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612 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Portrait de famille entre chien et chat

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ROLLEKEBOL Portrait de famille entre chien et chat ROLLEKEBOL ❤️❤️❤️💛 Portrait de famille entre chien et chat La pièce va nous faire découvrir cette famille dysfonctionnelle incapable de s'aimer, autant que de réellement se détester. La mère déprimée qui doit réapprendre à vivre, le père malade qui doit apprendre à mourir, le fils perdu qui cherche sa voie, et la fille qui a préféré fuir pour atteindre ses rêves. Et au milieu de tout ça un chat et un chien… Le manque de communication sera au centre de la pièce, mais des thèmes universels tels que l'éducation et ce qu'on laisse à nos enfants, seront centraux et résonneront souvent chez les spectateurs. D'autant plus que l'écriture et l'interprétation brillent par leur naturel et donne souvent l'impression d'être dans la pièce avec ses personnages qui sont piégés entre l'amour et la haine qu'ils se portent. Sentiment de proximité amplifié par une mise en scène sobre et un travail sur les sons ambiants. Le choix risqué mais gagnant est d'avoir choisi de faire parler les deux animaux. Leur matérialisation aurait facilement pu faire sombrer la pièce dans le ridicule, mais loin de là… Notamment grâce au talent de la comédienne qui réussit à s’effacer pour ne laisser que l’animal face aux spectateurs. En plus d'apporter des apartés bienvenus, ces moments permettent au spectateur de prendre du recul sur les événements. Plus fort, le monologue du chien brille par la puissance émotionnelle qu'il dégage. Mais même si le sujet semble lourd, un humour caustique sera continuellement présant, jusqu’à un final aussi astucieux qu'efficace. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • La série qui va dissocier votre cerveau.

    Découvrez notre critique détaillée de la série SEVERANCE La série qui va dissocier votre cerveau. SEVERANCE ❤️❤️❤️❤️💛 La série qui va dissocier votre cerveau. Quelle claque !!! Je vous aurai prévenu, vous n’êtes pas prêts… Le pitch ? Impossible d’en parler tellement c’est dingue !!! Sachez juste que c’est une série à qui propose un high concept fou, mais surtout l’exploite à merveille. Et surtout, n’allez pas lire de quoi ça parle et lancez-vous dedans vierge de toute information pour pouvoir savourer au maximum ce petit bijou audiovisuel. Car clairement, à l’image de son générique, ça pue le chef d’œuvre !!! (D’ailleurs, ce générique est tellement bien foutu que je ne l’ai simplement jamais zappé…). Donc, concernant l’histoire, je peux juste vous dire qu’on a affaire à un thriller d’anticipation dystopique à l’écriture admirable. Si vous avez aimé des films comme ETERNAL SUNSHINE OF SPOTLESS, BIENVENUE A GATACA, HER et autre EX-MACHINA, vous allez adorer. C’est inventif, intriguant et d’une profondeur qui laisse sans voix. Au fil des épisodes, ça va vous retourner le cerveau, tout en offrant une critique acerbe sur notre société qui fait froid dans le dos. On est un peu perdu lors des premiers épisodes, on se demande où ça va, mais on se laisse emporter par cette histoire qui va s’avérer de plus en plus fascinante, en nous offrant au fur et à mesure des indices sur son univers, jusqu’à un épisode final HA-LU-CI-NANT faisant l’effet d’un électrochoc !!! La mise en scène froide est extrêmement maitrisée, avec des plans millimétrés et cette obnubilation pour la symétrie qui rendrait jaloux Wes Anderson. Et cette histoire de dingue nous est délivrée par un casting de haut vol, avec entre autre John Turturro, Christopher Walken et autre Patricia Arquette. Ils nous offrent une panoplie de personnages tous aussi attachant que décalés et ayant un réel impact sur le scénario. Car pour enfoncer le clou de cet ovni sorti de nul part, on retrouve Ben Stiller à la production et à la réalisation de certains épisodes et clairement il y apporte son côté déjanté et satirique. Bref, un ENORME coup de cœur !!! Partager

  • Quand la musique devient un acte de rébellion.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle SWING HEIL Quand la musique devient un acte de rébellion. SWING HEIL ❤️❤️❤️💛 Quand la musique devient un acte de rébellion. Voici l'histoire de Richard, un jeune allemand vivant pour le swing. Une passion qu'il partage clandestinnement avec ses amis, jusqu'au jour où ils vont être recrutés de force par la jeunesse hitlérienne. Alors, je dois avouer que j'ai mis un certain temps pour rentrer dans ce spectacle. Mais la tension monte crescendo, au fur et à mesure que le décors évolue subtilement. Mais à partir du moment où l'endocrinement prend place, ce spectacle m'a attrapé, sans jamais relâcher mon attention, jusqu'à un final d'une grande intensité. Jimmy Daumas livre une pestation de grand standing, en incarnant les différents personnages. Il switche de l'un à l'autre avec une fluidité déconcertante et avec une énergie qui nous laisse admiratif. Une très belle pièce, en hommage à cette jeunesse allemande qui s'est soulevée contre le 3e reich. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique CHANGER L’EAU DES FLEURS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CHANGER L’EAU DES FLEURS CHANGER L’EAU DES FLEURS ❤️❤️💛 Comme à priori beaucoup de spectateurs présents dans la salle, je suis allé voir cette pièce après avoir dévoré le roman qui fait partie de mes coups de cœurs de ces dernières années. Et donc, oui, j’avais conscience qu’il serait impossible de développer toute la complexité d’un livre de 700 pages abordant autant de thèmes, mais je restais curieux de voir ce qu’allait nous proposé la pièce. Mais, je dois avouer que même si l’histoire est extrêmement simplifiée, elle en garde la cohérence et surtout ce qui fait l’âme du roman : son personnage de Violette. Cette femme brisée et bienveillante qui passe son temps à essayer de réparer les autres. Personnage incarné admirablement par une Caroline Rochofort lumineuse qui nous fait entrée immédiatement en empathie avec notre gardienne de cimetière. Elle nous offre une Violette peine d’humanité, aussi sensible que drôle. Sa rencontre avec un policier fera ressurgir les démons du passé et nous fera découvrir sa tragique histoire, tout en réussissant à garder un indéniable côté feel-good. La mise en scène épurée et l’utilisation astucieuse du décor parvienne à offrir quelques moments d’une grande intensité, comme ce final particulièrement maitrisé. Donc même si le défi de cette adaptation était considérable, elle s’en sort avec les honneurs et m’ont donné l’envie de replonger dans le roman et l’univers de Violette. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE CORDON Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission. LE CORDON ❤️❤️❤️💛 Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission. Le Cordon de Stéphanie Manus déploie un seul-en-scène dense et maîtrisé , où l’intime devient le fil conducteur d’une réflexion plus large sur ce qui nous construit. Dans cet atelier de stylisme, tout se fabrique : les récits, les identités, les héritages, comme une matière que l’on assemble, découd et transforme. La pièce traverse de nombreux thèmes — identité, transition, héritage transgénérationnel, place des femmes, émancipation, normalité, jusqu’à l’angoisse d’être mère — sans jamais donner l’impression de se disperser. Au contraire, elle glisse de l’un à l’autre avec une grande fluidité et maintient une vraie cohérence dramaturgique , malgré l’ampleur des questions abordées. Le choix d’un atelier de stylisme n’est pas anodin et devient une métaphore de l’assemblage des souvenirs et des traumas familiaux. Sur scène, le mannequin devient un corps réceptacle, marqué au fil du récit par les traces laissées par les générations passées. Une manière concrète de rendre visible ce qui se transmet en silence. La musique, jouée en live, n’est jamais démonstrative, mais soutient les émotions et accompagne le récit, tout comme les quelques chansons d’une grande puissance émotionnelle. Le jeu de la comédienne épouse cette progression avec finesse . Le ton, d’abord léger et complice, installe une proximité immédiate avec le public, avant de glisser progressivement vers des zones plus profondes, plus sensibles. Cette bascule se fait sans rupture, toujours tenue par une forme de justesse et ponctuée d’humour. Au cœur du spectacle, la quête d’identité prend une dimension particulièrement forte. Elle dépasse la simple introspection pour devenir un véritable cri de liberté : celui de comprendre ce qui nous a façonnés pour mieux s’en affranchir. Cette traversée intime se transforme peu à peu en un hommage à l’émancipation de la femme , non pas comme une rupture radicale, mais comme un mouvement de réappropriation. Se libérer, ici, c’est démêler les fils, faire le tri et choisir ce que l’on garde ou non de cet héritage. Le Cordon tisse ainsi un récit sensible et universel , où chacun peut reconnaître quelque chose de soi, autour de cette question essentielle : comment se construire avec ce que l’on hérite ? Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique IPHIGENIE A SPLOTT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle IPHIGENIE A SPLOTT IPHIGENIE A SPLOTT ❤️❤️❤️❤️❤️ Ce spectacle a été un véritable uppercut... dans tous les sens du terme... Un seule en scène (ou presque) d'une puissance phénoménale. Là scène est envahie par les instruments des trois musiciens qui accompagneront la comédienne. Une musique electro-rock omniprésente venant souligner parfaitement le parcours de notre heroine. Sur le plateau, un ring, délimité par une corde lumineuse. Un ring, sur lequel entrera Effie, une zonarde de Slott, un quartier délaissé de Cardiff, prête à en découdre avec nous... Un ring sur lequel elle déversera sa rage sur la société, nous prenant à partie sur notre façon de détourner le regard losqu'on la croise dans la rue. Un ring où elle encaissera les coups en nous racontant son histoire. Un ring sur lequel elle m'aura mit KO... La prestation de Gwendoline Gauthier est hallucinante. Elle est habitée par son personnage. 1h30 pendant laquelle elle déversera un flow incessant avec une énergie sidérante. Un texte à la fois drôle et brutal qui ne laisse pas indifférent. Elle envahie la scène, captive notre regard, on est suspendus à ses lèvres. Elle nous livre une revisite des temps modernes du mythe d'Iphigénie, ce personage Greque sacrifié, qui vient foudroyer le spectateur. Il y a un côté Ken Loach dans ce que ça raconte. Sans aucun misérabilisme, ni fioriture, avec son histoire, elle montre à quel point une partie de la population galère et est mise de côté. Au fur et à mesure que le spectacle avance, elle a régulièrement réussi à me faire rire, mais surtout, elle s'est emparée de mes tripes au point de me faire sortir de la salle tremblant par le choc émotionnel reçu. Le OFF a démarré aujourd'hui et me livre ce qui sera certainement un IMMENSE coup de coeur. Le genre de spectacle qui te touche si profondément qu'il laissera une cicatrice indélébile. MERCI EFFIE Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique UNE VIE AU BOUT DES DOIGTS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle UNE VIE AU BOUT DES DOIGTS UNE VIE AU BOUT DES DOIGTS ❤️❤️ C'est un seul en scène musical où Valérie Marie nous racontera sa passion pour le piano jusqu'au buzz sur internet qu'aura provoqué une vidéo jouant Hallelujah dans un aéroport. Niveau musical, on ne peut être qu'éblouï par la performance de cette pianiste. Chaque morceau est un régal pour les oreilles que la scénographie, faite de multiples écrans, viendra sublimer. Mais dès que le show sort de la performance musicale, je dois avouer que le jeu d’actrice n'a jamais réussi à me toucher, sans compter sur mon voisin qui commentait chacune de ses anecdotes... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une confession poignante, entre cinéma intime et théâtre brut

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ZOOM Une confession poignante, entre cinéma intime et théâtre brut ZOOM ❤️❤️❤️❤️ Une confession poignante, entre cinéma intime et théâtre brut Il est des spectacles qui vous saisissent sans prévenir. Zoom est de ceux-là. Porté par l’interprétation magnétique de Pamela Ravassard, seule en scène, ce monologue d’une mère cabossée vient vous percuter en plein cœur. Elle incarne une mère célibataire, paumée, drôle parfois, mais surtout terriblement humaine. Son amour inconditionnel pour son fils Burt est le fil rouge d’un récit bouleversant. Comme dans Ip higénie à Splott , que j’avais tant aimé, j’ai retrouvé ici cette tendresse infinie pour une héroïne brisée, dont les failles deviennent poésie. J’ai été frappé par l’intensité du jeu de la comédienne, par la manière dont elle fait vibrer chaque mot, chaque geste, avec une énergie brute et une vulnérabilité à fleur de peau. Mais Pamela Ravassard signe aussi une mise en scène d’une grande finesse, traversée de cinéma et de poésie . Elle nous embarque littéralement dans le film intérieur de cette mère. Les références hollywoodiennes (Rocky , Le Parrain , Indiana Jones , E.T. ) ne sont pas des clins d’œil gratuits : elles traduisent les espoirs démesurés qu’elle projette sur son fils, comme un rêve de grandeur pour échapper à la médiocrité du quotidien. Tout est pensé pour servir cette immersion : les vitres en fond de scène, les jeux de reflets, les effets sonores subtils, et surtout le formidable travail sur les lumières. Visuellement c’est somptueux et ça tisse un flou entre la réalité et le destin fantasmé par cette mère pour son fils . Mais derrière cette forme très maîtrisée, ce qui reste, c’est l’émotion. Une émotion brute, vraie, portée par l’écriture de Gilles Granouillet, qui donne la parole à ceux qu’on n’écoute pas. Une émotion qui fait rire aussi, car cette femme est traversée d’un humour qui rappelle souvent Chaplin. Et quand elle tombe le masque, c’est une déflagration. Zoom est un cri. Un pardon. Une tentative de transmission. Un hymne à la résilience. Et surtout, une très belle surprise de ce OFF. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique JONASZ AU GRENIER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle JONASZ AU GRENIER JONASZ AU GRENIER ❤️❤️❤️❤️ En rentrant dans la salle, on ne peut être qu’ébloui par la scénographie, qui est certainement la plus belle que j’ai vu cette année au OFF. On en prend plein les yeux devant cette scène où le mot féérie semble être le mot d’ordre… Il y a un souci du détail dans chaque accessoire, comme cette magnifique horloge ou bien les sublimes costumes. Trois mannequins de celluloïd figés nous attendent dans ce grenier magnifié par une lumière somptueuse qui nous donne la sensation d’être dans un rêve. 23h : alors que la ville s’endort, ils vont prendre vie et ce sera un enchantement pour nos yeux… mais aussi pour nos oreilles. Bon, je dois vous avouer un truc, même si je connais Michel Jonasz, je n’ai pas grandi avec ses chansons et je ne connais donc pas vraiment son répertoire. Cela ne m’a pourtant pas empêché d’être émerveillé pendant plus d’une heure. Grâce aux chorégraphies envoutantes, mais surtout à la poésie des textes, magnifiquement interprétées par les trois artistes. Au fil des chansons, ces trois mannequins vont découvrir les émotions de ceux qui ont un cœur qui bat. Tout ici est un appel au rêve et à la délicatesse, que ce soit la magie visuelle qui opère ou l’harmonie des voix sur ces morceaux réorchestrés. Ce spectacle nous fait vivre une parenthèse enchantée pleine d’onirisme, un moment suspendu parfait pour conclure cette longue journée de OFF. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une emprise ordinaire, portée par une comédienne extraordinaire…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ROSE ROYAL Une emprise ordinaire, portée par une comédienne extraordinaire… ROSE ROYAL ❤️❤️❤️❤️ Une emprise ordinaire, portée par une comédienne extraordinaire… Sur un plateau à ciel ouvert, une voix off nous présente Rose, une femme de cinquante ans, rayonnante. D’abord, elle se confie : son apparence, ses enfants, son mariage raté, ses aventures sans lendemain. Elle évoque aussi les humiliations subies, son penchant pour l’alcool, et ses soirées au bar Royal où elle retrouve sa fidèle confidente, Marie-Jeanne. Malgré la noirceur du fond, la première partie est teintée de légèreté. On rit avec Rose, on s’attache à elle. Il faut dire qu’Anne Charrier illumine la scène. Elle capte l’attention avec une simplicité désarmante, et l’on se suspend à chacune de ses paroles. Son interprétation est d’une rare finesse. Puis surgit Luc, un inconnu qui fait irruption dans le bar. Le ton bascule vers la comédie romantique : les lumières se teintent de rose, avec ce décor couvert de linge blanc comme pour promettre l’idylle. Rose veut croquer la vie à pleines dents. Pour elle, la cinquantaine est une renaissance. Mais très vite, le texte fait tomber les illusions : le sujet réel de ROSE ROYAL est bien plus sombre. Les masques tombent. Rose découvre qu’elle est loin d’avoir trouvé son prince charmant. La pièce glisse alors vers un thriller psychologique glaçant, centré sur la violence et l’emprise qu’elle subit. On entre dans les pensées de cette femme qui, peu à peu, prend conscience de la toxicité de sa relation. Elle tente alors de s’en libérer. Son histoire s’assombrit au rythme du soleil couchant, dans ce théâtre à ciel ouvert. Ce qui fait la force de ce spectacle, c’est sa justesse. L’histoire semble banale, et c’est précisément ce qui la rend bouleversante. Inutile d’en faire trop pour que le propos frappe en plein cœur. Car chacun connaît, de près ou de loin, quelqu’un qui a vécu cela. ROSE ROYAL met le doigt sur un sujet encore trop souvent tabou, que l’on préfère ignorer, spectateurs comme protagonistes… Et surtout, ROSE ROYAL, c’est la révélation d’une grande comédienne. Anne Charrier livre une performance puissante et pudique, sans jamais en faire trop. Les émotions passent, sincères, brutes. Et l’on se rend compte qu’on n’a pas vu le temps passer jusqu’à ce final qui nous claque en plein visage. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LE PORTEUR D'HISTOIRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE PORTEUR D'HISTOIRE LE PORTEUR D'HISTOIRE ❤️❤️❤️❤️❤️ Hier soir, pour finir cette journée de OFF, nous avons décidé d'aller au cinéma. Parce que, quand tu vas voir le porteur d'histoire, tu as vraiment l'impression d'être devant un grand film d'aventure. Pendant plus d'une heure trente, les cinq comédiens vont jouer une bonne trentaine de personnages pour te faire voyager à travers plusieurs continents et plusieurs siècles... Et quel voyage!!! Ils ne te racontent pas une, pas deux, mais une multitude d'histoires qui t'emportent dans une grande chasse au trésor. Tu es suspendu à leurs lèvres, en voulant découvrir la suite de ce conte moderne au rythme frénétique. Et la mise en scène de Michalik est un vrai tour de force et d'ingéniosité (pas étonnant que ce spectacle ait fait décoller sa carrière). Le décor se limite à cinq tabourets et un grand tableau noir, sur lesquels les acteurs vont noter progressivement les grandes lignes de cette aventure. Pour le reste, c'est juste le talent des comédiens qui vont jusqu'à mimer le moindre accessoire. Et ça fonctionne, ton cerveau fini par faire le boulot, et tu t'imagines les décors et les ambiances. Le tout aidé par la musique, là aussi, utilisée elle aussi de façon très cinématographique. A la rigueur, le seul défaut que je pourrais faire, c'est que le rythme est tellement endiablé, que si tu as oublié ton cerveau sur une terrasse de café, ça va être compliqué de suivre cette histoire qui part dans tous les sens. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Odyssée dans le labyrinthe des souvenirs

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FILLES D’ARIANE Odyssée dans le labyrinthe des souvenirs FILLES D’ARIANE ❤️❤️❤️💛 Odyssée dans le labyrinthe des souvenirs Ariane est une adolescente qui n’a jamais connu sa mère. Un jour, elle frappe à la porte d’un homme qui semble l’avoir connue. Ensemble, ils vont se replonger dans le passé pour déterrer les secrets entourant sa naissance . Le personnage en quête de vérité sur son passé est un grand classique du théâtre. Il faut donc réussir à surprendre le public. Et s’il y a bien une qualité à reconnaître à ce spectacle, c’est l’ingéniosité de sa mise en scène , qui transforme cette quête en une véritable enquête, empruntant les codes du polar. Valentine Daruty et Thomas de Fouchécour nous entraînent ainsi dans le passé, en incarnant tour à tour les différents personnages. La scénographie repose sur un panneau lumineux où sont inscrits les prénoms : lorsque l’un des comédiens endosse un rôle, le prénom correspondant s’allume. Une idée brillante qui permet une identification immédiate et rend les changements de personnages fluides et dynamiques. Ce dispositif donne au récit un rythme soutenu, et permet de jouer habilement avec les allers-retours temporels. Le spectacle fourmille d’idées au service de ce rythme , comme le costume d’Ariane qui, en un geste, devient celui de sa fille. On notera également la place centrale qu’occupe la danse. Métier de la mère disparue, la danse devient ici un véritable fil d’Ariane : elle relie les époques, rythme les transitions, et révèle l’intériorité du personnage. Mais la pièce n’est pas qu’une prouesse scénographique. Le récit, conçu comme un puzzle, entremêle passé et présent pour mieux dévoiler son intrigue . L’écriture à tiroirs instaure un suspense captivant et nous entraîne au gré de ses rebondissements, tout en interrogeant le spectateur sur leurs choix. La découverte de ce spectacle a été, pour moi, une véritable surprise. Une pièce marquante, inventive, portée par des idées fortes et une poésie touchante . Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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