le monde. Un univers perturbant, avec son ambiance étouffante, ses coutumes et mœurs dérangeants Bref, une série coup de coeur du moment, qui même si elle n'est pas parfaite mérite amplement d'être découverte Partager

  • Critique YEARS AND YEARS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série YEARS AND YEARS YEARS AND YEARS ❤️❤️❤️❤️💛 Si certains se demandaient si HBO allait survivre à la fin de « Game of Thrones », je pense que la réponse est claire. En six mois de temps, ils te pondent le chef d’œuvre qu’est « Chernobyl », la TRES bonne « Euphoria », et cette nouvelle pépite qu’est « Years and years ». Car, oui, on a le droit à un nouveau coup de maître de cette chaine qui enchaine les bijoux télévisuels. Dans cette mini-série de six épisodes, on va y suivre l’histoire d’une famille anglaise sur une dizaine d’année. Comme souvent avec ce genre de série, on va retrouver le panel représentatif afin que chacun puisse s’identifier à certains personnages. Et quand, comme dans le cas présent, l’écriture des personnages et le jeu des acteurs est au niveau, ça fonctionne et les rends d’autant plus attachants. A chaque épisode, on assistera à un saut dans le temps, ponctué d’un flash d’infos relatant les faits d’actualités ayant eu lieu pendant cette ellipse temporelle. Et là où la série gagne une efficacité redoutable, c’est que tous ces faits font déjà la une de notre quotidien (montée du populisme, changement climatique, crise financière, immigration…), sauf qu’elle va déplacer un poil le curseur. Ce qui aura souvent des conséquences terribles sur la vie de nos héros. La série, se déroulant dans un futur très proche, est ainsi terriblement anxiogène et d’un réaliste effrayant, car le moindre évènement nous semble malheureusement probable. A l’image de ce premier épisode, maitrisé de bout en bout, et dont le final va nous mettre face à un évènement qui semble surréaliste, mais au final, je suis sûr que chacun d’entre nous y a déjà pensé. D’ailleurs, chaque fin d’épisode restera gravée dans la tête du spectateur. Mais même si la série fait clairement froid dans le dos, l’espoir et l’humour y ont souvent leurs places, notamment grâce aux relations entre les personnages qui sont parfois « sans filtres », nous offrant de délicieuses joutes verbales. La grande qualité et originalité de la série fera même qu’on lui pardonnera sa fin expéditive usant parfois de grosses ficelles, ce qui ne l’empêchera pas de nous offrir un très beau final. Bref, que vous aimiez ou pas, la série ne vous laissera pas indifférent. HBO nous livre ici un show unique et terriblement dérangeant, car chaque évènement qui nous est montré nous semble plausible à court ou moyen terme. Elle nous fait ainsi réfléchir sur le monde que nous construisons et on n’en ressort pas indemne… Partager

  • Critique THE BEAR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série THE BEAR THE BEAR ❤️❤️❤️❤️💛 Chaud devant ! Au menu aujourd'hui, une série qui a tous les ingrédients pour devenir culte. Carmy, un jeune chef du monde de la gastronomie, revient à Chicago pour reprendre la direction de la sandwicherie de son frère, suite au suicide de ce dernier. A son arrivée, ça sent la fin des haricots pour le restaurant familial et il va avoir du pain sur la planche pour le remettre d'aplomb. Christopher Storer met les petits plats dans les grands pour nous offrir un show à la fois original, raffiné et savoureux. En effet, la série brille par bien des aspects. En premier lieu, ses personnages à l'écriture et au jeu exemplaires. Ils sont imparfaits, chacun traînant ses casseroles, ce qui les rend proche du public qui arrivera facilement à s'identifier à l'un d'eux. D'autant plus qu'elle abordera des thèmes universels, comme la famille, le deuil, les problèmes de communication ou le manque de confiance en soit. Chacun cumulera les erreurs, et le torchon brûlera régulièrement entre nos protagonistes. S'en suivra une tension continue au fil des épisodes, rendant souvent la série suffocante. Une tension qui atteindra son paroxysme grâce à une mise en scène aux petits oignons. Car THE BEAR est un délice cinématographique de ce point de vue. La série n'oublie jamais que, plus qu'un scénario ou des personnages, c'est par l'image que cet art doit avant tout nous raconter une histoire. Et elle n'y va pas avec le dos de la cuillère. Elle offre un montage hallucinant, par lequel elle réussit à nous transmettre tout un panel émotions. Le rythme est souvent effréné, nous mettant en immersion totale dans la frénésie des cuisines, sur fond d'une BO rock tout aussi endiablée... Mais elle propose aussi des plans statiques aux cadres millimétrés ou certains plans séquences bluffants. Une immersion amplifiée par le soin apporté pour filmer chaque geste de cuisine ou chaque plat. Ajoutez à cela le soin apporté au son et c'est un véritable régal offert aux spectateurs. La série, choisi le format court d'une trentaine de minute, souvent réservé au Sitcom, et pourtant on ressort souvent lessivé par le rythme imposé. Mais elle n'en oublie pas pour autant de développer ses personnages, et réussira par des moments introspectif à venir toucher le spectateur. Le show prendra parfois des airs de série chorale, en consacrant certains de ses épisodes à un unique protagoniste. Et cerise sur le gâteau, on aura le droit à notre lot de guest-stars, comme lors de ce fabuleux épisode de la saison 2 : un repas de famille qui est à lui seul un véritable chef-d'œuvre Au final, on ne fait qu'une bouchée de ces épisodes, et on en redemande. Si vous n'en aviez pas entendu parler, j'espère vous avoir donné l'eau à la bouche pour que vous puissiez à votre tour déguster cette série étoilée. Partager

  • Critique BREAKING BAD – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série BREAKING BAD BREAKING BAD ❤️❤️❤️❤️❤️ Comme souvent, la période post-oscars c'est un peu le vide intersidéral, que ce soit au niveau du ciné et des séries, bref je me fait chier... Bon OK, on va quand même avoir le droit aux épisodes finaux de Games of throne et Avengers (mais mon côté geek m'enlève surement un poil d'objectivité, même si ils risquent de me rappeler à quoi ressemble le moment ou tu jouis...) Tout ça pour dire que je me suis réattelé à Breaking Bad pour fêter les dix ans du show Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est simplement une des meilleures productions cinématographiques des années 2000 (et je dis cinématographique, car à ce niveau là c'est carrément une leçon de cinéma) Pourtant, je l'avais découvert sur le tard, au bout de la 3e saison, suite au tapage qu'elle faisait et aux récompenses qu'elle raflait un peu partout, et à la fin de la première saison, je m'étais dit "Bon OK, c'est pas mal, mais de là à un tel engouement?" Sauf, que Breaking Bad (à l'instar de GoT cité un peu plus haut), ça prend son temps pour poser les bases, afin de monter en puissance comme rarement, pour finir en apothéose Putain, ça fait plaisir quand un show finit au sommet plutôt que de sacrifier la série sur l'autel du pognon (Dexter, Damages, Lost..) Le niveau d'écriture, le développement des personnages et la mise en scène sont exemplaires. Ca mélange les genres avec brio : Thriller, drame, humour (certes souvent noir), polar, voir même western. Et parfois ça se permet des épisodes improbables (l'épisode de "la mouche" est un bijou à lui seul) Rien n'est laissé au hasard, et surtout c'est crédible et cohérent (pas comme toutes ces séries auxquelles je me suis essayé avant d'abandonner devant tout ces WTF plus débiles les uns que les autres (Casa del Papel, Murder et autres You...) Bref, si vous ne connaissez pas FONCEZ, si vous avez déjà vu FONCEZ (c'est encore meilleur la deuxième fois) Partager

  • Critique SUCCESSION – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série SUCCESSION SUCCESSION ❤️❤️❤️❤️❤️ Je profite de la sortie de la 4e et dernière saison pour vous parler de ce qui est pour moi une des plus grande série de tous les temps… mais tellement au-dessus du lot… Bon, OK, il reste une saison, mais je fais entièrement confiance en HBO (encore eux…) pour parfaire ce chef d’œuvre de la télévision. Pourtant, sur le papier, ce n’est pas forcément affriolant. La série va suivre une famille de milliardaire, à la tête d’un conglomérat mondial de média et de divertissement. Et forcément voir ces 1% avec leurs problèmes de riches, ça pourrait facilement laisser le public de marbre. Surtout que toute cette pléiade de personnages sont plus puants les uns que les autres. Mais c’était sans compter sur la plus grande force de la série : son écriture magistrale. Car ce qui est sûr, c’est que vous allez adorer les détester !!! On va donc suivre cette famille dysfonctionnelle s’étriper pour le contrôle de l’entreprise. Un personnage résume parfaitement la chose lorsqu’il dit « A quoi ça sert d’avoir une âme de toutes façons ? ». Car oui, ici, personne n’a de morale, ni de scrupule… Seul le résultat compte et ce que l’on peut en tirer… C’est simple, SUCCESSION, c’est un peu un GAME OF THRONES se déroulant à notre époque, mais exclusivement dans la famille Lanister (et ça tombe bien, car c’était de loin la famille la plus intéressante de la série). La série écrite comme un drame Shakespearien et voir les membres de cette famille s’étriper est un vrai délice (enfin moralement, parce que le rapprochement à GOT s’arrête là). Les dialogues sont savoureux, avec souvent un humour cynique qui est un régal. Les punchlines s’enchainent au rythme assez frénétique de la série. Il y a une réelle tension qui s’installe au fil des épisodes, aidé par une mise en scène « caméra à l’épaule » qui sonne souvent l’impression d’être témoin des évènements et surtout intensifiée par une musique grandiose. Impossible de ne pas parler de la partition musicale, qui avec sa composition symphonique donne souvent des airs d’opéra à l’œuvre. Mais, le plus fort, c’est que malgré toute la haine que l’on va porter à chacun des héros au fil des épisodes, ils tellement bien écrits qu’on finit tout de même à s’attacher à eux, et pire avoir de l’empathie pour eux… Chaque personnage est méprisable mais d’une profondeur assez hallucinante qui fait qu’ils nous passionnent. Comme les liens, souvent malaisants, qui unissent les personnages. Ça donne un sentiment assez dérangeant de se rendre compte qu’on réussit à s’attacher à des individus aussi antipathiques… Mais si ça fonctionne aussi bien, c’est surtout grâce au jeu sans faille des acteurs, jusqu’au moindre second rôle… C’est rare de voir un tel niveau d’interprétation sur l’ensemble d’un casting. Alors, oui, la série demande certainement un certain investissement pour rentrer dedans, mais une fois que c’est fait, ce n’est que du bonheur… Au final, mon seul regret, c’est que ce diamant brut n’est pas connu le succès mérité, alors, si ces quelques mots vous donne l’envie d’y jeter un œil, j’ai tout gagné… Partager

  • Critique LE SERPENT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série LE SERPENT LE SERPENT ❤️❤️❤️💛 En attendant désespérément l’ouverture des cinémas, voici une mini-série britannique qui vaut vraiment le détour. Basée sur une histoire vraie où la réalité dépasse la fiction, elle nous raconte l’histoire hallucinante d’un des plus grands tueurs en série français, Charles Sobhraj. La première scène est une interview ou une journaliste lui demande « Avez-vous commis un meurtre » et lui qui répond avec froideur « Les tribunaux ont décidé : NON. Et je ne peux plus être reconduit devant aucun tribunal »… Puis la série part 25 ans en arrière. On y suivra l’histoire de ce psychopathe, mais aussi un diplomate hollandais qui va faire de son enquête une obsession. « Le serpent » nous offre une plongée dans les années 70 et nous fait voyager (Thaïlande, Népal, Inde…). Et il faut avouer que ça fonctionne à merveille. Décors, costumes, lumières… jusqu’au format Super 8 qui démarre chaque séquence, chaque détail nous nous imprègne un peu plus de cette ambiance seventies. La réalisation est propre et efficace. D’incessants allers-retours dans le temps pourront perdre les moins attentifs, pourtant ils aident à la construction de l’histoire en apportant des détails au fur et à mesure sur cette histoire sordide. Mais surtout, ces scènes nous proposent souvent de revoir certaines scènes par le regard d’un autre personnage, nous offrant un nouveau point de vu (malin et efficace). Sans jamais être gore, la série est souvent très malaisante. Quand on finit par comprendre les enjeux, ça fait froid dans le dos. L’interprétation de Tahar Rahim est glaçante. Décidément, après sa nomination aux Golden Globes, il a la côte. Il incarne un personnage tout en retenu, manipulateur, méthodique et aussi charismatique que flippant et sadique. On est fasciné par ce psychopathe terrifiant qui envoute ses victimes, et par la même occasion le spectateur, pour mieux frapper. Jenna Coleman est aussi parfaite dans son rôle de compagne du serial killer offrant un personnage extrêmement ambigu, pour lequel on va avoir autant de compassion que de haine. La relation entre les deux est clairement réussie et prend même souvent le dessus sur l’enquête. Quelques défauts viennent tout de même entacher le tableau. Le casting est globalement très bon, mais certains seconds rôles sont en dessous. Même si on ne peut qu’être admiratif devant l’interprétation de Jenna Coleman, si vous regardez la série en VOST, son accent TRES british quand elle parle français, alors qu’elle est censé jouer une Québécoise, peut paraitre bizarre Il y a certaines facilités scénaristiques, qui viennent nous interroger sur « où s’arrête la réalité et où commence la fiction » (même si après m’être documenté sur le sujet, certains passages qui semblent complètement WTF ont vraiment eu lieu) Et surtout on aurait aimé que la série aborde le procès et n’aille pas aussi vite dans son final. Mais malgré tout, la série est captivante, nous emporte et nous tient en haleine par son histoire incroyable, et surtout par son personnage principal fascinant. Et même si elle n’égale pas la parfaite « NARCOS », elle vaut vraiment le coup qu’on s’y attarde. Partager

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