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- Mes attentes Festival OFF Avignon 2026 | Critiques d'un passionné
Découvrez les spectacles qui m'attirent pour ce festival OFF Attentes Festival OFF 2026 Ce guide fait partie de notre dossier complet sur le Festival Off d'Avignon Après la liste de mes conseils pour le Festival OFF 2026, place maintenant à mes attentes. Avec plus de 80 spectacles dans ma présélection, il est évident que je ne pourrai pas tout voir, d’autant plus que cette liste continuera sans doute de s’allonger au fil des découvertes de dernière minute. Je vais donc me concentrer sur ceux qui m’attirent le plus et dont vous retrouverez très probablement la critique sur mon site pendant le festival. Je commence par ces spectacles qui ont déjà fait le buzz avant même le lancement du OFF… et qui affichent presque complet. La Femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob Jean-Philippe Daguerre, devenu l’un des metteurs en scène incontournables du moment, s’attaque ici à un fait divers aussi méconnu qu’improbable. La zone indigo Après Big Mother , Mélody Mourey revient avec un thriller d’anticipation dont la mise en scène s’annonce particulièrement ambitieuse. Fin, fin et fin J’avais manqué cette comédie déjantée l’an dernier : elle revient auréolée du Molière de la comédie, attisant encore davantage ma curiosité. Dans un registre proche, le OFF marque aussi le retour du succès phénoménal Bigre , spectacle burlesque et jubilatoire, récompensé par le Molière de la comédie 2017. J’attends également beaucoup de La petite graine de Xavier Martel, dont l’humour fait souvent mouche, et qui s’attaque ici à un sujet universel : l’arrivée d’un enfant. Je suis par ailleurs un grand admirateur du travail du Grenier de Babouchka, pour leur énergie, leur esprit de troupe et leur sens musical. Ils reviennent cette année avec Le Cercle de craie caucasien , mis en scène par Charlotte Matzneff, qui promet un grand moment de théâtre. On retrouvera aussi cette dernière dans un tout autre registre avec L’affaire Petiot , un polar historique intrigant. Toujours dans le théâtre historique, j’ai hâte de découvrir L’autre de Didier Caron, où un abbé cache un médecin juif en le faisant passer pour le nouveau curé de la paroisse. Autre pièce historique : Les Justes d’Albert Camus, autour de l’attentat contre le grand-duc Serge en 1905. La troupe Les Fautes de frappe, qui m’avait marqué avec Naïs , s’attaque ici à l’adaptation d’un texte fort. Il y a deux ans, Le Grand Jour avait été mon immense coup de cœur. Frédérique Voruz revient avec Chimère , et j’espère y retrouver ce même mélange de drame et de poésie teintée d’humour noir. J’aime particulièrement les spectacles qui revisitent les classiques. Hamlet # La fin d’une enfance semble prometteur en transposant l’intrigue dans la chambre d’un jeune de 19 ans, avec des dispositifs scéniques contemporains. Nous aurons aussi le droit au grand retour d’Andrea Bescond, après son fabuleux Les chatouilles , elle adapte ici Antigone , en y mêlant comédie, danse et musique. Dans cette même veine, je suis avec attention le travail de Tigran Mekhitarian, qui sait moderniser les œuvres sans les trahir. Cette année, il propose L’Avare , mais aussi La Promesse de l’aube . Il met également en scène Les dimanches , une comédie romantique au pitch intrigant, qui raconte une histoire d’amour à travers les dimanches clés d’un couple. Toujours côté comédie romantique originale, La confiture de coings qui raconte l'histoire d'amour d'un couple en partant de la fin, puis remontant progressivement les années jusqu'à leur rencontre. Une construction qui laisse espérer de beaux instants de poésie, comme dans Sucrer les fraises , qui aborde la maladie d’Alzheimer à travers le regard d’une enfant de 7 ans. La poésie pourrait également être au rendez-vous dans Casanova de Geoffrey Lopez, mêlant théâtre, danse et musique, avec notamment Morgan L’Hostis, qui m’avait marqué dans Zourou, au-delà des mots . Autre belle promesse d’émotion : Fake , avec l’histoire de deux meilleures amies au lycée dont la relation bascule lorsque l’une d’elles tombe amoureuse. Dans les formes hybrides, j’ai aussi repéré Juste Irena , qui mêle théâtre et marionnettes pour raconter l’histoire de cette femme ayant sauvé 2 500 enfants du ghetto de Varsovie. J’attends aussi énormément Olympe(s) , de Justine Heynemannn qui nous avait offert le fulgurant Punk.e.s , et s’attaque ici à Olympe de Gouges, cette femme qui s’est battue en 1789 pour pouvoir faire jouer son texte à la comédie française. Une promesse d’un nouveau spectacle à la fois féministe et musical. Fan de comédies musicales, je suis particulièrement curieux de découvrir Fabuleux ! , qui promet de grands moments de magie et de chansons sur fond de Charles Dickens — avec, je l’espère, la capacité de réveiller l’enfant qui sommeille en moi. Certains spectacles m’attirent aussi par la seule présence d’un artiste : c’est le cas de Dans l’ombre de Donn , avec Vanessa Caihol, qui m'enchante à chaque apparition. Mais aussi ces spectacles où tout semble s'aligner, comme Ne t’arrête pas de courir , avec Johanna Boyé à l’adaptation, Tristan Petitgirard à la mise en scène et Chloé Froget au casting — trois bonnes raisons de courir découvrir ce spectacle. Enfin, il y a ces spectacles engagés, souvent marquants : La vague , adaptation du roman de 1981 (et du film de 2009), dont le propos sur les mécanismes du totalitarisme reste terriblement actuel. La nuit se lève , porté par cinq femmes autour du thème sensible de l’inceste. Dessiner encore , adaptation de la BD de Coco, survivante de l’attentat contre Charlie Hebdo. Le voyage d’Alice en Suisse , sur le parcours d’une femme atteinte d’une maladie incurable qui décide de se rendre en Suisse pour un suicide assisté et tombe amoureuse du médecin qui l’accompagne dans ce processus. La prochaine fois que tu mordras la poussière , tiré du roman de Panayotis Pascot, mettant en scène une relation père-fils bouleversante. Et pour finir, 22 minutes , un seul en scène autour de la rencontre entre le pape Jean-Paul II et son agresseur — mais surtout l’espoir du grand retour de Benoît Solès, à qui l’on doit le remarquable La Machine de Turing . Bref, encore une fois, de nombreux moments d'émotion en perspective. Bon festival à tous !
- Critique THE GOES WRONG SHOW – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série THE GOES WRONG SHOW THE GOES WRONG SHOW ❤️❤️❤️💛 Besoin de rire en ces temps de confinement ? THE GOES WRONG SHOW est LA série qu’il vous faut !!! Et si, comme moi, vous êtes un amoureux de théâtre, c’est un vrai cadeau de noël avant l’heure. C’est tout simplement ma barre de rire de l’année (voir même plus…) La série est composée de six épisodes indépendants de trente minutes qui ne laisseront aucun répit à vos zygomatiques. A chaque épisode, le metteur en scène va vous présenter la pièce qui va être jouée par sa troupe de bras cassés (à noter qu’on a bien affaire à du théâtre car le show est tourné en temps réel face à un vrai public). A chaque fois la troupe s’attaquera à un genre différent (Romance d’époque, thriller de guerre, horreur…), et à notre grand bonheur, rien ne va… Que ce soit le jeu des acteurs, les décors qui s’effondrent, les ratés de la régie, les accessoires manquants, c’est un vrai désastre. Ce n’est qu’une succession de catastrophes et les artistes feront leur possible pour amener la pièce à son terme. Ce qui impressionne le plus dans ce joli bordel, c’est sa précision. Le travail sur la mise en scène et les décors forcent le respect, tout est millimétré et chorégraphié afin chaque gaffes s’enchainent et en amènent une nouvelle. Impressionnant cette débauche de professionnalisme pour nous faire croire à un si grand amateurisme… Bien sûr, toutes ces péripéties amèneront des scènes burlesques (on notera la performance des acteurs au niveau des cascades), voire carrément ridicules, ou le comique de situation et l’humour british font des merveilles et enchaineront les fous rires du public. Bref à machine à faire rire… JUBILATOIRE… Partager
- Critique 18h30 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série 18h30 18h30 ❤️❤️❤️❤️ 18h30, c’est l’heure à laquelle deux collègues de travail quittent leur bureau. Chaque épisode est un plan séquence de cinq minutes accompagnant nos deux personnages jusqu’à leur arrêt de bus, sur une année. Quelques minutes quotidiennes où ils apprendront à se connaitre. Quelques minutes quotidiennes où ils vont parler de tout et de rien. Quelques minutes quotidiennes où ils vont nous faire rentrer progressivement dans leur intimité. Quelques minutes quotidiennes où l’on partagera avec eux rires, débats, colères et confidences. Quelques minutes quotidiennes où l’on verra naître une réelle complicité. Quelques minutes quotidiennes où ces travelings arrières nous emmèneront avec eux sans savoir où ils vont. Quelques minutes quotidiennes où le ballet millimétré des figurants est digne d’une comédie musicale. Quelques minutes quotidiennes où l’on devient vite accro au point qu’on se rend compte qu’on vient d’enchainer tous les épisodes d’une traite. L’écriture est remarquable, malgré la durée des épisodes, l’évolution de leur relation est criante de vérité, notamment grâce au talent des deux acteurs qui rendent leurs personnages extrêmement attachants et à une caméra qui reste figée sur eux, nous donnant l’impression de partager leurs échanges. C’est feelgood, souvent drôle (se permettant parfois des moments totalement décalés), et parfois d’une profondeur bluffante, arrivant à nous toucher et nous chambouler en quelques secondes. Merci Lilian pour la découverte de cette véritable pépite que j’aurai dévoré en une soirée. Disponible intégralement sur Arte.TV, vous savez ce qu’il vous reste à faire… Partager
- Critique EN THÉRAPIE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série EN THÉRAPIE EN THÉRAPIE ❤️❤️ ❤️❤️💛 Remake Français d’une série Israélienne à succès qui a connu une vingtaine d’adaptations, on y suit, jour après jour, les séances de cinq patients chez un psy. Le duo Toledano/Nakache, non content de nous proposer certains des films français les plus intéressants de ces dernières années, décide donc de confirmer leur talent sur petit écran avec ce qu’ils savent le mieux faire : raconter l’humain. Le tour de force de la série est de nous faire croire dans un premier temps que l’on suit les thérapies des patients, puis au bout de quelques épisodes, celle du thérapeute, pour au final se rendre compte qu’on est peut être bien en train de faire la nôtre, tant la série va réveiller des choses en nous. Car la série a la bonne idée de placer son intrigue au lendemain de l’évènement qui a certainement marqué le plus la mémoire collective : les attentats du 13 novembre. La série parlera donc au plus grand nombre, d’autant plus qu’elle abordera d’autres sujets universels, comme la communication dans le couple, les rapports parents-enfants, l’estime de soi… ce qui aidera le spectateur à se retrouver dans les thèmes abordés et donc s’investir dans cette expérience. Cette identification est facilitée grâce à un casting de haut vol, dirigé de main de maître. Même si les personnages ont souvent un côté « agaçant » de prime abord, le talent des acteurs finit par les rendre plus attachant les uns que les autres. Mélanie Thierry, dégageant un charme fou, avec un panel d’émotions hallucinant, arrivant à passer du rire aux larmes en une seconde. Reda Kateb qui prouve une fois de plus qu’il est l’un des plus grands acteurs français de sa génération. Céleste Brunnquell, LA révélation de cette série, qui m’avait déjà bluffé avec sa sublime prestation dans « Les éblouis » (que je vous invite à découvrir). Ce couple en crise incarné par un Pio Marmai dont le naturel n’a d’égal que la froideur, servant d’armure à sa compagne, Clemence Poésy. Et bien sûr, Frédéric Pierrot, avec sa voix chaleureuse et rassurante, mais aussi ses subtils changements de jeu en fonction de ses patients. Sans oublier une Carole Bouquet impassible et glaçante, parfaite de son rôle de contrôleuse. Etant un huit clos, la mise en scène se concentrera sur les bases du cinéma : le champs, contre champs, l’exploitant à merveille pour retranscrire les réactions des personnages. Chaque silence, chaque regard en dira souvent plus que le moindre mot. Une musique discrète, mais redoutablement efficace, viendra ponctuer les émotions ressenties. Alors oui, il y a 35 épisodes… Et pourtant on se surprend à les enchainer, à devenir accro... Les dialogues sont savoureux, millimétrés, il n’y a pas un mot de trop. Alors oui, la série peut sembler élitiste… Et pourtant elle est profondément humaine et les traumas abordés par les patients finiront souvent par nous parler, de près ou de loin. Bref, une série originale, enrichissante, touchant l’intime avec justesse, jetant un regard sur l’état de notre société, sur la vie, sur les autres, mais avant tout sur soi-même… Et la bonne nouvelle, c’est que la série est intégralement disponible sur le site arte.tv, donc aucune excuse pour ne pas découvrir ce petit bijou télévisuel. Partager
- Critique THE LEFTOVERS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série THE LEFTOVERS THE LEFTOVERS ❤️❤️❤️❤️❤️ Je viens de revoir cette série et quand j’en parle autour de moi, je remarque qu’elle est assez méconnue et pourtant QUELLE SERIE !!! C’est simple, à mon sens, c’est une des rares à être parfaite de sa scène d’ouverture à son final grandiose. Et elle est pour moi à l’image des chefs d’œuvre que sont SIX FEET UNDER, BREAKING BAD et autre THE SHIELD. Bref, si ces quelques mots peuvent vous convaincre de jeter un œil à ce bijou audiovisuel … (d’autant plus qu’il n’y a que 28 épisodes) THE LEFTOVERS est une série HBO (ENCORE !!!) créée par Tom Perrotta (auteur du roman) et Damon Lindelof. Ce dernier est celui à qui l’on doit déjà LOST qui, même si elle s’est un peu perdue au fil des saisons, avait déjà marqué son époque et est certainement, avec 24H CHRONO, à l’origine de l’engouement actuel pour les séries. Mais c’est aussi à lui que l’on doit la brillantissime mini-série WATCHMEN, qui comme le film est bien plus qu’un nouveau produit sur les super héros. Le pitch de THE LEFTOVERS est aussi simple qu’intriguant : Le 14 octobre 2011, 2% de la population mondiale disparaissent instantanément de la surface de la terre… Une des grandes forces de la série est que Linderlof a retenu les erreurs de LOST, et si vous vous attendez à avoir des réponses sur ces disparitions et tous les autres évènements surnaturels qui vont en découler, passez votre chemin. Et le pitch n’est rien comparé aux événements totalement WTF qui vous attendent. La série a d’ailleurs un côté « David Lynch » et le fabuleux épisode 8 de la saison 2 est d’ailleurs clairement un hommage à son cinéma. Mais THE LEFTOVERS nous fait vite comprendre que la vérité n’a peu d’importance et qu’elle veut consacrer son intrigue à tout autre chose… Car comme son nom l’indique, la série ne va pas s’intéresser à ceux qui ont disparu, mais à ceux qui restent. Ici, il ne sera pas question du pourquoi ou du comment c’est arrivé, mais comment continuer à vivre après un tel évènement. Et même si il y aura un côté métaphysique qui survolera les épisodes, l’écriture se concentrera sur les émotions de ses héros, et c’est là qu’elle excelle. Les thèmes centraux, tels que le deuil, la résilience, la religion seront extrêmement bien exploités, mais au fil des épisodes le spectateur se rendra compte que le thème principal de cette série est tout autre (je vous laisserai découvrir ça) et aura un point d’orgue magistral dans un final tout aussi exceptionnel. Mais si la série est aussi puissante, c’est surtout grâce à son écriture et notamment celle de ses personnages. Chaque héros explorera une facette de l’âme humaine avec sa façon de réagir à un tel traumatisme. Car oui, même si deux protagonistes sortent du lot, la série possède beaucoup de personnages secondaires, dont certains auront souvent le droit à des épisodes qui leurs sont consacrés, expliquant leurs parcours et leurs choix (surement les meilleurs épisodes du show). Leurs réactions sembleront souvent excessives au premier abord, mais finalement jamais gratuite. Et la série ne jugera d’ailleurs pas ses personnages, permettant au public de s’y identifier encore plus et rendant une certaine légitimité à leurs choix. Un autre grand atout de LEFTOVERS est qu’elle arrive régulièrement à rebattre les cartes de son intrigue, allant explorer d’autres terrains, sans jamais s’éloigner de son propos. Chaque saison aura d’ailleurs sa propre identité, sans jamais perdre en qualité et permettant d’explorer un peu plus la profondeur de ses héros. Et comme souvent chez HBO, pour interpréter ses personnages, on a le droit à un casting de haut vol, tous parfait dans leurs rôles. Mais celle qui sort du lot, c’est Carrie Coon qui est à l’origine des plus grands moments d’émotions du show. C’est simple, je pense que son personnage de Nora Durst est tout simplement le plus grand rôle féminin écrit pour une série. Autre point fort de la série, et encore un classique, chez HBO, la musique. La partition écrite par Max Richter est digne des plus grandes musiques de films. Elle accompagnera à la perfection les émotions de nos héros. Avec son mélange de piano, violons, orgue et autres guitare, à elle seule, elle vous dressera les poils sur les bras et viendra vous toucher en plein coeur. Alors, oui, THE LEFTOVERS est une série exigeante, mélancolique, au rythme lent, qui sort le spectateur de sa zone de confort, mais si comme moi vous rentrez dedans, c’est un vrai régal. Que ce soit l’intelligence de son écriture, son la justesse de son interprétation, ou la force de ses dialogues, chaque épisode arrivera à marquer l’esprit du spectateur. Partager
- Critique THIS IS US – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série THIS IS US THIS IS US ❤️❤️❤ ️💛 Il y a un an, je découvrais, sur les conseils d'Emilie cette série qui m'a complètement retourné. Ce soir, je viens de démarrer la saison 2 et je commence à vraiment me dire qu'elle est en passe de détrôner un "SIX FEET UNDER" qui est juste pour moi la plus grande oeuvre cinématographique à ce jour. Je ne vais même pas vous parler de quoi ça parle pour éviter de vous spoiler sur l'énorme travail d'écriture. Sachez juste, qu'on rit, on vibre, on pleure, on médite, on tremble... Jamais une série n'a aussi bien porté son nom "This is us" Car on ne peut que se retrouver dans certains de ces personnages et les scènes de vie qu'ils traversent. Pour ma part, évidement Jack me parle particulièrement, entre son vécu et le père auquel j'aurai tellement aimé ressembler... Mais le travail sur les personnages est tellement fou, aucun n'est parfait et c'est surement ce qu'il fait leur force Sans parler de ce casting 5 étoiles, de la mise en scène, des dialogues ou même de ces choix musicaux envoutants Rarement une série n'a véhiculé autant de valeurs qui me semble fondamentales Dans This is Us, rien n'est noir, rien n'est blanc... C'est juste une putain de leçon de vie Bref, si vous ne connaissez pas FONCEZ Je vais juste finir sur une citation d'un père pour son fils de cet épisode de ce soir : "Je t'aimais. Je t'ai perdu. Et si je peux te donner mon avis, c'est bien mieux que de n'avoir jamais aimé du tout... Mais il vaut mieux avoir aimé et perdre son amour, c'est certain, mais essai de ne pas le perdre du tout..." Partager
- Critique EUPHORIA – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série EUPHORIA EUPHORIA ❤️❤️❤️ ❤️💛 Alors là, ce n’était pas gagné, parce que les séries teen, c’est devenu un genre surexploité (et que je n’affectionne pas vraiment) ou tout semble avoir été dit. Et sur le papier, c’est un peu ça : tu as le droit au quaterback populaire, à la cheerleader, au fils de riche, au bal de promo, au dealer, au gay… Mais c’est sans compter sur HBO qui pour sa première tentative dans le genre signe un coup de maitre en envoyant valser les codes et le politiquement correct (la série peut même se montrer très crue). Dès les premières images, nous montrant un accouchement vu de l’intérieur, on comprend vite qu’on va assister à quelque chose de différent, avec ce personnage principal, Rue, qui va nous raconter l’histoire à travers ses yeux de camée sortant de désintox (nous laissant ainsi douter sur les faits qu’elle nous raconte). Ses monologues sont d’ailleurs souvent poignant et extèmement bien écris. Au final, même si les personnages semblent stéréotypés au premier abord, la série va prendre le temps de gratter la surface, pour au final leur apporter pas mal de profondeur. Chaque épisode se focalisant sur un personnage en particulier, nous relatant, via le regard de Rue, son enfance afin de nous faire comprendre les causes de ses troubles actuels, en arrivant à rendre attachant les plus détestables d’entre eux. Car oui, Euphoria dresse un portrait très sombre de la jeunesse avec leurs addictions, que ce soit la drogue, le sexe, les réseaux sociaux, la violence, la pornographie… le tout porter par un casting de jeunes artistes plein de promesses. On notera d’ailleurs une chose assez rare : HBO offre un des premiers rôles à une actrice transsexuelle. Et quel rôle, et quelle actrice !!! Hunter Schafer est envoutante dans son personnage aussi extravagant qu’attachant. Mais celle qui perce l’écran, c’est Zendaya, qui arrive à casser son image Disney et verra certainement sa carrière décoller avec ce rôle (je vois mal l’Emmy Award lui échapper). Et pour avoir vu la série deux fois en une semaine (VF puis VO), je note au passage la grande performance de doublage de Victoria Grosbois, car une grande partie de l’intensité de la série repose sur les monologues OFF nous relatant l’histoire, et Waouh !!! Quelle classe !!! Mais ce qui bluffe le plus, c’est la mise en scène souvent ingénieuse et on a le droit à des plans magnifiques sublimés par des lumières très saturées et une BO d’enfer. Ca nous offre parfois des scènes surréalistes (voir même jubilatoire). Jusqu’à une scène finale HA-LU-CI-NANTE à te décoller la mâchoire !!! Bref, même si la série chorale est TRES sombre et parfois choquante, on tombe sous le charme de ses personnages, de son ambiance et de son côté humain et des émotions qu’elle nous fait vivre. Un vrai coup de cœur de cet été qui sort incontestablement du lot. Partager
- Un chef d’œuvre d’animation made in France
Découvrez notre critique détaillée de la série ARCANE Un chef d’œuvre d’animation made in France ARCANE ❤️❤️❤️❤️❤️ Un chef d’œuvre d’animation made in France ARCANE vient de se terminer sur Netflix et il serait vraiment regrettable de passer à côté de ce petit bijou qui pourrait bien être la meilleure chose que la plateforme nous ait offerte. Le studio français Fortiche nous livre un chef-d’œuvre de l’animation, à la fois visuel et narratif, et prouve une nouvelle fois à quel point la France excelle dans ce domaine. Alors, je vous le concède, la série est l’adaptation d’un jeu vidéo, et ça peut faire très peur. Mais League of Legends, dont est tirée l’histoire, n’est pas un jeu scénarisé, ce qui a permis aux créateurs de la série d’avoir une immense liberté qu’ils ont admirablement exploitée. On va commencer par l’évidence même : visuellement, c’est grandiose et va même enterrer la plupart des productions cinématographiques actuelles. Le studio apporte à son animé une patte graphique unique, avec un rendu peinture 2D créant des tableaux animés où chaque plan est un chef-d'œuvre. L’animation, par moments, multiplie les styles graphiques et brille constamment par ses idées de mise en scène. Rien que les génériques des saisons 1 et 2 sont des petits bijoux au point d’être parmi les plus marquants de ces dernières années, avec ceux de GoT ou SERVERANCE. La direction artistique est époustouflante : les personnages, les décors rétrofuturistes et le déluge de couleurs plongent le spectateur dans un univers fascinant, et lui permettent d'en prendre constamment plein les yeux. D’autant plus que la fluidité de l’animation, son dynamisme et son sens du cadre sont exemplaires et viennent enfoncer le clou. Il y a énormément de scène d’action et à chaque fois c’est le même constat : on est bluffé par ces séquences, par leur mise en scène et leur dynamisme, gardant une lisibilité constante de l’action. C’est du grand art et ça ridiculise la plupart des blockbusters que l’on peut voir au cinéma. La musique est extrêmement présente et offre quelques séquences dignes de véritables clips musicaux. Le récit étant condensé en 18 épisodes, ces clips, en plus d’être inventifs et extrêmement bien réalisés, ont souvent l’avantage d’illustrer de la plus belle des façons les ellipses temporelles ou d’accentuer l’émotion. Je pense notamment à ce combat entremêlant passé et présent : une séquence où musique et animation s’unissent pour un résultat saisissant. Certes, ce n’est pas un procédé des plus subtils, mais à l’image de la série, il est d’une efficacité redoutable. Mais ARCANE est loin de se limiter à une claque visuelle et son plus grand atout est clairement son écriture. La série aborde de nombreux thèmes, comme les inégalités sociales, la dualité entre progrès et destruction, la famille, la vengeance, le pouvoir, et la quête d’identité… Et quand la magie vient mettre son grain de sel, la série part assez loin mais ne perd jamais son spectateur, retombant constamment sur ses pattes tout en apportant une profondeur insoupçonnée à son récit. Mais surtout son écriture n’est jamais manichéenne. La frontière entre le bien et le mal a même rarement été aussi faible. Et si elle fonctionne aussi bien, c’est qu’elle est constamment centrée sur ses personnages. Et là, on touche au détail qui fait qu’ARCANE approche de la perfection : ses personnages. La série excelle dans l’écriture de ces derniers, grâce à une approche subtile et empathique, qui évite les stéréotypes tout en explorant des thèmes profonds et intemporels. Leurs designs leur confèrent un charisme instantané, mais ce sont surtout leurs liens, leur profondeur psychologique et leur évolution qui marquent les spectateurs. Chaque protagoniste possède des motivations, des failles et des dilemmes qui les rendent denses, crédibles et attachants. L'engagement émotionnel des spectateurs est le résultat direct de cette qualité d'écriture. Les interactions entre les personnages deviennent le moteur narratif de l’histoire, enrichissant l'intrigue tout en explorant des relations intenses et parfois déchirantes. Et même si les deux sœurs sont au cœur du récit, l’écriture n’oublie pas de développer les personnages secondaires, leur offrant des arcs narratifs cruciaux pour l’intrigue. Chaque personnage aura son moment de gloire et contribuera activement à l’histoire, jusqu’à cet épisode final tout simplement dantesque. Il faut également souligner la qualité des doublages et celle de la dramaturgie. Malgré le nombre de personnages et la durée limitée de la série, Arcane parvient à enchaîner des scènes d’une puissance émotionnelle rare. Mais forcément, si on ne devait retenir qu’un seul personnage, ce serait évidement Jynx. Elle devient instantanément culte grâce à son charisme, sa complexité et son rôle central. Elle est bien souvent à l’origine des moments les plus mémorables de la série. Après, en chipotant un peu, j’aurais tout de même de petites réserves. La saison 2, bien que passionnante, complexifie parfois l'intrigue avec des arcs narratifs supplémentaires qui alourdissent légèrement le récit déjà dense. Même si cela semble préparer le terrain pour de probables spin-off, l’histoire aurait peut-être gagné en impact en condensant son intrigue. De plus, un virage prometteur pris pour le développement d'un personnage au début de la saison 2 n’est finalement pas exploité. C’est dommage, car cet arc aurait pu être fascinant, tant sur le plan politique que dramaturgique. Vous l’aurez compris, ARCANE est pour moi un chef-d’œuvre comme la télévision en propose rarement. Cette série témoigne du savoir-faire exceptionnel du studio Fortiche et place l’animation française au sommet. Que vous soyez fan de jeux vidéo ou non, Arcane est une expérience à ne pas manquer. Partager
- Critique BLUE EYE SAMURAI – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série BLUE EYE SAMURAI BLUE EYE SAMURAI ❤️❤️❤️❤️💛 Cette série animée est sortie il y a déjà deux mois et j’ai bien failli passer à côté, ce qui aurait été une erreur, car on a affaire à une pépite qui est même certainement la plus belle chose qu’ait pondu Netflix en 2023 L’histoire se situe à l’ère d’Edo, alors que le Japon a décidé de fermer ses frontières et d’interdire au moindre étranger de poser les pieds sur son territoire. On y suit Mizu, un mystérieux samouraï métis aux yeux bleus, à la recherche des quatre uniques blancs présents au Japon au moment de sa naissance et susceptible d’être devenu son père en violant sa mère… Alors oui, ça semble être du déjà vu avec une énième histoire de vengeance, mais c’est sans compter sur l’écriture exemplaire de Michael Green, déjà aux manettes des scénarios de LOGAN et BLADE RUNNER 2049. L’histoire multiplie les sous-intrigues et nous plonge dans le Japon féodal du XVIIe sciècle, avec un travail évident de documentation pour nous offrir un regard réaliste sur l’époque qu’elle retranscrit. On est captivé par ses intrigues politiques, ses complots, ses trahisons, qui ne sont pas sans rappeler un certain GAME OF THRONES de ce point de vue-là. Les diverses machinations et les rebondissements (même si certains sont prévisibles) rendent l’ensemble passionnant. La série prend aussi un grand soin à l’écriture de ses personnages secondaires, avec notamment cette princesse Akimi, forcée d’épouser l’homme choisit par son père. Son évolution au fil des épisodes est exemplaire et elle réussit même parfois à voler la vedette. La place des femmes à l’époque est d’ailleurs centrale et très bien exploitée. Et mis à part son antagoniste principal terrifiant, une des forces de la série est justement de proposer des personnages ambigus et nuancés. Elle offre ainsi une galerie de personnages pour la plupart captivants. La série est extrêmement mature et propose un aspect très dur et cru de la position de la femme et du racisme de cette époque… Et même si c’est un animé, il n’est clairement pas destiné aux plus jeunes, d’autant plus qu’il propose certaines scènes de violences graphiques et sexuelles particulièrement crues… Mais même si on est ébloui par le fond, c’est surtout par la forme que la série impressionne. C’est une véritable claque visuelle que l’on doit au studio français Blue Spirit (cocorico !!!). On leur devait déjà le très bon MA VIE DE COURGETTE et certains épisodes de la série Marvel WHAT IF… ?, mais ici leur talent prend encore plus d’ampleur. La direction artistique est fabuleuse, avec un mélange 2D-3D admirable qui nous plonge dans l’époque, avec un souci du détail sur le moindre costume ou décor. Des décors qui s’apparentent souvent à des peintures japonaises du plus bel effet, avec un superbe travail sur les couleurs. D’autant plus que la mise en scène en met souvent plein les yeux, avec notamment des combats aux chorégraphies hallucinantes. Et même si souvent il y a un côté surenchère qui fait que ça perd en crédibilité, on lui pardonnera largement car le plaisir procuré est jouissif. Elle offre aussi quelques choix narratifs et visuels assez dingues comme le sublime épisode 5, qui à lui seul vaut le détour. Bref une énorme surprise, aussi bien narrative que visuelle, qui mérite amplement le succès qu’a rencontré ce petit bijou d’animation. Partager
- Critique CHERNOBYL – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série CHERNOBYL CHERNOBYL ❤️❤️❤️ ❤️💛 J’ai regardé Chernobyl car je voulais savoir ce que valait cette série qui fait le buzz en devenant la série la mieux noté sur des sites comme IMDB ou Allociné (même si j’ai souvent tendance à prendre les notes avec un certain recul), dépassant pour l’occasion Game of Thrones (que je n’ai pas besoin de présenter) et surtout Braking Bad (qui est juste pour moi un show qui frôle la perfection) Verdict : je ne pense pas que je place cette série au-dessus des deux précitées, ou bien d’autres « Six feet under » et « The shield » qui m’auront fait vibrer pendant plusieurs années, car ici on a affaire à une mini-série de 5 épisodes. Mais quelle série !!! Car OUI, Chernobyl est un PUTAIN DE CHEF D’ŒUVRE et prouve une fois de plus qu’en matière de série HBO à un savoir-faire indéniable Parce que tu ne peux ressortir indemne du visionnage de cette série. Elle te prend au trippe de A à Z. Plus la série avance et plus tu as cette boule au ventre qui se forme, ce malaise qui s’installe. Clairement Chernobyl fait froid dans le dos. Ça serait une fiction, limite on trouverait ça improbable car trop gros, mais c’est bien arrivé et je fais confiance en l’être humain pour trouver le moyen de faire pire dans le futur. D’autant que tout est fait pour intensifier l’angoisse et l’oppression, que ce soit les faits qui s’imposent un à un, entrainant des choix stratégiques, souvent immoraux pour cacher un secret d’état mais malheureusement parfois clairement indispensables pour éviter une catastrophe encore plus grande, mais aussi la photographie froide, le rythme et surtout cette bande original magistrale qui fait monter la tension comme rarement Chaque épisode réussit à enfoncer un peu plus le clou dans l’horreur de cette catastrophe, jusqu’au générique de fin qui laisse sans voix… L’autre force de cette série, c’est de nous relater les évènements à travers le regard de nombreux intervenant, les ingénieurs et techniciens, bien sûr, mais aussi les pompiers, les ouvriers, les médecins, les civils, l’armée… Il y aurait tellement à dire, il y a tellement de scènes marquantes de dialogues glaçants, mais je préfère vous laisser découvrir ça par vous même Parce que Chernobyl, c’est un peu comme « La liste de Schindler » de Spielberg : TERRIBLE, mais INDISPENSABLE, pour mieux comprendre mais aussi par devoir de mémoire : ici pour les milliers de personnes qui ont sacrifié leur vie, parfois en connaissance de cause (et pire, souvent sans le savoir) afin d’en sauver des centaines de millions… Partager
- Quand le vernis du luxe craque sous la satire
Découvrez notre critique détaillée de la série THE WHITE LOTUS Quand le vernis du luxe craque sous la satire THE WHITE LOTUS ❤️❤️❤️❤️ Quand le vernis du luxe craque sous la satire Avec cette série, HBO signe une nouvelle pépite télévisuelle. Le concept de la série : Six épisodes, pour six journées où l’on suit des touristes ultra-riches en vacances dans un hôtel de luxe. Chaque saison, indépendante, commençant par la découverte d’un cadavre, dont elle taira le nom pour donner un côté Agatha Christie à l’ensemble. HBO nous propose une comédie satirique, doublée d’une critique acerbe de notre société, avec ses personnages exécrables et leurs rapports toxiques. Forcément, ça rappelle la palme d’or SANS FILTRE, même si ici, c’est moins frontal et plus subtil dans ses propos. Une des grandes forces de la série est justement l’écriture et l’interprétation de ses protagonistes. Elle y apporte une profondeur surprenante en découvrant leurs failles, et même s'ils sont tous détestables, on finit par avoir de l’empathie pour eux. Les dialogues corrosifs sont savoureux et la série surfe sur un humour noir aussi caustique que jubilatoire. C’est techniquement très abouti, avec une mise en scène soignée, et notamment une narration visuelle inspirée qui en dit long sur l’évolution des personnages. Mais le show brille aussi grâce à une partition musicale exemplaire, à la fois entêtante et imposant le rythme à l’ensemble. La première saison frise le sans faute. Mais je dois bien reconnaitre que la deuxième, même si elle est loin d’être mauvaise, m’a moins marqué. Que ce soit par son manque de surprise, avec un côté parfois redondant, mais aussi par les thèmes abordés que j’ai trouvé moins intéressants. Là où, dans la première saison, il était question de famille, de politique ou de racisme et offre plus de place aux employés de l'hôtel, donnant plus d'impact au choc des classes, la deuxième s’attardera plus sur les histoires de couples de nos héros. De même, le seul personnage récurrent, interprété par une Jennifer Coolidge irrésistible dans la première saison, deviendra un peu une caricature de lui-même dans la deuxième. D’autant plus que son côté artificiel et le fait qu’il soit plus mis en avant, font qu’il semble en décalage avec le reste du casting. Par contre, il faut reconnaitre que le côté polar de la série, qui est presque anecdotique dans la première saison, est beaucoup mieux exploité dans la deuxième. Bref, une série que je vous invite à découvrir, ne serait-ce que sa première saison qui est un véritable bijou et se suffit à elle-même. Partager
- Critique DARK – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série DARK DARK ❤️❤️❤️❤️ Bon, en étant confiné, seul dans 55m², forcément le temps est un peu long… voir très looooooooooong… Et vu que niveau cinéma c’est un peu mort, je me suis rabattu sur un rattrapage des séries loupées (et la liste est longue…). Finalement, ça a eu du bon, car j’ai pu découvrir quelques perles. Et comme me l’a fait remarquer mon agent-nièce Déborah, autant en faire profiter les autres (d’autant plus que pendant que j’écris, ça passe le temps…) Donc DARK Série Netflix, 18 épisodes sortis pour le moment et la dernière saison est prévue pour juin 2020 Bref, un truc à qui peut se voir rapidement, et ça tombe bien parce que la série à des chances de vous clouer à votre fauteuil et de vous occuper quelques heures précieuses pendant ce confinement. A noter que c’est une série Allemande… Bon, je vous vois venir… Comme moi, vous avez sûrement été traumatisés plus jeune par Derick, mais je vous le garanti, on en est loin, mais alors TRES loin. Le plus compliqué, avec DARK, sera d’en parler sans spoiler la série. Je vous déconseille d’ailleurs d’aller voir la moindre bande annonce ou autre synopsis, pour éviter de gâcher le plaisir, car la série n’aura de cesse de vous surprendre. Pour faire court, la série démarre sur la disparition d’un enfant dont l’enquête mènera à des similitudes avec des évènements du passé. Ce qui peut sembler être un polar TRES classique à première vue, mais une bonne dose de surnaturel va venir chambouler tout ça. Et là, on pense tout de suite à un « Stranger things BIS ». Sauf que non, on est loin d’un remake, et la série a une vraie identité (ici pas de monstre, ni de côté horrifique, même si dans les deux cas, on semble être face à un hommage à l’œuvre de Stephen King) Ce qui marque le plus, dans DARK, c’est son écriture. Rien ne semble être là par hasard. Plus, on avance dans l’histoire, plus on se rend compte que tout est lié, que tous les évènements sont imbriqués les uns dans les autres, tout aura une raison et une conséquence. Au final, on a affaire à un énorme puzzle qui va vous faire des nœuds dans le cerveau. Parce que oui, DARK n’est pas une série qu’on peut se permettre de regarder, en s’occupant à côté. Par contre, même si la série peut être un peu compliqué à suivre au début (avec le grand nombre de personnages que l’on découvre), au bout de quelques épisodes, tout devient plus clair. Même si on comprend qu’on joue avec nous, et malgré tous ces mystères qu’on nous envoie à la face, on est jamais vraiment perdu. Là, où une série comme LOST a pu se perdre, avec son trop grand nombre de mystères dont ils ne savaient pas quoi faire, DARK a l’intelligence de nous abreuver d’énigmes tout en nous apportant de nombreuses réponses (les plus attentifs devineront surement quelques twists avec une petite fierté) qui amèneront de nouvelles questions. Au final, tu te dis « Putain, ils ont pensé à tout depuis le début ». Je pense d’ailleurs que comme certains films qui jouent avec le spectateur (Fight club, Inception, l’armée des 12 singes et autres Shutter island…) la série prendra même une autre saveur lors d’un deuxième visionnage. Mais la série a bien d’autres atouts dans sa poche, ne serait-ce que sa réalisation qui arrive à imposer une ambiance et un univers, une photo magnifique, une bande sonore oppressante et ses choix de chansons (certains pourront lui reprocher chaque final d’épisode faisant le point sur les différents personnages sur un fond musical : certes facile pour amplifier les émotions, mais d’une grande efficacité). Le casting n’est pas en reste, avec quelques très belles performances qui offrent notamment de très beaux moments d’émotions. Le côté « drama » de la série prend d’ailleurs souvent le pas sur son côté « thriller fantastique ». Alors, oui, la série n’est pas exempte de défauts. Forcément, tous ces événements en "huit clos" qui sont liés les uns aux autres, ça fait peut-être beaucoup niveau crédibilité, mais il faut avouer que c'est assez jouissif. Et puis, tu te demandes, à partir aussi loin, si elle ne va pas se prendre les pieds dans le tapis. Mais même si c’est le cas, ça n’enlèvera rien au plaisir ressenti durant ces quelques heures. Partager













